france info (lofi)

L'info s'éclaire

Francia

<p>Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction. </p><br><p>Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité. </p><br><p>Retrouvez L'info s'éclaire en replay sur france.tv</p>

Enlaces relacionados

episodios

  • Matignon : un gouvernement sous le sapin - L'info s'éclaire du vendredi 20 décembre 2024

    20 dic 2024, 11:08 · 1h 22m

    <p>Nos invités : </p><p>- Emilie Zapalski, communicante politique </p><p>- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique Opinion d'Ipsos </p><p>- Serge Cimino, journaliste au service politique de <a href="http://franceinfo.TV" rel="nofollow">franceinfo.TV</a></p><p>- Valérie Lecasble, éditorialiste politique chez <a href="http://Lejournal.info" rel="nofollow">Lejournal.info</a></p><p> </p><p>François Bayrou a promis de dévoiler son nouveau gouvernement avant noël, quelle sera la composition de ce dernier ? Selon Valérie Lecasble, "les socialistes ne participeront pas" mais on pourrait voir des forces centrales ainsi que des républicains. Un avis partagé par Serge Cimino, les socialistes ne devraient vraisemblablement pas participer à ce nouveau gouvernement "sauf aventure individuelle". Pour Stéphane Zumsteeg, ce qui frappe "c'est le ton employé par le Premier ministre" qui a posé un "ultimatum" aux partis, un ton qui explique en partie la crispation du parti socialiste. Une semaine après, nous voilà revenu "au point de départ" et on se dirige vers "un gouvernement Barnier bis" ce qui est assez décevant. Pour Emilie Zapalski c'est la "chronique d'un échec annoncé", le discours de l'homme politique n'a pas convaincu. Le Premier ministre semble avoir tenté de "gagner du temps" mais est resté très flou et n'a pas donné les gages attendus notamment par la Gauche. Comment expliquer la situation actuelle ? Pourquoi la fenêtre d'ouverture semble-t-elle s'être refermée ? "Pour moi la faute intrinsèque initiale historique c'est celle d'Emmanuel Macron" affirme Valérie Lecasble qui ajoute "qu'il fallait qu'il nomme un Premier ministre de Gauche" comme "Bernard Cazeneuve". Au-delà des personnes, "sur la volonté qu'aurait pu avoir le président de la République" de nommer une personnalité de Gauche comme Bernard Cazeneuve, il ne l'a pas fait car "il ne veut pas de cette politique là" affirme Serge Cimino. </p>

  • Procès Mazan : un tournant pour la société

    19 dic 2024, 13:17 · 1h 27m

    <p>Nos invitées : </p><ul><li>Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société à franceinfo TV</li><li>Me Isabelle Steyer, avocate spécialisée en droit pénal et en droit de la famille </li><li>Aurore Malet-Karas, docteur en neuroscience et sexologue </li><li>Noémie de Lattre, comédienne, autrice et metteuse en scène<br></li></ul><p>Trois mois après son début, le procès très médiatisé de l'affaire Mazan prend fin ce vendredi 19 décembre 2024. Une affaire hors-norme qui a bousculé les Français, mettant en cause Dominique Pelicot pour avoir drogué sa femme Giselle et l'avoir fait violer par plus de quatre-vingt hommes pendant une décennie. Sept ans après la vague #MeToo, cette affaire criminelle relance les débats sur le viol et la soumission chimique. Les auditions montrent aussi la solidarité entre les accusés, qui, pour la plupart d'entre eux, refusent de reconnaître les faits face aux preuves qui les accablent, et ne veulent pas qualifier de « viol » leurs actions envers la victime, pourtant inconsciente pendant les relations sexuelles. </p><p></p><p>À quel point l'affaire Mazan prouve un manque encore cruel d'éducation au consentement chez les hommes? À quel point révèle-t-elle qu'il n'y a pas de profil type de violeur ? À quoi les accusés vont-ils être condamnés ? Quelle sera l'issue de ce procès pour le reste de la société et les débats féministes, en France et dans le monde ? Comment Giselle Pelicot pourra-t-elle se reconstruire après la trahison de son ancien mari et la médiatisation de son procès ? Nos invitées en débattent sur le plateau de l'Info s'éclaire. </p><p><br></p>

  • François Bayrou déjà sous pression - L'info s'éclaire du mercredi 18 décembre 2024

    18 dic 2024, 10:54 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><p>- Valérie Gas, Cheffe du service politique de RFI </p><p>- Richard Werly, Journaliste, correspondant France/Europe pour <a href="http://Blick.fr" rel="nofollow">Blick.fr</a></p><p>- Frédéric Micheau, Directeur général adjoint d'Opinion way </p><p>- Nicolas Barré, Ancien directeur éditorial du journal Les Echos </p><p> </p><p>François Bayrou est sous le feu des critiques depuis son déplacement à Pau ce lundi 16 décembre 2024. De retour à l'Assemblée après douze années d'absence, il a répondu aux questions des députés ce mardi 17 décembre et a dû s'expliquer sur son choix d'avoir présidé le Conseil municipal de Pau. Un baptême du feu plutôt compliqué pour le Premier ministre « c'était un moment difficile » commente Valérie Gas. L'homme politique a tenu à affirmer une position tournée vers la province qui n'a pas porté ses fruits. Pour Richard Werly, « dans un autre pays on aurait compris qu'il ne se rende pas sur place », ce qui est plus inquiétant c'est que « dans ses déclarations il n'est pas affirmatif ». C'est « ce flottement-là qui pose question », était-il préparé à faire ce travail de Premier ministre ? Est ce que les Français sont choqués par sa présence au conseil municipal ? « Le sentiment général c'est une vraie difficulté dans la prise de fonction (...) comme si François Bayrou était resté un peu dans l'ancien monde » déclare Frédéric Micheau. Lorsqu'on est Premier ministre « on est soumis à l'urgence de l'événement, ce sont les événements qui doivent dicter votre conduite », si on perçoit la volonté de communiquer de l'homme politique sur son attachement local, cette stratégie est entrée « en contradiction flagrante avec une situation politique dramatique ». Ce qui est surprenant, c'est la « maladresse » venant de la part de quelqu'un qui a l'habitude de la vie politique, ajoute Nicolas Barré. Ce début de mandat sera-t-il sanctionné par les Français ? Quel gouvernement est à même de proposer François Bayrou ? Qui seront les « poids lourds » qui rejoindront son gouvernement ? On en débat avec nos invités. </p>

  • François Bayrou à Matignon : 4 jours et une polémique

    17 dic 2024, 10:40 · 1h 20m

    <p> Nos invités : </p><p>- Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France télévisions </p><p>- Jean-Michel Salvator, Chroniqueur à L'Opinion</p><p>- Laurent De Boissieu, journaliste politique à La croix </p><p>- Gael Sliman, Président et cofondateur de l'institut Odoxa </p><p> </p><p>Que faisait François Bayrou à Pau ce lundi 16 décembre 2024 alors que la France entière pleure les malheurs de Mayotte ? Le Premier ministre était en déplacement pour présider un Conseil municipal et n'était donc pas présent physiquement à la réunion du centre interministériel sur la crise de Mayotte, suscitant ainsi de vives critiques y compris dans son propre camp. La polémique est-elle justifiée ? Pour Nathalie Saint-Cricq, il y a manifestement « une erreur de communication » car les réunions en pc de crises ne changent pas les choses. « Le chef de l'Etat va à Mayotte » et c'est un signal important. Ce qui interpelle c'est qu'en allant à Pau « on a quand même l'impression qu'il essaie de ménager ses intérêts particuliers », « c'est une faute psychologique » explique Jean-Michel Salvator. Ce déplacement est problématique sur le plan « symbolique » ajoute Laurent De Boissieu. Pourtant, cet ancrage territorial n'est-il pas la marque de fabrique de François Bayrou ? Selon un sondage Odoxa « 69% [des Français] sont d’accord avec les critiques de François Bayrou sur le parisianisme et les ruptures de ces élites avec la base » pour autant, nos concitoyens ne songeaient pas à l’homme politique pour remplir le rôle de Premier ministre. « On part très mal et après quelques jours de nomination à Matignon, la première erreur de communication fait très mal » ajoute Gael Sliman.</p>

  • Matignon, E. Macron prépare-t-il une surprise ? - L'info s'éclaire du jeudi 12 décembre 2024

    12 dic 2024, 11:19 · 1h 21m

    <p>Matignon, E. Macron prépare-t-il une surprise ? </p><p> </p><p>Nos invités : </p><p>- Tâm Tran Huy, directrice adjointe de Public Sénat</p><p>- Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la fondation Jean Jaurès</p><p>- Jean Garrigues, historien, président de la commission internationale d'histoire des assemblées </p><p>- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d'IPSOS</p><p> </p><p>La nomination du prochain Premier ministre avait été annoncée pour jeudi 12 décembre 2024 par Emmanuel Macron. Alors que ce dernier est en déplacement en Pologne, l'Élysée devrait annoncer le nom du prochain locataire de Matignon dans la soirée. "Hier, [ mercredi 11 décembre 2024 ndlr] Emmanuel Macron aurait eu un entretien avec certains sénateurs" durant lequel il aurait "évoqué quatre noms qui lui trottaient dans la tête" annonce Tâm Tran Huy. Parmi les patronymes qui circulent, on entend parler de François Bayrou, Sébastien Lecornu ou encore Bernard Cazeneuve, pour autant aucun ne semblerait satisfaire les différents partis. Que pensent les Français de cette situation ? "Depuis quelques mois la séquence politique quotidiennement réalimentée peut finir par saturer dans l'opinion" affirme Mathieu Souquière. Pour cela, le président de la République souhaite aller plus vite pour nommer le prochain Premier ministre. C'est à son retour de Varsovie qu'il devrait dévoiler son choix, témoignant sa volonté de rester le "maître des horloges".</p><p> Une situation paradoxale pour Jean Garrigues, avec "un président extrêmement affaibli, rejeté par une grande partie des Français, par une grande partie de la classe politique et qui se retrouve dans cette situation en position de choisir". "Dans cette tripartition de l'Assemblée, on ne peut plus se comporter comme on se comporte traditionnellement sous la Vème République" ce qui explique qu'on soit dans "l'hésitation permanente, un manque d'innovation, de créativité, de sens de l'intérêt collectif" qui "écœure" les Français. </p><p>Une expression revient régulièrement ces derniers jours, celle d'un "pacte de non censure", au-delà de la nomination d'un nouveau Premier ministre "il ne s'agit pas de travailler ensemble, il s'agit d'une certaine neutralité" explique Stéphane Zumsteeg. Il ajoute, "sur le principe tout ça a l'air d'une bonne idée, mais dans les faits comment imaginer (...) qu'un groupe ne voit pas au bout de quelques semaines (...) son intérêt électoral de censurer ?". On en débat avec nos invités.</p>

  • Matignon, une nomination imminente ? - L'info s'éclaire du mercredi 11 décembre 2024

    11 dic 2024, 11:04 · 1h 22m

    <p>Nos invités : </p><p>- Alix Bouilhaguet, éditorialiste à <a href="http://Franceinfo.tv" rel="nofollow">Franceinfo.tv</a></p><p>- Jean-Michel Salvator, chroniqueur au journal L'Opinion </p><p>- Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien <a href="http://LeJournal.info" rel="nofollow">LeJournal.info</a> </p><p>- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d'IPSOS </p><p> </p><p>Emmanuel Macron a annoncé la nomination d'un nouveau Premier ministre d'ici jeudi 12 décembre 2024. L'objectif de cette nomination est clair, ne plus dépendre du Rassemblement national en associant le Parti socialiste au nouveau gouvernement. Cette promesse de nomination sera-t-elle tenue dans les délais annoncés ? Pour Alix Bouilhaguet, les consultations qui ont eu lieu avec les forces politiques ont permis de « prendre le pouls des équilibres ». Le président devrait tenter de désolidariser le Parti socialiste de La France insoumise afin de « parvenir à une certaine neutralité du Parti socialiste en échanges de certaines concessions » déclare Jean-Michel Salvator. En effet, « ce qui divise le plus en ce moment le Parti socialiste et LFI c'est une stratégie politique à l'opposé, c'est à dire que Mélenchon cherche à faire tomber les gouvernements pour acculer le chef de l'Etat à la démission parce qu'il veut sa présidentielle anticipée le plus rapidement possible » tandis que la Gauche n'est pas prête à une telle situation, explique Valérie Lecasble. Les Français ont il besoin d’une nomination rapide ? Une chose est sure, les Français « ne veulent pas de l’épisode auquel on a assisté au début de l’été (…) 51 jours pour trouver un Premier ministre » mais le président doit « aller vite » affirme Stéphane Zumsteeg. Quant à l’éventuelle démission du président de la République, « ce n’est pas un sujet » et quelque chose que les Français attendent, même si le président affiche une « impopularité record ». Si le nom de François Bayrou circule, il ne semble pas faire l’unanimité. Qui sera finalement nommé à Matignon ? On en débat avec nos invités.</p>

  • Matignon, un Premier ministre de Gauche ? - L'info s'éclaire du mardi 10 décembre 2024

    10 dic 2024, 10:39 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><p>- Elsa Aurange, journaliste politique au Bulletin Quotidien</p><p>- Gael Sliman, président et co-fondateur de l'Institut Odoxa </p><p>- Gilles Bornstein, éditorialiste politique franceinfo TV</p><p>- Loup Besmond de Senneville, rédacteur en chef adjoint de La Croix</p><p><br></p>

  • Recherche Premier ministre désespérément

    6 dic 2024, 21:09 · 1h 20m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Jeff Wittenberg, journaliste au service politique de France Télévisions </li><li>Émilie Zapalski, communicante politique </li><li>Nicolas Barré, directeur de la rédaction de Politico France</li><li>Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d'Ipsos </li></ul><p> </p><p>L'onde de choc est énorme. De la dissolution de l'Assemblée nationale à la démission de Michel Barnier, tout est à recommencer. Trois mois à peine après son arrivée à Matignon, le Premier ministre est contraint de poser sa démission suite la motion de censure votée à l'Assemblée nationale par les députés du Nouveau Front populaire et du Rassemblement national. Le président de la République n'a toujours pas nommé son successeur. Lucie Castets, Bernard Cazeneuve, Thierry Breton, Jean-Noël Barrot, Bruno Retailleau, Sébastien Lecornu sont les personnalités les plus pressenties pour remplacer Michel Barnier… À moins que le Président décide de surprendre une fois de plus les Français ? </p><p></p><p>Emmanuel Macron va-t-il respecter les votes des électeurs et gouverner avec la coalition de gauche, majoritaire dans l'hémicycle ? Ou va-t-il tenter de court-circuiter la France Insoumise une seconde fois en préférant s'allier avec des représentants du centre-droit comme François Bayrou ? Ce qui est sûr, c'est que la situation politique est plus instable que jamais depuis la dissolution de l'Assemblée en juillet 2024 et que la position du Président n'est pas claire. Quelles seront les conséquences pour les Français alors qu'un budget n'a toujours pas été établi ? À quoi ressemblera le prochain gouvernement d'Emmanuel Macron ? Quelles sont les solutions qui restent à celui qui refuse de quitter son poste à la tête de l'État ? Nos experts en débattent sur le plateau de l'Info s'éclaire. </p><p><br></p>

  • Urgence Matignon... Macron sous pression

    5 dic 2024, 11:04 · 1h 22m

    <p>Nos invités : </p><p>- Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien <a href="http://Lejournal.info" rel="nofollow">Lejournal.info</a></p><p>- Richard Werly, journaliste correspondant en France/Europe pour <a href="http://Blick.fr" rel="nofollow">Blick.fr</a> </p><p>- Benjamin Morel, politologue, maitre de conférence en droit public à l'université Paris II Panthéon Assas</p><p>- Antoine Comte, éditorialiste politique à <a href="http://Franceinfo.tv" rel="nofollow">Franceinfo.tv</a></p><p> </p><p>Qui peut remplacer Michel Barnier à Matignon ? Le chef de l'Etat promet une réponse rapide, il s'exprimera ce jeudi 5 décembre à 20h dans une allocution très attendue. La motion de censure a été adoptée malgré les avertissements du Premier ministre sur le budget. Valérie Lecasble évoque la violence de cette journée avec les discours de Marine Le Pen, Mathilde Panot ou encore la présence d'un Jean-Luc Mélenchon qui n'est pas député à l'Assemblée. Désormais, place à l'inquiétude pour une France « en situation d'extrême fragilité » en témoigne le visage « déconfit de Michel Barnier ». « La classe politique devrait se poser des questions » car les Français ne souhaitent pas le chaos déclare Richard Werly. Emmanuel Macron qui ne voulait pas croire au vote de cette motion devra désormais nommer un nouveau Premier Ministre. Dans le même temps, des voix s'élèvent pour demander la démission du président de la République à l'instar de Mathilde Panot ou Jean-François Copé. La censure d'hier était-elle la première d'une série ? La France est-elle devenue ingouvernable ? Pour Benjamin Morel, la France est « en partie ingouvernable », « la situation de blocage de la fin de la IVème on la retrouve en pire ». On avait « un gouvernement qui tenait grâce à son adversaire politique » cela ne pouvait pas être stable. Pour autant, on peut avoir des points de stabilité car Marine Le Pen n'a pas forcément intérêt à « être le facteur de chaos » si elle est dans une stratégie présidentielle. </p>

  • M. Barnier, la sentence... et après ?

    4 dic 2024, 10:24 · 1h 20m

    <p>Nos invités : </p><p>- Jean-Michel Salvatore, chroniqueur à l'Opinion </p><p>- Hadrien Brachet, journaliste politique pour Le Point, contributeur à la fondation Jean Jaurès</p><p>- Laure Salvaing, directrice générale de Verian France </p><p>- Léonard Zerbib, avocat, chargé d'enseignement en droit constitutionnel à l'université Paris I Panthéon Sorbonne</p><p> </p><p>Ce mercredi 4 décembre se tient le vote de la censure, le sort de Michel Barnier sera scellé à partir de 16h. Les députés vont-ils faire chuter le gouvernement ? Le locataire de Matignon devra-t-il quitter son poste ou a-t-il réussi à convaincre les députés ? Malgré une allocution combative, « il sait très bien que c'est fichu, sauf miracle » explique Jean-Michel Salvatore. Le Premier ministre a tenté de montrer qu'il a essayé « jusqu'au bout » bien qu'il ait été victime d'une forme de « naïveté » et de son « propre camp » qui ne l'a pas aidé à solidifier son bloc ajoute Hadrien Brachet. Comment interpréter la décision de Marine Le Pen ? Pour Laure Salvaing, si Marine Le Pen semblait avoir élargi « son socle de soutien » avec le rattachement de sympathisants de Droite, on a le sentiment qu'elle se recentre désormais sur « le noyau dur de son électorat » afin de le rassurer. Auprès de son électorat, le RN a perdu des points car elle semblait moins incarner une figure d'opposition. A Gauche, les députés pourraient permettre à Michel Barnier de rester en place, en effet, il lui manque 45 députés pour se maintenir. Pour autant, les socialistes semblent divisés sur cette question. En effet, si Stéphane Le Foll appelait à ne pas voter la censure, Boris Vallaud lui semble déterminé à le faire en vue de reconquérir le pouvoir. La vraie cible de cette séquence n'est-elle pas en réalité Emmanuel Macron ? « On est quand même dans une logique (...) où on conteste de plus en plus la légitimité du président à se maintenir » avec des « appels à la démission qui viennent de gens raisonnables » explique Jean-Michel Salvatore. </p>

  • Michel Barnier, la chute et l'inconnu - L'info s'éclaire du mardi 3 décembre 2024

    3 dic 2024, 11:08 · 1h 20m

    <p>Nos invités : </p><p>- Tâm Tran Huy, directrice adjointe de Public Sénat, présentatrice de l'émission « Questions au gouvernement »</p><p>- Blanche Leridon, directrice éditoriale de l'institut Montaigne, spécialiste des questions démocratiques et institutionnelles </p><p>-  Gaël Sliman, président co-fondateur de l'institut Odoxa </p><p> </p><p>Alors que le gouvernement de Michel Barnier et son budget devraient chuter demain avec le vote de la censure, les ministres alertent contre les conséquences de son renversement. Cette motion de censure était-elle prévisible ? « On a eu l'impression que le gouvernement ne croyait pas à cette motion de censure » déclare Tâm Tran Huy, mais « cette stratégie n'aura fait qu'envenimer les choses ». Malgré les concessions effectuées par Michel Barnier, la présidente du RN n'a cessé d'allonger la liste des doléances afin de faire tomber le gouvernement. Ce « scénario était écrit » selon Gaël Sliman pour qui choisir un Premier ministre « issu du parti le plus faible, le plus affaibli aux législatives et prolonger avec lui un gouvernement de type Macron (...) en le droitisant un petit peu et avec le soutien du Rassemblement national » était une « aberration ». Cette motion de censure est un « saut dans l'inconnu », « autant la dissolution était quelque chose de courant » pour Blanche Leridon mais cette fois, nous nous trouvons dans une situation inédite. Le Rassemblement national va voter une motion de censure déposée par la Gauche qui accuse le gouvernement Barnier d'avoir « cédé aux viles tentations du Rassemblement national » notamment sur l'immigration. A la vue de l'ironie de la situation, peut-on reprocher à Marine Le Pen de faire partie des « artisans du chaos » ? Les affaires judiciaires de cette dernière ont-elles joué un rôle de détonateur quant à sa volonté de faire tomber le gouvernement ? Que penser de ce changement de stratégie? On en débat avec nos invités. </p><p><br></p>

  • Michel Barnier, censuré « sans miracle » - 02 décembre 2024

    2 dic 2024, 21:46 · 1h 21m

    <p>Michel Barnier, censuré « sans miracle » - 02 décembre 2024 </p><p> </p><p>Invités : </p><p>Stéphanie Dépierre, journaliste pour La Chaîne parlementaire </p><p>Stéphane Vernay, rédacteur en chef délégué de Ouest-France à Paris </p><p>Baptiste Fournier, consultant en communication, président de l’agence Virtus</p><p> </p><p> </p><p>Est-on à l’aube d’une crise politique et financière ? Lundi 2 décembre 2024 s’annonce en tout cas crucial. « Sauf miracle », le Rassemblement national devrait lui aussi voter la censure contre le gouvernement. Ce lundi 2 décembre dans la matinée, son chef de file, Jordan Bardella, a annoncé que le RN voterait la motion de censure en cas de 49.3 sur l’adoption du budget de la Sécurité sociale. En effet, les députés s’apprêtent à débattre l’adoption du budget sur la Sécurité sociale. Or, faute de majorité, le gouvernement pourrait avoir recours au 49.3. « Le Rassemblement national a fait monter les enchères très haut », explique Stéphane Vernay. « S’il changeait d’avis à l’arrivée, il faudrait qu’il puisse le faire sans perdre la face. Cela va être très compliqué », précise-t-il. De son côté, Marine Le Pen ne cesse d'allonger la liste du cahier des charges. Michel Barnier parviendra-t-il à trouver un compromis ? « C’est la première fois que le RN, anciennement le FN, peut bouleverser le champ politique national. Il va exercer son nouveau pouvoir qui lui permettra potentiellement de démettre un Premier ministre, ce qui serait historique », souligne Baptiste Fournier. </p><p> </p><p> </p><p>En cas de chute du Michel Barnier, quelles seraient les conséquences de la non-adoption du budget ? La France pourrait bien se retrouver sans gouvernement. Selon un sondage Ifop Fiducial / Sud Radio, 53% des Français se disent favorables à la censure du gouvernement Barnier. Ils sont 62% parmi les sympathisants RN mais seulement 25% chez les sympathisants LR. « On voit bien qu'il y a un mouvement très clair de Marine Le Pen depuis environ une semaine (…) Elle a commencé à préparer l’esprit de son électorat. Et c’est monté crescendo », souligne Stéphane Vernay. Le sort de Michel Barnier est-il désormais scellé ? Moins de 90 jours après leur installation, Michel Barnier et ses ministres pourraient bien tomber dans les prochaines heures, ce qui ferait de ce gouvernement le plus court de la Ve république. Michel Barnier ne semble pas avoir réussi à fédérer autour de lui. « Il était dans une équation assez impossible avec trois blocs assez serrés à l’Assemblée nationale. Et il n’a pas aidé avec son propre socle », explique Stéphanie Dépierre. </p>

  • Censure, licenciements… La France KO ?

    29 nov 2024, 10:29 · 1h 37m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Serge Cimino, journaliste au service politique de France Télévisions </li><li>Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS </li><li>Pascale Tournier, rédactrice en cheffe adjointe de l’hebdomadaire « La Vie » </li><li>Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint du département « Analyse et prévision » de l’OFCE<br></li></ul><p>De vives tensions ont secoué l’Assemblée nationale ce jeudi 28 novembre 2024. Dans une vidéo filmée par des élus de gauche, on peut voir un député MoDem, Nicolas Turquois, menacer un de ses collègues socialistes, avant de s’en prendre à l’Insoumis Antoine Léaument. Dans le cadre de la niche parlementaire de la France Insoumise, des débats houleux et une atmosphère tendue se sont fait ressentir au sujet de l’abrogation de la réforme des retraites. L’objectif des Insoumis ? Faire reculer l’âge de départ à la retraite de 64 à 62 ans. Un texte qui a n’a pas pu être voté en raison de centaines d’amendements déposés par la coalition gouvernementale : les Insoumis dénoncent un manque de compromis de la part du gouvernement. </p><p></p><p>Des tensions à l’Assemblée nationale qui annoncent peut-être la chute prochaine du gouvernement visé par une motion de censure par le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. La seule solution qui reste au gouvernement Barnier pour tenir : se plier aux exigences de l’extrême droite. Pendant ce temps, les licenciements et la crise économique s'accentuent. Seule lumière dans ce chaos, la réouverture imminente de Notre-Dame de Paris, presque six ans après l’incendie qui l’a dévastée.</p><p></p>

  • Abrogation de la réforme des retraites, et après ? - 28 novembre 2024

    28 nov 2024, 10:32 · 1h 21m

    Abrogation de la réforme des retraites, et après ? - 28 novembre 2024

  • M. Barnier, « le moment est très grave »

    27 nov 2024, 12:13 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><p>- Alix Bouillaguet, éditorialiste politique à Franceinfo.tv</p><p>- Valérie Gas, chef du service politique de RFI</p><p>- Laure Salvin, directrice générale de Verian France </p><p>- Benjamin Morel, politologue, Maître de conférences en Droit Public à l'Université Paris II Panthéon Assas </p><p> </p><p>Invité du 20h sur TF1 ce mardi 26 novembre 2024 Michel Barnier a mis en garde contre une censure qui empêcherait le vote du budget. Un budget qui selon lui conditionne la vie des communes, de l'Etat et des hôpitaux, dont la censure serait désastreuse et provoquerait une « tempête » sur les marchés financiers. Pour Alix Bouillaguet, le Premier ministre prend à témoin les Français, c'est une technique de « dramatisation de l'enjeu » pour essayer « d'avoir derrière lui l'opinion publique ». Michel Barnier a également adopté une posture dans laquelle il s'extrait du « microcosme parisien » pour se positionner auprès des Français. Le risque d'une crise financière avec l'absence d'adoption du budget pour la nouvelle année est-il bien réel ? Pour Benjamin Morel, cette situation s'est déjà produite il y a plus de 60 ans et en 1980 mais dans les deux cas il existait une majorité, le problème ici c'est qu'il « n'y aura pas de shutdown ». Si on n’a pas de budget, il existe deux voies: « utiliser les ordonnances de l'article 47 » ou « faire un copier-coller du budget précédent mois par mois » mais pour ce cas, « sur les recettes pour prélever les impôts il faut une habilitation du Parlement ». Pour autant, il faudra voter un budget en début d'année, ces mesures d'urgence « ne peuvent être que temporaires » ajoute-t-il. Comment les Français voient ils cette séquence politique que nous vivons ? Michel Barnier « met sur la table la question de la responsabilité » déclare Laure Salvin. Les investisseurs financiers, les entreprises ont besoin d'un minimum de « stabilité » et là « ce n'est pas le cas ». La stratégie du Premier ministre n’est-elle pas démagogique ? On en débat avec nos invités. </p>

  • Ukraine, une coalition franco-britannique ? - 26 novembre 2024

    26 nov 2024, 18:40 · 1h 21m

    <p>Invités :</p><p>Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grand reporter</p><p>Vice-amiral Michel Olhagaray, ancien directeur du Cetnre des hautes études militaires</p><p>Nicolas Tenzer, spécialiste des questions stratégiques</p><p> </p><p> </p><p>Alors que le conflit en Ukraine, déclenchée le 24 février 2022 par l'invasion russe en Ukraine, connaît un nouvel épisode  d’escalade et dans la perspective d’un éventuel désengagement américain à Kiev après la prise de fonctions de Donald Trump, Paris et Londres n’excluent pas de prendre la tête d’une coalition en Ukraine, a fait savoir le journal Le Monde, ce mardi 26 novembre. « La donne a changé. Les Européens doivent se préparer au retour de Donald Trump au pouvoir, et on ne sait pas grand-chose du plan du président américain. Pour l’Ukraine, l’Europe risque de devoir s’investir davantage du côté de Kiev. Les Européens ne veulent pas être hors du jeu », décrypte Thibault Maillet, correspondant France Télévisions.</p><p>Une chose est sûre : l’implication au sol des deux plus grosses armées d’Europe serait un message fort envoyé à Moscou. Concrètement que peut-il se passer ? « Deux options sont sur la table : des instructeurs envoyés par les armées dans des bases à définir, ou bien, envoyer des sociétés privées constituées d’anciens militaires », souligne Patricia Allémonière. « Pour l’instant, le président français laisse l'ambiguïté. C’est un message envoyé à Donald Trump, si on a pris des options sur le terrain avant les rencontres et la gestion qui va se faire de la crise entre Donald Trump et Vladimir Poutine, on se réinsère dans cette question de l’avenir de l’Ukraine », souligne-t-elle.</p>

  • Marine Le Pen, Michel Barnier une rencontre décisive – L’info s’éclaire du lundi 25 novembre 2024

    25 nov 2024, 10:35 · 1h 20m

    <p>Nos invités : </p><p>- Stéphanie Depierre, journaliste politique à LCP </p><p>- Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire </p><p>- Eddy Vautrin-Dumaine, directeur de clientèle au sein de Verian France, spécialiste de l'Opinion </p><p>- Nathalie Saint-Criq, éditorialiste politique France télévisions</p><p> </p><p>Lundi 25 novembre se tient une rencontre cruciale entre Marine Le Pen et Michel Barnier alors que le Rassemblement national envisage de voter la censure avec à la clé la chute du gouvernement d'ici Noel. Comment expliquer cette menace de censure ? Pour Nathalie Saint-Criq plusieurs éléments expliquent cette situation : son électorat est désormais en faveur d'une censure, sa situation judiciaire incertaine et le fait que certains partis aient obtenus des concessions auprès du Premier ministre. La dirigeante du Rassemblement national est-elle réellement prête à faire tomber le gouvernement ? La menace d'inéligibilité réclamée par le ministère public dans l'affaire des assistants parlementaires est-elle à l'origine de ce durcissement ? Pour Arnaud Benedetti, aujourd'hui, les élus du parti de Marine Le Pen sont favorables à la censure, la surprise serait qu'ils ne la votent pas. Pour autant, c'est un « chaos financier » que la France risquerait de subir ce qui pourrait « handicaper cette stratégie de responsabilisation » amorcée par le RN. Eddy Vautrin-Dumaine, à l’origine d’une étude sur l’image du Rassemblement national publiée ce lundi 25 novembre 2024 revient sur ce durcissement observé ces dernières semaines au sein du parti. « Aujourd’hui le Rassemblement national peine finalement à incarner l’opposition franche et massive vis-à-vis du gouvernement », le dilemme du parti n’est plus tenable, il y a un besoin de clarification pour montrer que le RN s’installe dans l’opposition déclare-t-il. </p>

  • De la neige, mais pour combien de temps ? - L'info s'éclaire du vendredi 22 novembre 2024

    22 nov 2024, 9:30 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><p> </p><p>- Françoise Vimeux, climatologue directrice de recherche à l'IRD</p><p>- Laurent Romejko, présentateur de l'émission météo à la carte sur France 3</p><p>- Gael Musquet, météorologue spécialiste de l'anticipation des catastrophes naturelles </p><p>- Sandy Plas, journaliste indépendante spécialiste des enjeux liés à la montagne </p><p> </p><p>Une partie de la France est toujours paralysée par la neige ce vendredi 22 novembre 2024, même si cette neige tombée à gros flocons est une source de ravissement pour beaucoup d'entre nous. Pour autant, une inquiétude demeure: la neige va-t-elle se faire de plus en plus rare dans nos contrées ? Faut-il s'étonner d'avoir de la neige un 21 novembre ? Gael Musquet rappelle qu'un tel épisode n'était pas arrivé depuis 2010, cet événement précoce, soulève comme problématique la difficulté de prévoir son intensité. Pour Françoise Vimeux, la situation météorologique est assez classique, la question c'est de savoir si le changement climatique c'est "la même météo qu'avant mais un peu plus chaude" ou "est ce qu'on va voir se dessiner de nouvelles situations météorologiques comme des descentes d'air polaire plus fréquentes". La neige est attendue en montagne chaque année, de quoi se réjouir car "ces premières neiges sont importantes pour la saison" et permettent de faire durer la neige plus longtemps, explique Sandy Plas. Elles permettent également de limiter le risque d'instabilité et d'avalanches ajoute Laurent Romejko. Dans le futur, ce qui se profile c’est l’apparition d’une montagne à deux vitesses et un phénomène de report des skieurs des domaines de moyenne montagne vers les grands domaines. Dans les territoires de moyenne altitude, le ski est déjà en train de disparaître, en effet sur les 50 dernières années "on a déjà perdu un mois d’enneigement" rappelle Françoise Vimeux. </p>

  • Colère agricole, censure… Michel Barnier en sursis ?

    21 nov 2024, 12:09 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien <a href="http://LeJournal.info" rel="nofollow">LeJournal.info</a> </li><li>Patrice Moyon, chroniqueur économique et sociale à Ouest France </li><li>Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de Régions Magazine </li><li>Frédéric Micheau, directeur général adjoint d’Opinion Way </li></ul><p></p><p>La mobilisation agricole se poursuit dans le sud ouest. Mercredi 20 novembre 2024, après des opérations escargot, les agriculteurs de la coordination rurale ont décidé d’investir une partie du port de Bordeaux. Même modus operandi que ces derniers jours : du fumier et des déchets déversés pour bloquer les entrées. Le choix de ce port est hautement stratégique. À Poitiers, c’est un entrepôt de Leclerc qui est bloqué par les manifestants au bonnet jaune. Le syndicat radical de la coordination rurale maintient toujours son objectif : provoquer le chaos et une pénurie alimentaire pour se faire entendre. Une situation provoquée par l’accord de libre échange négocié entre l’Union Européenne et le Mercosur, qui pénaliserait, selon ses opposants, les agriculteurs français dans la concurrence internationale. <br></p><p>Quels sont les liens entre le syndicat et le Rassemblement national ? Peut-on entendre leurs revendications s’ils sont des partisans d’un parti d’extrême-droite ? Comment Marine Le Pen entend-elle défendre la cause des agriculteurs, elle qui menace le gouvernement d’une censure avant Noël, mais qui s’est pour l’instant fait discrète dans l’hémicycle, sans opposition frontale avec les ministres ? La trêve entre le Rassemblement national et le gouvernement de Michel Barnier touche-t-elle à sa fin, alors que le Premier ministre semble plus fragile que jamais ? Les agriculteurs français peuvent-ils se battre contre une décision prise à l'échelle européenne ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. </p>

  • Insécurité, budget… Le casse-tête des maires - 20 novembre 2024

    20 nov 2024, 12:19 · 1h 21m

    <p><strong><u>Nos invités</u></strong> : </p><p></p><ul><li>Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique à Franceinfo TV </li><li>Martial Foucault, professeur à Sciences Po et chercheur au CEVIPOF</li><li>Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et Opinion d’IPSOS</li></ul><p></p><p>Des maires au bord de la crise de nerf alors que leurs missions et leurs charges ne cessent d’augmenter… La coupe est pleine ! Le gouvernement leur impose cinq milliards d’euros d’économies. Pris à la gorge, les élus alertent sur les conséquences d’une telle coupe budgétaire. « L’État ampute le budget municipal de la ville de Tours de 7 milliards d’euros. On les prend où ? » peut-on lire dans une rue commerçante d’Indre-et-Loire. C’est le dilemme qu’a décidé de placarder la mairie sur ses murs pour alerter les contribuables sur cette impasse budgétaire qui menace les associations, privées de subventions, mais également la police municipale. Tours n’est pas la seule ville qui se mobilise pour sauver ses finances. </p><p></p><p>À Troyes (10) ou à Bordeaux (33), les maires ont également décidé de donner de la voix pour se hisser contre les coupes budgétaires à hauteur de 3% prévus par le gouvernement. Ces réductions, annoncées dans le cadre du plan de redressement des finances publiques, affectent directement les capacités des mairies à répondre aux besoins croissants de leurs administrés. Les maires, en première ligne face aux enjeux sociaux, économiques et climatiques, dénoncent une diminution de leurs marges de manœuvre financières. Ces coupes touchent des domaines essentiels tels que la rénovation des infrastructures, les services publics de proximité et les investissements pour la transition écologique. « On nous demande de faire plus avec moins, mais ce n’est plus tenable. Nos communes risquent l’asphyxie » déclare un maire d’une petite commune rurale lors d’un récent rassemblement à Paris. Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité de réduire le déficit public et de respecter les engagements européens. Le Premier ministre Michel Barnier a néanmoins promis d’ouvrir un dialogue avec les élus locaux pour examiner les moyens de compenser ces réductions, notamment par une meilleure redistribution des recettes fiscales. Les maires espèrent que les Assises des territoires prévues prochainement permettront d’aboutir à des solutions concrètes. La crise qui s’installe entre le gouvernement et les collectivités territoriales illustre une fracture croissante entre l’État central et les territoires, dans un contexte de défiance générale envers les institutions.</p><p></p><p>Malgré une coupe drastique dans les caisses des municipalités, les maires promettent de ne pas augmenter les impôts pour compenser ces économies. Ils espèrent surtout que le gouvernement allégera la facture d’ici la fin de l’année. Réunis à Versailles pour le congrès des Maires, certains élus arborent une écharpe noire en signe de protestation. Alors, comment contenir la grogne des élus au bord de l’asphyxie ? Le débat est ouvert avec nos invités. </p>

  • Ukraine, missile longue protée… et engrenage ?

    19 nov 2024, 10:52 · 1h 20m

    <p>Invités : </p><ul><li>Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’IRIS, auteur de la BD Géostratégix ‘Dunographic)</li><li>François Beaudonnet, rédacteur en chef de la rédaction européenne de France Télévision</li><li>Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grande reporter à TF1 et autrice du livre “Au cœur du chaos”</li></ul><p></p><p>Depuis la réélection de Donald Trump à la Maison-Blanche, les cartes de la géopolitique internationale sont rebattues. Alors que les troupes nord-coréennes sont désormais engagées aux côtés de la Russie, Volodymyr Zelensky, lui, s’est rendu sur deux points de la ligne de défense russo-ukrainienne le lundi 18 novembre 2024. L’occasion de décorer et remercier les soldats après plus de deux ans de conflit. Le même jour, le président sortant Joe Biden a donné son accord à l’Ukraine pour l’utilisation de missiles longue portée après plusieurs mois d’attente. Serait-ce un nouveau tournant dans cette guerre ? Pour le Kremlin, cette autorisation impliquerait une escalade. “La réponse de la Russie dans un tel cas sera appropriée et se fera sentir”, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe. De son côté, le président Macron salue cette décision, motivée par l’arrivée de l’armée nord-coréenne “sur ce qui est le sol européen”. Toutefois, l’Allemagne, premier fournisseur d’armes à l’Ukraine, refuse toujours de livrer ses missiles longue portée. </p><p></p><p>Après plus de 100 jours de combat, Pascal Boniface regrette que cette décision arrive trop tard. “Ça ne va pas changer le cours de la guerre”, explique-t-il. Donald Trump qui se dit anti-guerre aurait été au courant de cette décision et aurait même pu en parler avec l’actuel président des États-Unis. En effet, comme l’indique Patricia Allémonière, l’intérêt des États-Unis n’est pas dans une Ukraine détruite face à la Chine et la Corée du Nord qui pourraient décider de déclencher une guerre en Corée du Sud ou à Taïwan par exemple. “Il faut regarder ce qu’il se passe sur l’extrême-est et dans le pacifique”, déclare l’ancienne grande reporter.</p><p><br></p>

  • Budget, plans sociaux, grèves… Michel Barnier à la peine - 15 novembre 2025

    15 nov 2024, 11:34 · 1h 20m

    <p><strong><u>Nos invités</u></strong> : </p><p></p><ul><li>Jonathan Marie, professeur d’économie à l’Université Sorbonne Nouvelle </li><li>Laure Salvaing, directrice générale de Verian France </li><li>Serge Climino, journaliste politique à France Télévisions </li><li>Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire    </li></ul><p></p><p>Michel Barnier, à la rencontre des représentants des départements… Ces derniers sont furax depuis l’annonce des coupes budgétaires drastiques annoncées par le Premier ministre. Ces restrictions financières touchent des secteurs clés, tels que les aides sociales, l'entretien des infrastructures ou encore les services d'urgence. Les élus locaux dénoncent une réduction de leurs moyens d’action, rendant de plus en plus difficile l'accompagnement des populations vulnérables. Ils soulignent que ces décisions accentuent les inégalités territoriales et mettent en péril l'équilibre des collectivités, appelant le gouvernement à reconsidérer ses priorités pour préserver les services publics essentiels.</p><p></p><p>Depuis sa remise en service, l’ancien négociateur, déjà rompu à l’exercice, n’a pas l’air de faire campagne. Certains lui reprochent son positionnement politique jugé opportuniste, oscillant entre les sensibilités centristes et conservatrices, depuis sa candidature à la primaire des Républicains. D'autres dénoncent son discours parfois perçu comme trop technocratique et éloigné des préoccupations des citoyens. Par ailleurs, ses propositions sur des sujets tels que la souveraineté nationale ou l'immigration ont suscité des débats, alimentant des tensions au sein de son propre camp politique.</p><p></p><p>Alors que les appels à la grève et les plans sociaux se multiplient, le gouvernement est de nouveau dans le viseur des paysans. Les tensions aussi bien économiques que sociales sont palpables. Et les agriculteurs s’apprêtent à durcir le ton. Ce lundi 18 novembre 2024, ces derniers ont prévenu : la grève s’organise. La FNSEA des jeunes agriculteurs a lancé un appel à une mobilisation nationale pour interpeller les pouvoirs publics. Comment expliquer ce regain de colère après les grandes manifestations de l’hiver dernier ? Visiblement les agriculteurs ont le sentiment qu’ils ne sont toujours pas entendus et que leur métier leur échappe. En signe de protestation, des pneus usagés ont été déversés devant une entreprise accusée d’importer du vin de l’étranger. Une nouvelle démonstration de la grogne agricole qui réaffirme un malaise grandissant. Cette gronde prend de l’ampleur un peu partout en France, dans un contexte difficile. </p><p></p><p>Alors, comment Michel Barnier se sortira de l’impasse ? Le débat est ouvert avec nos invités. </p>

  • France-Israël, un match sous haute tension

    14 nov 2024, 10:38 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Rachel Binhas, journaliste au service société de Marianne </li><li>Audrey Goutard, journaliste spécialiste des faits de société pour Franceinfo TV </li><li>Gaël Sliman, président et cofondateur de l’institut Odoxa </li></ul><p><br></p><p>Toute l’équipe du stade de France est aux aguets pour s’assurer que le match de football entre la France et Israël, qui se déroulera ce jeudi 14 novembre 2024, se passe en toute sérénité. C’est plus de 2500 agents de sécurité qui sont mobilisés pour l’occasion, ainsi que des jauges mises en place dans les gradins : seuls quelque 15 000 spectateurs pourront assister au match, alors que le stade possède une capacité de 80 000 places. Tout est fait pour ne pas reproduire les émeutes qui se sont produites à Amsterdam le jeudi 7 novembre dernier, suite au match entre l’Ajax et le Maccabi Tel-Aviv. Des supporters israéliens ont en effet été poursuivis et frappés dans différents endroits de la capitale néerlandaise, des attaques antisémites rapidement qualifiées de pogrom par Benyamin Netanyahu. Un débordement lié au contexte de la guerre à Gaza, qui a amené le débat entre les pro-Palestiniens et les pro-Israéliens au sein du monde des supporters de football. </p><p><br></p><p>Est-ce que le match France-Israël va se dérouler sans encombre dans un contexte de crise internationale tendu ? Que signifie être Juif aujourd’hui, en France ? Comment protéger les Juifs français et continuer la lutte contre l’antisémitisme ? La politique a-t-elle sa place dans le sport ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.</p>

  • Retraites, le bon coup de Laurent Wauquiez - 13 novembre 2024

    13 nov 2024, 11:44 · 1h 21m

    Retraites, le bon coup de Laurent Wauquiez - 13 novembre 2024

  • Industrie, économie… Pourquoi l’Europe décroche ?

    12 nov 2024, 10:25 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Élie Cohen, économiste, directeur de recherche émérite au CNRS </li><li>Véronique Riches-Flores, économiste, fondatrice de RichesFlores Research</li><li>Isabelle Raymond, cheffe du service économie et social à franceinfo </li></ul><p><br></p><p>L’horizon s’assombrit dans le ciel économique français. Les plans sociaux et les menaces de suppressions de postes se multiplient. 2400 emplois chez Auchan, deux sites industriels fermés, et 1250 postes en moins chez le géant du pneu Michelin, ou encore 450 menacés chez Vencorex, fabricant de peintures près de Grenoble en redressement judiciaire. De nombreuses menaces sur l’emploi que confirme le gouvernement : doit-on s’attendre à une série noire économique dans les mois à venir ? </p><p><br></p><p>Certains indicateurs sont petit à petit en train de virer au rouge. Il y a par exemple plus de 66 000 défaillances d’entreprises dans tout le pays, un record. Les chiffres du chômage, descendus à 7%, pourraient flamber à nouveau, et grimper à 8% l’année prochaine. Une nouvelle hausse du chômage qui pénaliserait politiquement Emmanuel Macron, lui qui a fait du retour au plein emploi sa priorité depuis 7 ans. </p><p><br></p><p>Comment expliquer ce brutal retournement économique de la France, mais aussi en Allemagne ? Comment endiguer le phénomène ? Quel est l’impact de l’inflation sur la globalité de l’économie du pays ? Est-ce qu’une réduction de la fiscalité sur les entreprises pourrait aider l’emploi ? Quels sont les secteurs les plus à risque ? À quel point les travailleurs français sont-ils pénalisés par la concurrence internationale ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. </p><p><br><br></p>

  • Marseille, l'échec des politiques ? - Vendredi 8 novembre 2024

    8 nov 2024, 10:43 · 1h 21m

    <p>Invités : </p><p>- Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match </p><p>- Gilles Leclair, ancien préfet de police de Marseille, préfet honoraire et ancien directeur adjoint de la police judiciaire</p><p>- Driss Ait Youssef, docteur en droit public spécialisé dans les questions de sécurité</p><p>- Virginie Le Guay, éditorialiste politique à France info tv </p><p> </p><p>Bruno Retailleau et Didier Migaud sont en déplacement à Marseille ce vendredi 8 novembre 2024 afin d'annoncer un nouveau plan anti-drogue alors que la deuxième ville de France peine à sortir de la spirale de la violence et de la pauvreté. Si les deux ministres ne semblent a priori pas s'entendre, l'un ayant une vision plus sécuritaire que l'autre, ces dissonances entre l'Intérieur et la Justice ont toujours existé rappelle Lou Fritel. Pour Virginie Le Guay on peut tout de même s'interroger sur « cette fausse bonne idée qui consiste à nommer inlassablement un ministre de l'Intérieur plutôt à droite et un ministre de la justice plutôt à gauche ». Est ce qu'il ne faudrait pas y avoir une majorité absolue entre ce qui est décidé dans les deux ministères ?  Cette mésentente entre l'Intérieur et la Justice a-t-elle un impact sur le terrain ? Gilles Leclair rappelle que ce n'est pas un problème de droite ou de gauche, ce sujet « dépasse les clivages » et impacte tous les usagers. Un avis partagé par Driss Ait Youssef. Ce dernier ajoute que cette difficulté de « cohabitation » existe aussi sur le terrain entre « policiers et magistrats », en témoignent les propos tenus par une organisation syndicale de policiers. Driss Ait Youssef explique qu’il existe plusieurs niveaux de problématiques, le deuxième étant « ministériel » avec la passe d’arme entre les deux ministres et le troisième « la perspective », le « projet politique » de ce gouvernement qui « n’existe pas ». Que pouvons nous attendre de cet énième plan pour Marseille ? On en débat avec nos invités. </p>

  • Trump président, un saut dans l’inconnu

    6 nov 2024, 14:19 · 1h 20m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Anthony Bellanger, éditorialiste franceinfo TV, spécialiste des questions internationales</li><li>Patricia Allémonière, grand reporter, spécialiste des questions internationales </li><li>Lauric Henneton, maître de conférence, spécialiste de l’histoire et de la civilisation américaines </li><li>Anne-Élisabeth Moutet, journaliste franco-américaine, éditorialiste pour « The Daily Telegraph »</li></ul><p><br></p><p>Donald Trump a revendiqué la victoire. Pour lui, comme pour les analystes sur place, bien que le décompte n’est pas fini, c’est bien le célèbre entrepreneur qui va établir une nouvelle fois ses quartiers à la Maison Blanche. Si les résultats officiels n’ont pas été annoncés, Donald Trump est pour l’instant en tête des votes, et a fait son meilleur score, déjouant tous les pronostics. Il a remporté la majorité des votes à la fois populaires, et ceux des grands électeurs. « Il faut que notre pays redevienne le plus grand pays du monde » déclare-t-il, alors qu’il reçoit une pluie de félicitations de la part des dirigeants du monde entier pour sa victoire. </p><p></p><p>Donald Trump, 47e président des États-Unis : ce retour des Républicains à la gouvernance de la première puissance mondiale marque-t-il la victoire idéologique des conservateurs contre les progressistes ? Quel impact aura le nouveau mandat de l’homme d’affaires dans la politique mondiale, notamment sur les conflits en Ukraine et au Proche-Orient ? Risque-t-on une escalade des tensions entre la Chine et Taïwan ? Avec une majorité républicaine au Parlement, quelles seront les limites du pouvoir octroyé à Trump ? Qui sont ces hommes qui le soutiennent et ont voté massivement pour son retour en politique ? Est-ce que cette victoire signifie un coup de boost pour l’extrême droite qui continue de progresser en France ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.</p><p><br></p>

  • Présidentielle US : campagne électrique, choix crucial - 05 novembre 2024

    5 nov 2024, 12:29 · 1h 20m

    <p><strong><u>Nos invités</u></strong> : </p><p></p><ul><li>Marc Semo, journaliste spécialiste des questions internationales </li><li>Joséphine Staron, directrice des études et des relations internationales du think tank Synopia</li><li>Maxime Chervaux, professeur à l’Institut français de géopolitique, spécialiste de politique américaine </li></ul><p> </p><p></p><p>It’s the big day… Le match K.Harris / D.Trump arrive à son terme. Place au résultat des votes qui devra être clair et net sous peine de plonger le pays dans le chaos. De son côté, l’ancien résident de la Maison Blanche a donné le ton : il ne reconnaîtra aucune défaite, fil rouge d’une campagne sous haute-tension aux allures de ring de boxe ! </p><p></p><p>Et effet, ce scrutin américain s'est révélé plus électrique que jamais. Un véritable feuilleton où les rebondissements et les clashs ont pris le pas sur les débats d’idées. Des candidats enchaînant les apparitions, des slogans savamment testés en laboratoire, et surtout une avalanche de publicités chocs, le tout pour un électorat de plus en plus blasé mais toujours accro aux scandales. D’un côté, les débats se sont souvent transformés en joutes verbales dignes de la téléréalité, chaque candidat cherchant le bon mot pour faire le buzz. De l’autre, les réseaux sociaux ont eu leur lot de théories du complot, de fake news et de petites phrases destinées à attiser les colères. La frontière entre politique et spectacle n’a jamais semblé aussi mince, avec des stratégies marketing plus proches de celles des influenceurs que de celles d’hommes et de femmes d'État.</p><p>À mesure que le scrutin approchait, les accusations de fraude, de corruption, et d’incompétence ont monté en intensité, laissant l’Amérique divisée et méfiante. Finalement, cette campagne n’aura pas seulement mis en lumière les fractures du pays, mais aussi un nouveau genre de politique, "où la quête de popularité passe avant les grands projets pour le futur". Dans ce grand théâtre électoral, le vrai perdant semble être la dignité même de la fonction présidentielle, sacrifiée au profit du buzz et du clash.</p><p></p><p>Le premier épisode de ce feuilleton politique s’écrit le 31 mai 2024 à New-York avec une image qui restera à jamais dans l’histoire : Donald Trump, la mâchoire serrée, sortant du tribunal après avoir été condamné pour fraude. Une première pour un ancien président américain. Inculpé dans trois autres dossiers notamment pour avoir tenté d’avoir inversé le résultat des précédentes élections, l’homme d’affaires est cerné par les affaires. Pourtant, rien ne semble l’arrêter pour regagner la Maison Blanche. Ses déboires judiciaires n’entament pas sa popularité car son rival démocrate est lui aussi fragilisé. Contre toute attente et à seulement quelques mois de la présidentielle, Joe Biden renonce à la Maison Blanche après un débat qui tournera au cauchemar pour l’actuel président. Si la santé du démocrate inquiète, c’est finalement la vie de son principal adversaire qui sera menacée le 13 juillet 2024. Lors d’un meeting à Butler, Donald Trump est pris pour cible par un tireur qui ouvre le feu sur le milliardaire. La photo de la balle effleurant son visage fait le tour du monde. Dans un réflexe de show man, Donald Trump n’hésitera pas à servir de cette tentative d’assassinat pour creuser l’écart… Du moins jusqu’à l’officialisation de l’entrée en poste de Kamala Harris le 22 août 2024 à Chicago. La vice-présidente monte sur le ring pour recevoir l’investiture de son parti. Les espoirs de victoire renaissent chez les démocrates et les sondages s’inversent. La Kamala mania s’empare de la campagne électorale. S’engage depuis un duel sans merci où tous les coups sont permis dans l’attente des résultats. </p><p></p><p>Alors quelles conséquences pour les Américains ? Et en Europe ? Le débat est ouvert avec nos invités.</p>

  • Séminaire gouvernemental, la boîte à idées est ouverte

    4 nov 2024, 11:06 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique franceinfo TV </li><li>Valérie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien <a href="http://LeJournal.info" rel="nofollow">LeJournal.info</a></li><li>Stéphanie Dépierre, journaliste politique pour La Chaîne parlementaire </li><li>Eddy Vautrin-Dumaine, directeur clientèle chez Vérian France, spécialiste de l’opinion <br></li></ul><p>C’est le conseil de classe du gouvernement ce lundi 4 novembre 2024. Michel Barnier a eu l’idée, assez inattendue, sûrement pas très efficace, de réunir ses quelque quarante ministres dans la même pièce pour espérer qu’ils arrivent à sortir de nouvelles idées pour établir une politique à long terme. L’idée ? Que l’exécutif sorte la tête du budget, sujet numéro 1 depuis le Discours de Politique Général du Premier Ministre, qui a du mal à trouver ses défenseurs et à convaincre. Le Savoyard cherche son plan d’action pour les trois prochaines années, et compte sur ses ministres pour l’aider à le trouver. Mais n’est-ce pas un peu trop tard pour que le gouvernement se décide enfin à donner des objectifs clairs aux Français ? Est-ce un aveu d’échec de la part du Premier ministre de convoquer ainsi le gouvernement ? Les ministres, malgré leurs disparités politiques, arriveront-ils à brainstormer tous ensemble ? Michel Barnier peut-il espérer un regain de popularité ? Quelle sera l’orientation politique de ce gouvernement ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. </p>

  • Médecins, patients, la santé au régime sec

    1 nov 2024, 12:32 · 1h 21m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Dr Emmanuel Ricard, directeur de la prévention et de la promotion des dépistages (Ligue contre le cancer) </li><li>Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat des Professionnels infirmiers </li><li>Géraldine Zamansky, journaliste pour le Magazine de la Santé </li><li>Véronique Reille Soult, présidente de Backbone consulting, spécialiste de la gestion de crise et de l’analyse d’opinion </li></ul><p><br></p><p>Le Premier ministre l’a affirmé lors de son Discours de Politique Générale du 1er octobre 2024 : le gouvernement cherche 60 milliards d’économies pour pallier le niveau record de la dette publique, qui a atteint cette année plus de 3000 milliards d’euros. S’il a annoncé une légère augmentation temporaire de l’imposition sur les plus fortunés, il semble bien que ce soit le service public qui trinque. L’hôpital, pourtant déjà à bout de souffle et dont les manques d’effectifs et de moyens ont été soulignés pendant la crise du COVID, est en première ligne de ces coupes budgétaires.</p><p><br></p><p>Ce jeudi 1er novembre, on apprend que ce sont 1500 postes d’internes qui ont été supprimés. Fermetures de lits, personnel surmené, maltraitances, déserts médicaux… Tous les signaux de la santé sont au rouge. Faut-il continuer de pénaliser l’accès à la santé en cette période de restriction budgétaire ? Ce choix peut-il être audible pour les Français qui manquent déjà de médecins ? Quelles sont les conséquences pour les patients ? Comment améliorer les conditions de travail du personnel soignant ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire. </p>

  • Assemblée nationale, RN… c’est qui le patron ?

    31 oct 2024, 10:18 · 1h 20m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Gilles Bornstein, éditorialiste politique franceinfo TV</li><li>Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire </li><li>Nicolas Barré, directeur éditorial du journal Les Échos  </li><li>Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de « Régions Magazine »</li></ul><p><br></p><p>C’est le Rassemblement national qui prend les rênes de l’Assemblée ce jeudi 31 octobre 2024. Une journée exceptionnelle qui s'organise dans le cadre de leur niche parlementaire, accordée une fois par mois à chaque parti. Le groupe mené par Marine Le Pen a tout misé sur son abrogation de la loi des retraites, qui propose entre autres un âge de départ à 64 ans. Cette dernière a été rejetée en bloc par Yaël Braun-Pivet, à la tête de l’hémicycle, invoquant l’article 40 de la Constitution, qui dispose que les députés n’ont pas le droit de faire des propositions qui auraient pour conséquence d’alourdir les finances publiques. <br></p><p>Le Rassemblement national n'a donc pas su faire mouche avec sa réforme des retraites. Qu'à cela ne tienne, les députés d’extrême droite vont quand même pouvoir mettre à l’ordre du jour les thématiques qui leur sont chères, comme l’immigration et l’insécurité. Pas sûr que ces discussions soient du goût de tous, notamment de la gauche. La journée s’annonce donc houleuse au Palais Bourbon mais va permettre de clarifier la situation : qui sont les alliés du Rassemblement national à l’Assemblée ? Sont-ils réellement dans l’opposition ? Quel est leur poids politique ? Nos invités en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire.</p>

  • Bruno Retailleau, le casse-tête de l’immigration

    31 oct 2024, 9:26 · 1h 20m

    <p>Nos invités : </p><ul><li>Guillaume Daret, chef adjoint au service politique de France Télévisions </li><li>Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match, chargée du suivi des droites </li><li>Rachel Binhas, journaliste au service société de Marianne</li><li>Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa </li></ul><p><br></p><p>« Il y a un sujet qui rassemble les trois quarts des Français, c’est le sujet de l’immigration », affirmait le ministre de l’Intérieur sur le plateau des 4 vérités, le 15 octobre 2024. Si Bruno Retailleau a insisté lors de cet interview sur le fait que sa boussole a toujours été la lutte contre l’immigration irrégulière, et qu’il n’a pas attendu le Rassemblement national pour commencer le combat, des propositions concrètes de sa part à ce sujet sont encore attendues par ses électeurs. <br></p><p>En pleine visite diplomatique au Maroc depuis le mardi 29 octobre 2024, le gouvernement peine à montrer les muscles alors qu’il est reçu en grandes pompes à Rabat. Le ministre de l’Immigration, s’il a évoqué le sujet de l’immigration lors de son voyage, reviendra-t-il en métropole avec des accords concrets entre nos deux pays ? Bruno Retailleau va-t-il réussir à durcir le ton dans sa lutte contre l’immigration ? Fait-il le jeu de l’extrême droite ? En quoi la nouvelle loi immigration, prévue pour début 2025, sera-t-elle différente de la précédente ? Quels sont les leviers à disposition de l’opposition pour éviter des mesures trop répressives de la part du gouvernement ? Le sujet de l’immigration doit-il être une priorité ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.</p>

  • Trump/Harris, une semaine pour l'emporter – Mardi 29 octobre 2024

    29 oct 2024, 9:55 · 1h 20m

    <p>Invités : </p><p> </p><p>- Anne Deysine, juriste et américaniste </p><p>- Alban Mikoczy, grand reporter spécialiste des questions internationales, rédacteur en chef de l'heure américaine</p><p>- Alexis Pichard, enseignant, chercheur en civilisation américaine à l'université Paris Nanterre, spécialiste de la politique des médias américain </p><p>- Jérôme Viala-Godefroy, docteur en civilisation américaine, spécialiste des présidents américains </p><p> </p><p>Le mardi 5 novembre 2024 sera élu le prochain président américain, en attendant les deux candidats attaquent la dernière ligne droite dans une violence verbale que nous ne connaissons pas en France. Cette outrance est elle un atout à une semaine du vote ? Avec Donald Trump on est passé dans un type de confrontation « brutale » assumée par le candidat déclare Alban Mikoczy. Effectivement, on voit beaucoup plus « d'insultes qu'en 2016 » ce qui est souvent le cas quand le candidat se « trouve en difficulté » ajoute Jérôme Viala-Godefroy. Pour Anne Deysine cette violence s'inscrit dans une stratégie de radicalisation de la droite que les gens sont « prêts à recevoir ». Pour les démocrates la situation est difficile, « s'ils se mettent au même niveau ils perdent en hauteur morale » et les blocs ne communiquent plus entre eux. Ce discours outrancier est aujourd'hui accepté par des républicains plus modérés, ce qui n'était pas forcément le cas en 2016 rappelle Alexis Pichard. La stratégie du parti démocrate va être de tenter de récupérer les voix des républicains qui portaient leur choix sur Nikki Haley et celles des « indécis », ces électeurs qu'on évalue à environ 6% de la population selon Alban Mikoczy. Ces indécis sont également courtisés par le parti républicain, mais pour les plus "radicalisés" qui ne vont habituellement pas voter. </p>

  • Assemblée nationale, le budget prend racine - Lundi 28 octobre 2024

    28 oct 2024, 9:15 · 1h 20m

    <p>Invités :</p><p>- Lisa Thomas-Darbois, directrice adjointe des études France de l'Institut Montaigne </p><p>- Stéphanie Dépierre, journaliste politique pour La Chaine Parlementaire</p><p>- Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la Fondation Jean Jaurès </p><p>- Nicolas Barré, directeur du journal Les Echos </p><p> </p><p>L'examen en séance publique de la première partie du budget consacré aux recettes n'a pas pu aller à son terme après six jours d'échanges parfois houleux. Ce sont 1508 amendements qu'il reste à étudier alors que l'examen du texte s'arrête et ne reprendra qu'en novembre 2024. On assiste à une « situation inédite », déclare Stéphanie Dépierre, dans laquelle « le Premier ministre a tenu à ouvrir le dialogue au lieu de recourir à un 49-3. Une chose est certaine, ce budget est le plus difficile à faire adopter depuis le début de la Vème République » affirme Mathieu Souquière. « Non seulement le Premier ministre n'a pas la base politique suffisante mais nous n'avons jamais connu un tel niveau d'effort demandé ». Sur la partie recette, Nicolas Barré averti qu'il n'y a « aucune réflexion » sur l'impact que pourraient avoir les amendements votés sur l'économie. Il rappelle qu'une « ponction de 40 milliards d'impôts supplémentaires effondrerait la croissance ». Pour Lisa Thomas-Darbois la situation est compliquée, « on voit qu'au sein même du bloc central la plupart des amendements ne sont pas soutenus ». </p><p>Comment expliquer ce manque de soutien à Michel Barnier ? La ligne politique proposée par ce dernier est trop éloignée de celle défendue par les macronistes depuis 2017 selon Stéphanie Dépierre. Pour Mathieu Souquière personne ne souhaite soutenir un effort qui n'est pas tenable car derrière l'austérité il y a l'impopularité. </p>

  • Chants homophobes, Mbappé, mauvaise passe pour le foot - 25 octobre 2024

    25 oct 2024, 9:50 · 1h 20m

    <p><strong><u>Nos invités</u></strong> : </p><p></p><ul><li>Émilie Ros, consultante TV en communication en football </li><li>Romain Bizzini, avocat en droit du sport et des affaires </li><li>Arnaud Tulipier, rédacteur en chef du média 90 Football</li><li>Caroline Angelini, agent d’image d’athlètes</li></ul><p></p><p>Chants homophobes, insultes racistes, violences dans les stades, débordements après match… C’est un véritable carton rouge pour les instances du foot. Alors que des supporters ont une nouvelle fois franchi la ligne après avoir scandé des chants anti-gays lors du match PSG-Strasbourg le 19 octobre 2024, la FFF et la LFP sont sommées de s’expliquer au ministère de l’Intérieur. Loin d’être un incident isolé, ce triste spectacle offert par des centaines de supporters illustre une facette inquiétante du sport : l’intolérance et la haine qui prennent parfois le dessus sur le jeu. Malgré les efforts pour promouvoir un football inclusif, des chants et insultes ciblant des joueurs rappellent combien le chemin vers le respect est encore long. Ces comportements ne sont plus de simples « dérapages » : ils ternissent l'image du sport et posent la question de la responsabilité des clubs et des ligues dans la lutte contre ces violences verbales. En parallèle, la commission paritaire d’appel de la LFP devrait enfin trancher l’affaire Mbappé qui oppose l’attaquant du Real Madrid au PSG dans un litige financier. Ce dernier est également visé par une enquête suite à un dépôt de plainte pour viol en Suède, une nouvelle tâche d’huile sur le maillot du ballon rond. Alors, comment sortir le football de cette mauvaise passe ? Le débat est ouvert avec nos invités. </p>

  • Budget, 49.3… Et les Français dans tout ça ?

    24 oct 2024, 9:17 · 1h 20m

    <p>Invités : </p><ul><li>Elizabeth Pineau, correspondante à l’Élysée et Matignon pour Reuters</li><li>Roland Cayrol, politologue et directeur conseil de “Régions magazine”</li><li>Émile Leclerc, directeur d’études chez Odoxa</li></ul><p></p><p>Les discussions se poursuivent à l’Assemblée nationale à propos du budget. Tandis que Michel Barnier a fait la demande d’une autorisation au Conseil des ministres à utiliser le 49.3, les Français s’indignent face à cette méthode. Une tension de plus dans le pays. Émile Leclerc indique de 65% des Français considèrent que l’utilisation du 49.3 dans ce vote du budget n’est pas justifié selon un sondage Odoxa. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a tout de même précisé que ce n’était pas la volonté du Premier ministre de l’utiliser. Le jeudi 24 octobre 2024, Elizabeth Pineau est convaincue de la sincérité du chef du gouvernement : “je serais très étonnée qu’il dégaine le 49.3 demain ou même lundi.” </p><p></p><p>Des fractures apparaissent dans le socle gouvernemental. Le Modem et la gauche ont voté ensemble l’amendement qui pérennise la taxe sur les hauts revenus contre l’avis du gouvernement…  La coalition gouvernementale, composé du Modem, de Renaissance, d’Horizon et des Républicains, n’a jamais semblé si fragile. D’ailleurs, l’alliance a perdu un poste important cette semaine : celui de la vice-présidence de l’Assemblée. C’est finalement un écologiste, Jérémie Iordanoff, qui a été élu le mardi 22 octobre 2024, en battant la députée LR Virginie Duby-Muller. De leurs côtés, Gabriel Attal et Laurent Wauquiez, qui se livrent une guerre sans merci et briguent tous deux la présidence pour 2027, doivent désormais collaborer au sein de ce “socle commun”. “Dans une Assemblée ingouvernable, ils sont bien forcés de travailler ensemble”, analyse Roland Cayrol qui rappelle que l’essentiel des amendements sont présentés par la majorité théorique et affirme qu’ils ne seront pas adoptés. “C’est un petit théâtre politique”, affirme le politologue.</p><p><br></p>

  • Viols de Mazan, Giselle Pelicot livre sa vérité

    23 oct 2024, 9:27 · 1h 20m

    <p>Nos invitées : </p><ul><li>Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne </li><li>Me Florence Rouas, avocate pénaliste au barreau de Paris </li><li>Laura Slimani, directrice du pôle projets de la Fondation des femmes </li></ul><p>Le procès dans l’affaire des viols de Mazan, commencé le 2 septembre 2024 à Avignon, se poursuit. Ce mercredi 23 octobre 2024, pour la première fois, Giselle Pelicot prend la parole. Après avoir entendu les accusés pendant près de deux mois, la victime prend pour la première fois la parole. Elle devra notamment expliquer comment elle n’a rien pu sentir pendant des années, n’avoir jamais vu, ne rien avoir soupçonné. </p><p>Giselle Pelicot est devenue malgré elle le symbole de la violence faite aux femmes pour tout un pays. Pendant 10 ans, elle a été droguée à son insu par son mari et violée dans son sommeil par 83 hommes contactés sur Internet par son mari, Dominique Pelicot. Refusant le huis clos pour son procès, elle milite pour que la « honte change de camp », selon les termes de son avocat. Sur les 49 hommes qui se tiennent à la barre depuis septembre, les seuls ayant été identifiés par la police, âgés de 26 à 73 ans et de professions différentes, certains considèrent être les victimes de l’emprise de Dominique Pelicot tandis que d’autres ont exprimé certains remords. </p><p>Alors que Giselle Pelicot va être entendue pour la première fois par le juge depuis son audition et devoir répondre aux questions des avocats, on peut se demander si ce n’est pas un énième violence qui est faite à cette femme ? Quels seront les angles d’attaque de l’accusation ? Que peut-on espérer de l’issue de ce procès ? La justice va-t-elle être laxiste ou sévère dans ses condamnations ? Quel impact aura l’affaire des viols de Mazan dans la lutte contre la violence faite aux femmes et contre la soumission chimique ? Nos invitées en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.</p><p><br></p>

  • Budget, des discussions pour rien ? - 22 octobre 2024

    22 oct 2024, 10:30 · 1h 20m

    <p>Invités : </p><p>- Cyril Graziani, chef du service politique de France Télévisions</p><p>- Nicolas Barré, directeur éditorial du journal Les Echos</p><p>- Gaël Sliman, président et cofondateur de l'institut Odoxa</p><p></p><p>Lundi 21 octobre 2024 Michel Barnier a défendu son budget et les économies à 60 milliards d'euros. Une tâche peu aisée car la Gauche veut en profiter pour faire aboutir une motion de censure et l'extrême droite a le sort du gouvernement entre ses mains. Durant plusieurs jours, les parlementaires vont donc discuter jusqu'à ce qu'une décision soit prise quant à l'utilisation d'un 49-3 ou pas. </p><p>Cyril Graziani revient sur les coulisses de cette première soirée, "la tension va monter progressivement" dans l'attente d'un 49-3. La difficulté pour le Premier ministre c'est qu'il dispose d'une difficulté de taille, une opposition féroce mais des détracteurs au sein même de sa majorité. Nicolas Barré rappelle que ce "cirque" peut durer jusqu'à 40 jours d'après. Nous sommes actuellement dans une situation économique "flageolante" avec des députés qui sont prêts à infliger un choc fiscal monstrueux sur une économie fragile, ce qui serait une catastrophe absolue. Cette situation c'est du "bluff", ces propositions "ne peuvent pas être retenues" et sont inacceptables pour le gouvernement.  </p><p>Pouvait on s'attendre à une telle situation ? Pour Gaël Sliman, les Français s'attendaient à ce blocage, ils ne "veulent pas de ce budget" qui est "désastreux pour l'économie française" et s'inquiètent pour leur épargne. Selon Odoxa, "75% des Français pensent qu'il augmentera leurs propres impôts" et non pas uniquement ceux des plus riches. </p><p><br></p>

  • Gouvernement, budget... chacun fait ce qui lui plait

    21 oct 2024, 10:47 · 1h 20m

    <p>Invités : </p><p>- Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France télévisions </p><p>- Elsa Mondin-Gava, journaliste politique à la chaine parlementaire, présentatrice des questions au gouvernement </p><p>- Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire</p><p>- Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique Opinion, à l’institut Ipsos</p><p> </p><p>Lundi 21 octobre 2024, un nouveau round se tiendra sur le ring de l'Assemblée nationale où Michel Barnier devra défendre son budget devant les parlementaires dans une ambiance électrique. Qui soutient quoi ? Quel destin connaîtra ce budget ?  Pour Nathalie Saint-Cricq, la difficulté résulte du fait que la coalition est composée d'élus qui ne sont d'accord sur rien. À la suite de la Commission des finances, le texte s'est même alourdi de 50 milliards de prélèvements supplémentaires. Elle affirme que le budget devra être adopté par un 49-3, un avis partagé par Arnaud Benedetti qui martèle "il n'y a aucune possibilité pour que le budget soit adopté autrement". La situation est incompréhensible pour les Français, pour Stéphane Zumsteeg si les premières annonces avaient été bien perçues cette communication du gouvernement a échoué et dilué un sentiment de manque de sincérité. Si le Rassemblement national semblait ne pas vouloir censurer le texte a priori, rien n’est plus sûr. Chacun « montre les dents » et décide en fonction de « son agenda » rappelle Nathalie Saint-Cricq. Pour la première fois depuis la cinquième république on a une coalition minoritaire ce qui rend l’exercice difficile. « Ce qui va être déterminant pour le Rassemblement national c’est d’essayer de voir s’il est en mesure d’influer sur ce budget » ajoute Arnaud Benedetti.</p>

  • Intempéries... "On a jamais vu ça" - Vendredi 18 octobre 2024

    18 oct 2024, 8:02 · 1h 21m

    <p>Invités : </p><p> </p><p>- Fanny Petitbon, responsable France chez 350.org</p><p>- Laurent Romejko, présentateur de "Météo à la carte"</p><p>- Frédéric Denhez, journaliste chroniqueur à Marianne</p><p>- Lieutenant-colonel David Annotel, représentant de la fédération nationale des sapeurs pompiers de France </p><p> </p><p>Tous les superlatifs sont utilisés pour décrire les intempéries qui se sont abattues sur une partie de la France ce jeudi 17 octobre 2024. En effet, l'eau est montée de plus d'un mètre dans les départements touchés, entraînant de nombreux dégâts et des inondations. Comment l'expliquer ? Pour Laurent Romejko ce phénomène est exceptionnel et s'explique en partie par la mise en place des épisodes cévenols. Des épisodes brefs mais durant lesquels se déversent l'équivalent de deux mois de précipitations en une journée. Fanny Petitbon ajoute quant à elle que chaque degré de réchauffement supplémentaire entraîne 7% d'humidité de plus dans l'atmosphère, ce qui se traduit par des précipitations de grande ampleur.  Elle déclare qu'il "est urgent de se mobiliser pour que les gens sachent quoi faire et que les politiques publiques puissent les aider".</p><p>Lors de la survenue de tels phénomènes, quels sont les défis à relever pour les pompiers ? La difficulté résulte du nombre de départements simultanément touchés par ces vigilances orange, explique le Lieutenant-colonel David Annotel. Plusieurs milliers de pompiers ont été mobilisés cette nuit pour évacuer et mettre en sécurité les citoyens, un seul décès est à déplorer. Une efficacité permise par une alerte précoce et la bonne prise en compte des consignes de sécurité par les habitants. "Pour gagner cette guerre, il faudra aller plus loin dans l'anticipation" , affirme-t-il. </p><p>La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher semble contredire nos invités en pointant du doigt nos systèmes. Une remarque qui entraîne la « consternation » chez Frédéric Denhez qui rappelle que la modélisation est difficile mais que nous savons prévoir les phénomènes météorologiques. Pour autant lors de ces crues « éclairs » qui diffèrent des crues de plaines  « on ne peut strictement rien faire ». </p>

Micrófonos

Con cuenta puedes dejar de 1 a 5 micrófonos. El público ve la media; tu comentario corto lo ves solo tú.

Aún no hay micrófonos. Sé el primero.

Entrar para dejar micrófonos.