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La marche du monde

<p>Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles. </p>

Actualizado: 2026-08-29

Enlaces relacionados

episodios

  • «À travail égal, salaire égal», le combat avant-gardiste des grévistes sénégalais de 1946

    18 jul 2026, 5:00 · 48 min

    <p>La marche du monde en reportage dans les rues de Dakar en compagnie de l’historien Omar Gueye, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, afin de vous raconter une histoire inédite. Il s’agit de la première grande grève générale du Sénégal, celle de 1946, dont la revendication est une véritable révolution. Son slogan ? « À travail égal, salaire égal ! », repris jusque dans les marchés par les vendeuses d’arachides.</p> <p>Une grève qui a abouti et permis aux travailleurs africains de l’AOF de bénéficier des mêmes droits que les travailleurs français.</p> <p>Bien moins connue que celle des cheminots de 1947, cette grève de 46 est pourtant l’Acte 1 du processus qui va mener aux indépendances bien que nous ne connaissions pas la voix de son leader : Lamine Diallo. C’est pourquoi nous avons enquêté au Sénégal, jusqu’à la RTS, la radio-télévision sénégalaise, dans l’espoir de retrouver ce trésor d’archive.</p> <p> </p> <p><strong><u>À lire</u> :</strong></p> <p>-<em> La grève générale de 1946 au Sénégal, aux sources du syndicalisme militant par Omar Gueye,</em> aux éditions Présence Africaine</p> <p><strong><u>À écouter</u> :</strong></p> <p>- « Il était une fois au Sénégal », la chronique historique de la RTS par Cheikh Diop, diffusion les lundis sur la matinale SALAM Sénégal de la RTS.</p> <p>-<strong> <a target="_blank" href="https://www.facebook.com/RSI.Senegal/videos/️il-etait-une-fois-au-senegal-il-était-une-fois-nous-sommes-dans-les-années-1830/1746639089231032/">Découvrez la chronique via FB</a></strong></p> <p>-<strong> <a target="_blank" href="https://www.rts.sn/radios/live/rsi">Écoutez radio Sénégal Internationale</a>.</strong></p> <p> </p> <p><em><strong>Tous nos remerciements à toute l’équipe de la radio RTS, son directeur François Xavier Thiaw, son directeur des programmes Cheikh Diop et ses merveilleux archivistes Joanna Manga, Oumar Sarr et Aïssatou Gaye.</strong></em></p>

  • Women for justice ! Une histoire pionnière des militantes panafricaines pour les droits

    4 jul 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Women for justice où le combat des femmes pour la justice et l’égalité en Afrique du Sud, au Ghana, ou encore au Nigeria. Une émission enregistrée en public au Campus Condorcet de Paris-Aubervilliers où nous avons installé notre studio RFI au cœur des 9è édition des Rencontres des Études africaines en France.</p> <p>Un nouvel épisode de La marche du monde consacré à ces femmes militantes comme le chante <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/fela-kuti/">Fela Kuti</a> </strong>dans « Unknown soldier » lorsqu’il raconte l’histoire de sa mère Funmilayo Ransome-Kuti, une femme politique nigériane et une militante des droits des femmes engagée pour l’indépendance de son pays, le droit de vote ou encore l’émancipation économique des femmes. Funmilayo Ransome-Kuti est décédée en 1978 suite aux blessures mortelles infligées par les militaires nigérians lors de l'attaque de Kalakuta République, le laboratoire musical, utopique et politique de son fils Fela Kuti.</p> <p> </p> <p>Nous évoquons également les destins remarquables de Charlotte Maxeke, fondatrice de la ligue féminine de l’ANC, le parti de <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/nelson-mandela/">Nelson Mandela</a></strong>, redécouverte et célébrée annuellement, notamment au Parlement sud-africain. Surnommée, « The first » elle est la première femme africaine à obtenir un diplôme universitaire, un bachelor en sciences, qu’elle obtient lors d’un séjour aux États-Unis. Ce diplôme, ainsi que son expérience américaine, à la fois comme étudiante à Wilberforce et comme membre de l’Église méthodiste, lui apportent une expérience précieuse dans le domaine de l’éducation. Charlotte Maxeke ne prône pas la violence, elle s’appuie clairement sur sa foi pour mettre en lumière des injustices qui doivent être corrigées.</p> <p>Enfin nous découvrons le parcours exceptionnel d’Annie Jiagge, dont le père était Pasteur dans le petit village de Keta à la frontière du Togo, à l’époque de la colonisation allemande. Une femme élevée dans les valeurs du protestantisme, institutrice engagée pour l’éducation des filles, devenue la première femme Juge en son pays… première femme juge à être nommée par le futur président Kwame N’Krumah à la Cour suprême. Pour Annie Jiagge, comme pour toutes ces femmes leaders, la question de l’éducation des filles est une revendication centrale.</p> <p> </p> <p>À partir de ces figures pionnières, nous évoquons les mouvements collectifs de ces militantes anglophones et francophones, chrétiennes et musulmanes, depuis le début du XXème siècle. Des femmes qui sont sorties de leur pays, ont voyagé, ont participé à des conférences internationales à l’Ouest comme à l’Est, en pleine guerre froide. Quelles traces ont-elles laissées et comment écrire leur histoire ?</p> <p>Regardez <strong><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=sT2Y9r9SLqQ">la vidéo du discours d’Annie Jiagge à la tribune de l’ONU, le 15 juillet 1980</a></strong>.</p> <p><strong><u>Avec nos invitées</u> :</strong></p> <p><strong>- Pascale Barthélémy,</strong> directrice d’études à l’EHESS, l’École des hautes études en sciences sociales, et vice-présidente chargée des Relations Internationales</p> <p><strong>- Claire Nicolas,</strong> historienne de l’Afrique et de l’histoire globale à l’Université de Bâle en Suisse</p> <p><strong>- Phoebe Musando</strong> de l’Université de Georgetown à Doha au Qatar</p> <p><strong>- Sara Panata,</strong> chargée de recherche au CNRS, historienne de l’Afrique au laboratoire Les Afriques dans le monde à Bordeaux.</p> <p>À paraître <em>Sans nous, pas de nation ni de génération,</em> de Sara Panata.</p> <p> </p> <h2>►Pour aller plus loin</h2> <p><strong>- <a target="_blank" href="https://www.campus-condorcet.fr/fr/agenda/9ᵉ-edition-des-rencontres-des-etudes-africaines-en-france-reaf-2026">Le site des REAF 2026</a></strong></p> <p><strong>- <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/africaines-queens/">Écouter les

  • 20 ans du Quai Branly, un dialogue des cultures réinventé par la présidence d’Emmanuel Kasarhérou

    27 jun 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Retour sur la genèse d’un musée des arts premiers rêvé par un tandem improbable : Jacques Chirac, président de la République anti-élite et Jacques Kerchache, marchand d’art africain. 20 ans plus tard, Emmanuel Kasarhérou revendique un dialogue des cultures renouvelé, après avoir procédé aux premières restitutions d’objets pillés par la colonisation aux États africains demandeurs.</p> <p>Nous sommes en 2006, très exactement le 20 juin, lors de l’inauguration du Musée du Quai Branly consacré aux Arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Le président Jacques Chirac prend longuement la parole pour rendre un hommage vibrant à la culture des peuples premiers « <em>aucun peuple ni civilisation n’épuise le génie humain ».</em></p> <p>Dans la lignée de ses prédécesseurs à l’Élysée, le président français imprime sa marque dans l’espace public parisien. Après Charles de Gaulle et la Maison de la Radio, Georges Pompidou et le Centre Beaubourg, Valéry Giscard-d’Estaing et le musée d’Orsay, François Mitterrand et la pyramide du Louvre, Jacques Chirac a choisi : ce sera le Musée du Quai Branly dont la mission originelle est de conserver, restaurer, enrichir et valoriser une collection exceptionnelle de 360 000 œuvres et 710 00 photographies. Ce 20 juin 2006, l’inauguration se déroule en présence de la prix Nobel de la paix guatémaltèque Rigoberta Menchu et du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan qui se félicite d’« une institution extraordinaire et unique » dont l'architecture est signée Jean Nouvel. Juché sur pilotis, arrimé aux bords de Seine, le Musée s’élève sur 5 niveaux et pour le visiter, il faut traverser un jardin vallonné conçu par Gilles Clément. À l’intérieur, le plateau des collections issues des quatre continents : Afrique, Asie, Océanie et Amériques est ouvert sur 10 000 m2. Le grand projet du président Jacques Chirac se réalise enfin car <em>« aucun peuple ni civilisation n’épuise le génie humain »</em> … autrement dit pas de discrimination dans l’art. Mais c’est aussi le mantra d’un autre Jacques, le collectionneur Jacques Kerchache, grand spécialiste de l’Afrique et grand absent de l’inauguration… emporté quelques années plus tôt par un cancer de la gorge.</p> <p><u><strong>La vidéo</strong></u></p> <p>Pour fêter ses 20 ans, le Quai Branly Jacques Chirac s’est transformé en une immense scène musicale le week-end du 20 juin 2026, après avoir longuement réfléchi au sens de sa destinée lors d’un colloque consacré aux dialogues des cultures… du mot d’ordre à la pratique. Et pour revenir sur sa genèse et la controverse de sa jeune histoire, je reçois son président Emmanuel Kasarhérou nommé par Emmanuel Macron en 2023. Historien et archéologue de formation, ancien conservateur du Musée de la Nouvelle-Calédonie, Jean-Marie Kasarhérou devenait directeur général de l’Agence de développement de la Culture Kanak en 2006, l’année de l’inauguration du Quai Branly… Comment a-t-il vécu cet avènement du Musée depuis la Nouvelle-Calédonie où il est né et grandi, en tant que fils, petit-fils et arrière petit-fils de sa grande maison Kanak ?</p> <p>⇒ <strong><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/">Le Musée du Quai Branly</a>. </strong></p> <p> </p> <h2>► <strong>Pour aller plus loin</strong></h2> <p><strong><u>À écouter les émissions La Marche du monde sur RFI</u> :</strong> </p> <p><strong>- <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-marche-du-monde/20250419-mission-dakar-djibouti-une-contre-enquête-avec-les-africains">Mission Dakar-Djibouti, une contre-enquête avec les Africains</a></strong></p> <p>- <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-marche-du-monde/20210312-paul-robeson-1ère-star-noire-américaine"><strong>Paul Robeson, 1ère star noire américaine</strong></a>.</p>

  • Marc Bloch au Panthéon, historien combattant du temps présent

    20 jun 2026, 5:00 · 48 min

    <p>À l’heure des fake news, il faut lire Marc Bloch et ses <em>Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la Grande guerre</em> ou encore <em>L’Étrange défaite</em>, témoignage écrit dans l'été 40 où s’exerce son art de la critique historique en partant du temps présent pour mieux appréhender le passé, avec humanité.</p> <p>Pionnier de l’Histoire moderne, témoin de son propre temps, Marc Bloch est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale, engagé volontaire en 1940 à l’âge de 53 ans. L’historien combattant entre dans la résistance active dès 1943 au sein du mouvement Franc-Tireur dans la région Rhône-Alpes. Finalement arrêté et torturé par la Gestapo sur dénonciation, Marc Bloch est fusillé à Saint-Didier-de-Formans, le 16 juin 1944, par les nazis.</p> <p>Père et mari aimant, époux de Simonne, Marc Bloch a choisi de sacrifier sa vie pour la Patrie, celle que sa famille juive alsacienne a choisie en 1870 : la France.</p> <p>Pour son entrée au Panthéon avec son épouse Simonne Vidal, nous écoutons les mots de Marc Bloch dans la voix de la comédienne Anne Alvaro - enregistrée aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois 2025- avec nos invités Matis Bloch, son arrière-petit-fils et l’historienne Annette Becker, ainsi que les lauréats du Concours lycéen Franco-Allemand Marc Bloch organisé par le <strong><a target="_blank" href="https://cmb.hu-berlin.de/">Centre Marc Bloch de Berlin</a></strong> dans un reportage de Pascal Thibault, notre correspondant en Allemagne.</p> <p>Avec tous nos remerciements aux <strong><a target="_blank" href="https://rdv-histoire.com/programme/marc-bloch-lhomme-lhistorien">Rendez-vous de l’Histoire de Blois pour la performance Marc Bloch l’Homme, l’Historien</a></strong> et tout particulièrement à la comédienne Anne Alvaro.</p> <p> </p> <p>► <strong><u>Les livres de Marc Bloch cités dans l’émission</u> :</strong></p> <ul> <li><strong><em>Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre,</em> aux éditions Dunod</strong></li> </ul> <p>« <em>Les fausses nouvelles, dans toute la multiplicité de leurs formes – simples racontars, impostures, légendes – ont rempli la vie de l’humanité. Comment naissent-elles ? De quels éléments tirent-elles leur substance ? Comment se propagent-elles, gagnant en ampleur à mesure qu’elles passent de bouche en bouche ou d’écrit en écrit ? Nulle question plus que celles-là ne mérite de passionner quiconque aime à réfléchir sur l’histoire.</em> »</p> <p>Marc Bloch a été un combattant de la Grande Guerre. Mais, au milieu des combats, il n'a jamais oublié de s'interroger sur la source des informations qui parcouraient les tranchées : d'où venaient-elles et pourquoi de fausses nouvelles avaient-elles tant de succès ? En 1921, il interpelle ses contemporains avec un article court et éclairant dont la réflexion est toujours d’actualité.</p> <ul> <li><strong><em>Les rois thaumaturges</em>, aux éditions Gallimard</strong></li> </ul> <p>De 1944, date de sa mort héroïque, au début des années 1970, Marc Bloch est surtout apparu comme le cofondateur (avec Lucien Febvre) de la revue <em>Annales</em>, qui renouvela la méthode historique, et l'auteur d'une grande synthèse, <em>La Société féodale</em> (1939-1940). Depuis une dizaine d'années, les historiens et les chercheurs en Sciences humaines et sociales pensent de plus en plus que le grand livre de Marc Bloch, c'est son premier vrai livre : <em>Les rois thaumaturges</em> (1924).</p> <p>Il est consacré à l'étude d'un rite curieux : la guérison miraculeuse, par simple toucher des mains, des <em>écrouelles</em> ou <em>scrofules</em> (adénite tuberculeuse). L'attribution de ce pouvoir aux rois de France et d'Angleterre remonte probablement au XIIè siècle ; elle va durer en Angleterre jusqu'au début du XVIIIè siècle, en France jusqu'en 1825, date du sacre de Charles X.</p> <p>Comment se déroulait le rituel du toucher royal ? Quelle était la vraie nature du pouvoir monarchique : les rois étaient-ils des personnages sac

  • L’histoire oubliée des femmes de Harkis, tisseuses des tapis de l’État français

    13 jun 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Elles sont femmes de Harkis et pendant des décennies ont tissé des tapis d’exception pour le mobilier national. Licières à la manufacture de Lodève, elles sont passé avec dextérité du motif berbère au style Louis XIV ou Empire. Mais qui sont ces femmes restées dans l‘ombre et quelle est leur histoire ? Théa Ollivier a mené l’enquête.</p> <p>En 1964, deux ans après la fin de la guerre d’Algérie et les Accords d’Évian, une soixantaine de familles harkis arrivent à Lodève, dans l’Hérault, au pied du Larzac, après un passage par les camps de Rivesaltes ou de St Maurice l’Ardoise. Les femmes sont recrutées pour tisser des tapis dans un atelier installé dans un ancien baraquement militaire. En 1966, cet atelier devient une annexe de la Manufacture nationale de la Savonnerie et passe sous la responsabilité du Mobilier national. Les tapis produits à Lodève sont destinés aux plus hautes institutions de la République.</p> <p>Pendant des décennies, ces femmes ont tissé des œuvres destinées aux lieux de pouvoir. Pourtant, leur histoire est restée largement invisible. Aujourd’hui, une association locale Mémoires Méditerranée se mobilise pour faire reconnaître leur travail et première victoire, leur parcours vient tout juste d’intégrer la collection permanente du Mémorial du Camp de Rivesaltes.</p> <p>Ce documentaire suit trois anciennes licières — Bakhta, Ledda et Fatma  — aujourd’hui à la retraite. À travers leurs souvenirs et ceux de leurs enfants, il raconte comment la fin de la <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/guerre-d-algérie/">guerre d’Algérie</a></strong> a façonné des trajectoires de femmes, de familles et de générations. Leur histoire rappelle aussi que la guerre ne s’est pas arrêtée en 1962 : elle s’est prolongée en France, dans les camps, dans le travail, et dans la longue quête de reconnaissance.</p> <p>► <strong><a href="https://www.harkis.gouv.fr/actualites/presentation-de-lassociation-memoires-mediterranee">Présentation de l’association Mémoires Méditerranée</a></strong></p> <p>► <strong><a href="https://webdoc.france24.com/femmes-harkis-tapis-lodeve-savonnerie-france-algerie/">Pour aller plus loin découvrez le webdoc de France 24</a></strong>.</p> <p> </p> <p><u><strong>En images</strong></u></p>

  • Archives et mémoires de Gaza

    23 may 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Une émission enregistrée en public à Marseille pour l’ouverture de la Saison Méditerranée imaginée par sa commissaire générale Julie Kretzschmer, dont l’objectif est de renforcer une communauté de destin entre les différentes rives. Et parmi les multiples enjeux et défis partagés entre les pays méditerranéens, se pose la question des archives et de la mémoire de la bande de Gaza, détruite à 80% par la guerre menée par Israël suite aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023.</p> <p>C'est l’un des thèmes majeurs de cette saison multiculturelle Gaza a perdu son patrimoine architectural, son patrimoine culturel, ses lieux de culte et 10% de sa population soit 200 000 hommes, femmes et enfants. Des mémoires et des archives irremplaçables et inachevées pour citer l’exposition Studio Kegham présentée au Centre photographique Marseille, des images en noir et blanc comme un album de famille d’un Gaza détruit que réanime Kegham Djeghalian junior, petit-fils de Kegham Djeghalian senior son grand-père arménien, fondateur du premier studio photographique de la ville de Gaza dès 1944.</p> <p>Au cœur des images photographiques de ce Gaza disparu, nous donnons donc la parole aux archives vivantes de Gaza que sont les artistes et leurs œuvres : Nour Elassy, poétesse, pour ses textes sur le génocide et l’exil ; Maha Al-Daya, pour ses cartes brodées de la bande de Gaza ; Shareef Sarhan pour son projet gazaoui Re-Lighthouse, reconstruction du phare de Gaza… Et Marion Slitine, anthropologue et fondatrice du collectif Ma’ann pour l’exposition « Déplacer le silence : 40 artistes et poétes.ses de Gaza ».</p> <p> </p> <p><strong><a href="https://saisonmediterranee2026.culture.gouv.fr/">Découvrez le programme de l'ouverture de la Saison Méditerranée</a></strong></p> <p><strong><a href="https://www.centrephotomarseille.fr/photo-kegham-une-archive-inachevable">Découvrez l'exposition Photo Kegham de Gaza</a></strong></p> <p><strong><a href="https://www.jeannebarret.com/deplacer-le-silence-16-mai">Découvrez l'exposition Déplacer le silence</a></strong></p> <p>Découvrez les poèmes de Nour Elassy prochainement édités aux Liens qui libèrent le 9 septembre « <em>Il manque à mes mains de quoi te sauver</em> ».</p> <p><em>Il manque à mes mains</em></p> <p>Ciel noir</p> <p>terre rouge</p> <p>des enfants hurlent</p> <p>et tout semble si</p> <p>profondément irréel</p> <p>« <em>Je ne vois plus. Je suis tout seul.</em></p> <p>Sors-moi de là »,</p> <p><em>un enfant crie, par-dessous les gravats</em></p> <p>Pardonne-moi, mon enfant</p> <p>Il manque à mes mains.</p> <p>J’ai bien tenté d’appeler à l’aide</p> <p>Mais il s’avère que l’aide</p> <p>elle-même</p> <p>a besoin de secours</p> <p>J’ai bien tenté de hurler</p> <p>en direction des caméras allumées</p> <p>Il s’avère que le monde entier regardait déjà.</p> <p>Regardait droit,</p> <p>avec des yeux impuissants</p> <p>J’ai bien tenté de crier, du plus fort que j’ai pu</p> <p>Mais il s’avère qu’ils étaient tous sourds</p> <p>Pardonne-moi, mon enfant</p> <p>Il manque à mes mains de quoi te sauver.</p>

  • Au Musée de Nantes, l’histoire de l’esclavage et de la traite se raconte avec les Africains

    16 may 2026, 5:00 · 48 min

    <p>La <em>Marche du monde</em> enregistrée en public au Musée d’Histoire de Nantes pour la 4ème édition d’Expressions décoloniales. Une invitation à revisiter l’histoire de l’esclavage et de la traite négrière en donnant de l’espace à de nouveaux récits historiques et artistiques pour interroger quatre siècles d’une histoire monde dont nous sommes toutes et tous les descendants.</p> <p>C’est notre Histoire partagée et RFI est très fière de s’associer comme chaque année au Temps des mémoires, temps des commémorations de l’esclavage, de ses victimes et des combats pour son abolition. </p> <p> </p> <p>Le Musée d’Histoire de Nantes est devenu une référence internationale pour la qualité de ses différents parcours proposés sur l’histoire longue de la ville, notamment pour son parcours muséal sur l’histoire de l’esclavage et de la traite. Au fil des œuvres, les visiteurs découvrent comment la ville de Nantes est devenue le premier port français de traite des êtres humains avec plus de 42% des départs d’expéditions de traite entre 1707 et 1793. Un commerce des esclaves dans lequel se sont spécialisées des familles d’armateurs tout comme de nombreuses activités économiques de la ville et de la région.</p> <p>Pour sa quatrième édition, la manifestation « Expression (s) décoloniale (s) » initiée par la directrice scientifique du Musée Krytel Gualdé invite trois personnalités, à la croisée de l’histoire, de l’art et de la mémoire: les artistes Rosana Paulino et Omar Victor Diop, et l'historienne Lylly Houngnihin.</p> <p>L’historienne ouest-africaine Lylly Houngnihin, fondatrice et directrice de <em>Totems Afrikaraïbes</em>, interpelle les visiteurs par une dizaine de textes mêlant histoire, mémoire, poésie, culture et sensibilité, attachés à des objets choisis dans le parcours permanent. Dans une démarche historique, elle envisage les collections du musée de manière transversale : « <em>Mon travail s’oriente vers une exploration des objets comme matrices de mémoire. Je souhaite mettre en lumière ce que j’appelle des « persistances atlantiques » : les formes symboliques, plastiques et rituelles qui ont circulé de l’Afrique vers d’autres territoires, souvent en dépit des violences extrêmes de la traite. Les objets deviennent alors des passeurs d’expérience : ils condensent des récits de perte, de déplacement, mais aussi de recréation esthétique, social, et culturelle.</em> »</p> <p>Depuis Sao Paulo, Rosana Paulino, artiste incontournable de la scène artistique brésilienne, investit, avec plus d’une dizaine d’œuvres majeures, le parcours d’exposition. Dessins, peintures, sculptures, vidéos, et installations en regard des documents historiques du musée sur plusieurs thématiques rendant hommage aux femmes afro-brésiliennes. Les femmes victimes de la traite atlantique et de l’esclavage colonial furent-elles des victimes comme les autres ? Quelles formes particulières de violence leur furent-elles infligées ? Quel rôle fondamental jouèrent-elles dans la transmission des savoirs hérités du continent africain ? Enfin, derrière le silence et le déni, de quelle force de résilience disposèrent-elles pour <em>tenir</em> ? Rosana Paulino, à travers les réponses que ses œuvres nous apportent, nous éclaire sur ces points en explorant ce qui subsiste et ce qui disparait.</p> <p>Enfin, l’artiste sénégalais Omar Victor Diop présente deux séries de photographies emblématiques. La première, intitulée <em>Diaspora</em>, inspirée de portraits réalisés entre le 15ème et le 19ème siècle, met en valeur des personnes ayant traversé les lignes de l’histoire coloniale européenne à l’époque moderne. Ainsi, c’est l’agentivité de ceux qui, depuis l’Afrique, furent les victimes ou les acteurs de ce passé, qui est mise en avant, leur individualité faisant force. La seconde série, intitulée <em>Liberty</em> évoque des moments-clés, fondateurs et fondamentaux, de la protestation noire à l’échelle mondiale et dans une dimension historique, des luttes anticoloniales dans les

  • Christiane Taubira: «L’esclavage et la traite sont irréparables»

    9 may 2026, 5:00 · 1h 14m

    <p>Le 18 février 1999, Christiane Taubira entre dans l’Histoire. Alors députée de la Guyane, elle porte devant l’Assemblée nationale française la proposition de loi affirmant que « <em>la traite et l’esclavage sont un crime contre l’humanité</em> ». Au-delà de l’hémicycle, elle s’adresse à la communauté humaine, prononçant un discours vibrant et mûrement réfléchi, sans aucune note écrite.</p> <p>Le 10 mai 2001, le Sénat vote à l'unanimité la loi par laquelle la France devient le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Mais comment réparer l’irréparable ? 25 ans après la promulgation de la loi qui porte son nom, Christiane Taubira accorde un long entretien à RFI et affronte la question des réparations.</p> <p> </p> <p><strong>Les livres de Christiane Taubira évoqués dans l’émission :</strong></p> <p><strong>- <a href="https://www.eyrolles.com/Litterature/Livre/l-esclavage-raconte-a-ma-fille-9782757858523/">L'esclavage raconté à ma fille. Éditions du Seuil</a></strong></p> <p><strong>- <a href="https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/mes-meteores-9782081278950/">Mes météores, combats politiques au long cours. Éditions Flammarion</a></strong></p> <p><strong>- <a href="https://www.eyrolles.com/Litterature/Livre/gran-balan-9782259305013/">Gran balan, La nuit leur appartient. Le malheur aussi. Éditions Plon</a></strong></p> <p> </p> <p><strong>► <a href="https://www.eyrolles.com/Accueil/Auteur/christiane-taubira-94341/">La bibliographie de Christiane Taubira</a></strong></p> <p>► <strong><a href="https://memoire-esclavage.org/pour-comprendre-la-loi-taubira-de-2001">Pour comprendre la loi Taubira</a></strong></p> <p>► <strong><a href="https://memoire-esclavage.org/">Le site de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage</a>.</strong></p>

  • Le Harlem marseillais de Claude McKay

    2 may 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Bienvenue dans le Harlem marseillais de Claude McKay. L’écrivain américain débarque dans la cité coloniale française dans les années 20, fréquente les dockers et les prostituées et raconte leur quotidien dans ses romans <em>Banjo</em> et <em>Romance in Marseille</em>. Une écriture poétique et politique sur la condition noire, précurseur de l’œuvre de Sembène Ousmane.</p> <p>Un reportage long format signé <strong>Daphné Gastaldi</strong> où l’on croise une chercheuse dépassionnée, un réalisateur fou de jazz, un éditeur téméraire et un journaliste fondateur du collectif Claude McKay, il s’appelle <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/en-sol-majeur/20210925-le-chapeau-musical-d-armando-coxe"><strong>Armando Coxe</strong></a> et la découverte du manuscrit <em>Romance in Marseille</em>, c’est lui ! </p> <p><em>Émission initialement diffusée en septembre 2022.</em></p> <p> </p> <p><strong><u>À lire</u> :</strong></p> <ul> <li><em>Romance in Marseille </em>et <em>Banjo</em>, les deux romans marseillais de Claude McKay</li> <li><em>Un si long chemin</em>, l’autobiographie de Claude McKay, éd. Héliotropismes (2021)</li> <li><em>Le docker noir</em>, de Sembène Ousmane, éd. Présence africaine (1956)</li> <li><em>Colporteurs africains à Marseille : un siècle d’aventures, </em>Sylvie Bredeloup et Brigitte Bertoncello, éd. Autrement (2004)</li> </ul> <p><strong><u>À voir</u> :</strong></p> <ul> <li><em>Claude McKay, de Harlem à Marseille</em>, réalisé par Mathieu Verdeil (2021)</li> <li><em>Et le vieux port fut condamné</em>, réalisé par Jean Dasque (1973).</li> <li> <p>De nombreux évènements célèbrent <strong><a href="https://www.mckay100ans.com/">le centenaire du séjour en France de Claude Mac Kay</a></strong></p> </li> </ul> <p> </p> <p> </p> <p><strong>Du 4 au 24 juillet 2026 : Spectacle Mc Kay « Kay! Lettres à un poste disparu » à Avignon, Théâtre des Halles à 21H30.</strong></p> <p> </p> <p><strong><a href="https://vimeo.com/864778568/fd672ecc74?share=copy">TEASER</a></strong> </p> <p><strong><a href="https://www.enelle.org/wp-content/uploads/2023/03/kay-dossier-de-presentation-2025.pdf">DOSSIER DE PRESSE</a></strong> </p> <p><strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iWNx9sD7IiI">CLIP d un single</a>.</strong> </p> <p> </p> <p>Le <strong>15 juillet 2026, 2 rencontres avec Alain Damasio, Mike Ladd, Pinar Selek, Carine Magen, Mathieu Verdeil & Lamine Diagne.</strong></p> <p> </p> <ul> <li class="pb"><strong>14h - Théâtre des Halles Avignon le 15 JUILLET </strong></li> <li><em>Table ronde « Claude McKAY Un poète face au chaos du monde ».</em> <p> </p> <p>Autour de la socio-anthropologue <strong>Carine Magen</strong>, grande connaisseuse des réalités du terrain international, se rassemblent la sociologue et militante <strong>Pinar Selek</strong>, l’écrivain d’anticipation <strong>Alain Damasio,</strong> le poète et performeur<strong> Mike Ladd,</strong> le documentariste <strong>Matthieu Verdeil</strong> et l’artiste des récits <strong>Lamine Diagne. </strong></p> <p>Cette rencontre réunit artistes, auteurs et penseurs venus d’horizons différents pour relire notre actualité à travers le prisme de la pensée de ce poète vagabond.</p> <p><strong><em>Comment la voix d’un écrivain du siècle passé peut-elle encore nous saisir avec autant d’acuité ? </em></strong>Que révèle-t-elle des inégalités sociales, des violences contemporaines, des désirs de justice qui traversent nos sociétés ?</p> <p><strong>.</strong><strong> 19h - jardin du Palais des Papes </strong>dans le cadre du Souffle d’Avignon (festival IN), <strong>Lecture et performance musicale d'Alain Damasio</strong>, Mike Ladd et Lamine Diagne avec Wim et Cédric Bec >>   <strong><a href="https://www.enelle.org/spectacle/cycle-mckay/">FIGHTING BACK ! Claude McKAY</a></strong>.</p> <p> </p> <p><strong>- CD ISSU DU SPECTACLE « Kay! Lettres à un poète disparu » (label maison bleue / socadisc / Absilone). </strong></p> <p><strong><a href="https://drive.google.com/file/d/1LjX

  • Que pensent les Russes de la guerre?

    25 abr 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Comment savoir ce que vivent et ce que pensent les Russes en temps de guerre quand s’informer est chaque jour plus compliqué et dangereux. Compliqué parce que la guerre a percuté et disloqué les réseaux habituels d’information des chercheurs et des journalistes spécialistes de la Russie, dangereux parce que celles et ceux qui sont nos sources d’information sont accusés par Moscou d’être des agents de l’étranger et sont réprimés.</p> <p>Néanmoins, d’autres façons de collecter les faits se sont peu à peu organisées et chercheurs et journalistes unissent leurs efforts pour continuer à travailler afin de savoir ce que pensent les Russes dans la diversité de leurs régions… au-delà de l’image d’une nation entièrement unie autour de son chef de guerre, Vladimir Poutine.</p> <p>Mais que nous racontent ces récits du quotidien, loin de la normalité affichée à Moscou ?</p> <p>« <em>J'ai vu aujourd'hui, dans la Deutsche Welle, une interview d’Oleg Orlov de Mémorial qui dit en substance, vous serez peut-être étonné de voir combien de gens vont dire qu'ils ne soutenaient pas le régime de Poutine lorsque Poutine ne sera plus là. J'ai plutôt tendance à être d accord avec cette affirmation. Je pense effectivement que la majorité des Russes ne soutient pas le régime, mais comme on dit en russe, il y a des nuances. Mais je voudrais dire que, y compris chez les pro-guerre, cette petite minorité des pro-guerre, on observe des changements aujourd'hui. On voit des choses écrites qui ressemblent à «</em> <em>mais attendez, c'est pas ça qu'on voulait</em> »<em>. On ne voulait pas qu'on nous caviarde les livres, on ne voulait pas la censure, on ne voulait pas non plus qu'on enlève tous les Ikea. Alors évidemment, ça peut provoquer une sorte de rire, de moquerie, mais on voit cette fracture aussi.</em> » Témoignage de Marina Prokovna, journaliste russe <em>(Nom modifié).</em></p> <p>Que pense la population d’un pays continent de plus de 17 millions de km2, la Russie, organisé en une fédération de 89 entités qui totalisent plus de 143 millions d’habitants qui s’expriment en de multiples langues… Une géographie humaine et inspirante pour notre sociologue invitée Françoise Daucé, directrice d’études à l’EHESS et membre du Centre d’études russes, caucasiennes, est-européennes et centre-asiatiques autrement dit le CERCEC, qu’elle a dirigé de 2015 à 2023, Elsa Vidal, longtemps rédactrice en chef pour la langue russe à RFI et aujourd’hui chroniqueuse internationale dans le journal de 20h de BFM, télévision française, le journaliste et militant russe Serguei Parkhomenko, à l’initiative du réseau<strong> <a target="_blank" href="https://redkollegia.org/"><em>Redkollegia</em></a></strong><em>, </em><em>qui est un réseau né il y a bientôt dix ans… donc bien avant l’agression russe du 24 février 2022 en Ukraine et Alain Blum, démographe et historien spécialiste des déplacements forcés et du goulag, représentant de Mémorial France.</em></p> <p>► <u><strong>À lire</strong></u><strong> :</strong></p> <p><em>- Que pensent les Russes ?</em> Par Elsa Vidal, éditions Gallimard</p> <p><em>- Genèse d’un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, </em>édition des mines, dirigé par Françoise Daucé avec B. Loveluck et F. Musiani</p> <p>- <em>Déportés pour l'éternité</em> (éditions de l'EHESS) : Alain Blum et Emilia Koustova, lauréats du Grand Prix des Rendez-vous de l'Histoire de Blois.</p> <p>► <strong><u>À découvrir</u> :</strong> Le site internet de <strong><a target="_blank" href="https://memorial-france.org/">Mémorial France</a>.</strong> </p>

  • Dakar 66, un printemps musical

    18 abr 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Retour à Dakar sur le Festival mondial des Arts nègres de 1966… un évènement initié par Alioune Diop, et porté par le président poète Léopold Sédar Senghor où la musique a joué un rôle central. L’espace d’un printemps, Dakar s’est transformé en une immense scène ouverte, expression de la créativité des artistes noirs, mais aussi affirmation d’une société nouvelle au diapason des indépendances africaines.</p> <p><strong><u>Avec la participation de</u> :</strong></p> <p><strong>- Magueye Kassé, </strong>professeur émérite</p> <p><strong>- Jann Passler, </strong>professeur émérite de l’Université de San Diego en Californie</p> <p><strong>- Saliou M'Baye, </strong>président du comité scientifique du colloque<strong> </strong>« Premier Festival mondial des Arts nègres: mémoire et actualités »</p> <p><strong>- Ibrahima Wane, </strong>professeur titulaire de littérature et civilisations africaines à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar</p> <p><strong>- David Murphy, </strong>professeur des études postcoloniales à l'Université de Stirling en Ecosse</p> <p><strong>- Roland Colin, </strong>ancien directeur de cabinet de Mamadou Dia, président du conseil sous la présidence de Senghor.</p> <p> </p> <p><em><strong>Un épisode documentaire de La Marche du monde, au son des archives de RFI et de la RTS que je remercie vivement, réalisé avec le soutien de la section sénégalaise de la communauté africaine de culture, organisatrice du colloque «</strong></em> <em><strong>Premier Festival mondial des Arts nègres</strong></em> <em><strong>: mémoire et actualités</strong></em> <em><strong>» en 2016. Merci à Marie-Aïda Diop et à toute l’équipe.</strong></em></p>

  • Les mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial

    11 abr 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Une enquête de Florence Morice en RDC auprès des dernières mamans d’enfants métis, privées de leurs bébés par les lois racistes de l’État colonial. Quel récit font-elles de leur maternité ? Que racontent leurs enfants lorsqu’elles ont pu les retrouver ? À travers l’histoire de Victorine et Elizabeth, nous découvrons les témoignages inédits d’une mère et de sa fille, éclairés par le travail de l’anthropologue Kristien Geenen sur les archives belges.</p> <p>Le 2 décembre 2024, l’État belge a été condamné par la Cour d’appel de Bruxelles pour crime contre l’humanité.</p> <p>C’est une décision qui brise un silence de plusieurs décennies, un silence enfin rompu par des enfants métis en quête de justice pour eux-mêmes et pour leurs mères congolaises en RDC.</p> <p>En cause : l’enlèvement, pendant la colonisation du Congo par la Belgique, d’enfants métis arrachés à leurs mères au nom d’une politique raciale assumée. Humiliées, privées de leurs enfants, effacées des récits comme des réparations, elles sont les grandes oubliées de l’histoire coloniale. Et sont les dernières à pouvoir encore parler. Au crépuscule de leur vie, elles ont accepté de se confier et de dire comment elles ont vécu leur histoire, alors qu’elles étaient de toutes jeunes filles.</p> <p>Que reste-t-il de ces maternités brisées ? En collaboration avec l’African Futures Lab, une organisation de recherche et de plaidoyer pour la justice raciale, Florence Morice s’est rendue en République démocratique du Congo à la recherche de ces femmes… elle a choisi de retracer les destins de Victorine et Elisabeth, une mère et sa fille, et avec elles, une histoire longtemps enfouie refait surface.</p> <p> </p> <p><strong><u>Pour aller plus loin</u> : </strong></p> <p>Fixer des parcours, négocier des décisions : l’enfance métisse au prisme des commissions de tutelle au Congo belge (1890-1960), <em>Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique</em>, 2025.</p> <p>Disponible en ligne : <a target="_blank" href="https://oap.unige.ch/journals/rhca/article/view/2346">https://oap.unige.ch/journals/rhca/article/view/2346</a></p> <p> </p> <p>Métisses. Cinq femmes contre un crime d'État</p> <p>Un film de Quentin Noirfalisse & Jean-Charles Mbotti Malolo.</p> <p>Bande annonce : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=vNRoEScnVCM">https://www.youtube.com/watch?v=vNRoEScnVCM</a></p> <p> </p> <p>L'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles du 12 décembre 2024.</p> <p><a target="_blank" href="https://www.unia.be/files/2024_12_02-Cour-Bruxelles.pdf">https://www.unia.be/files/2024_12_02-Cour-Bruxelles.pdf</a></p>

  • Comment restituer l’Histoire de Madagascar?

    4 abr 2026, 5:00 · 48 min

    <p>Au fil du récit de vie de Michèle Rakotoson, née en 1948 à Madagascar, un an après les massacres de 1947 qui ont bouleversé les destins de son père et de son oncle, nous revenons sur l’histoire longue de la colonisation depuis la conquête de la Grand Isle par l’armée de l’Empire français à partir de 1894 jusqu’à la révolte étudiante de 1972, dont la mémoire fait écho à la révolution Gen Z de 2025. </p> <p>Comment restituer l’histoire de Madagascar méconnue de ses propres enfants ? C’est la question partagée par tous nos invités. La romancière Michèle Rakotoson, distinguée à la fois par son pays, Madagascar, en tant que commandeur des Arts et des Lettres en 2012, l’année où l’Académie française lui remet la Grande médaille de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre, ainsi qu'à l’historien Samuel Sanchez autour de ses recherches sur les archives françaises et malgaches et l’auteur Johary Ravaloson autour du mot « <em>Mahaléo</em> » qui évoque la liberté.</p> <p><strong><u>Les livres de Michèle Rakotoson</u></strong> :</p> <ul> <li><em>Ambatomanga, le silence et la douleur</em> aux éditions Atelier Nomades</li> <li><em>Lalana</em> aux éditions Atelier Nomades</li> <li><em>Tovonay, l’enfant du Sud,</em> éditions collection Opération Bokiko</li> </ul> <p> </p> <p><strong><u>À lire également</u></strong> :</p> <ul> <li><strong><a href="https://www.hemisphereseditions.com/madagascar-une-approche-de-l-histoire">Madagascar, une approche par les documents</a></strong> co-dirigé par Samuel Sanchez, Philippe Beaujard et<strong> <a href="https://www.rfi.fr/fr/emission/20160403-afrique-globale-ocean-indien-partenaire-circulation-marchandises-croyances-esclave">Faranirina Rajaonah</a></strong></li> <li><strong><a href="https://www.asiatheque.com/fr/livre/80-mots-de-madagascar">80 mots de Madagascar</a></strong> de Johary Ravoloson</li> <li><strong><a href="https://boutique.laterit.fr/fr/59-mahaleo">Mahaleo</a></strong>, 40 ans d’histoire(s) de Madagascar de Fanny Pigeaud</li> </ul> <p>Découvrez sur YouTube le <strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=dqveeAem9WU">clip de Mahaleo pour l’inauguration de la fontaine du village d'Itremo</a></strong> en 2002.</p> <p>Nous avons le plaisir de vous présenter la collection documentaire de La Marche du monde, <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/africaines-queens/">Africaines Queens</a></strong>, abonnez-vous à notre podcast !</p>

  • Penser en toute indépendance avec Sophie Bessis, historienne de la Tunisie

    28 mar 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Historienne, politologue, féministe et journaliste, Sophie Bessis a le don de savoir naviguer entre les deux rives de la Méditerranée. Elle nous fait l’amitié de nous recevoir chez elle à Paris, histoire de croiser certains épisodes de sa vie personnelle avec l’Histoire de la jeune nation tunisienne qui célèbre cette année ses 70 ans d’indépendance.</p> <p>Au son de nos archives et des lectures de trois de ses livres, <em>Les Valeureuses,</em> consacré à cinq figures féminines de la liberté dans l’Histoire tunisienne, <em>Bourguiba, </em>biographie du père de la Tunisie moderne et <em>Je vous écris d’une autre rive, </em>lettre à la philosophe Hannah Arendt, Sophie Bessis conjugue l’art du récit avec sensibilité et pédagogie.</p> <p> </p> <p><u><strong>Trois livres de Sophie Bessis</strong></u></p> <ul> <li><em>Les Valeureuses, cinq Tunisiennes dans l’Histoire,</em> aux éditions Elyzad</li> <li><em>Bourguiba,</em> coécrit avec Souhayr Belhassen, aux éditions Elyzad</li> <li><em>Je vous écris d’une autre rive, lettre à Hannah Arendt,</em> aux éditions Elyzad.</li> </ul> <p>La marche du monde vous propose également sa collection de <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/africaines-queens/">podcast Africaines Queens</a></strong>, l’histoire de l’Afrique racontée par les Africaines elles-mêmes.  </p>

  • La guerre de la France au Cameroun

    21 mar 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Une guerre longtemps cachée, mais une guerre aujourd’hui reconnue par le président Emmanuel Macron, suite aux préconisations du rapport de la commission d’historiens camerounais et français, remis début 2025 aux présidents respectifs de la France et du Cameroun.</p> <p>Un rapport de plus de 1 000 pages réunissant quatorze historiennes et historiens, français et camerounais, un travail minutieux de recueil de témoignages et d’analyse d’archives parfois inédites, afin de préciser les responsabilités de chacun, avant et après l’indépendance du Cameroun.</p> <p>Le 1<sup>er</sup> janvier 1960, le Cameroun fête son indépendance sur fond de guerre civile, mais que s’est-il passé dans ces années 60 ? Qu’est-ce que la commission de 14 historiens camerounais et français a montré dans son rapport remis aux présidents Biya et Macron. Pourquoi la guerre se poursuit-elle contre les mouvements nationalistes et les opposants sous la Présidence de Amadou Ahidjo ?</p> <p>Grâce à la déclassification d’archives militaires et aux nombreux témoignages recueillis par la commission sur le terrain, cette histoire oubliée peut continuer de s’écrire et de se préciser, bien que la question du nombre exact de morts reste sans réponse, car il appartient aux autorités camerounaises de s’en saisir ou pas.</p> <p><em><strong>Merci à l’historienne Karine Ramondy ainsi qu’à Jean Koufan et Nadeige Ngo Nlend, deux collègues camerounais qui ont participé à la rédaction du rapport du volet « Recherche » de la Commission franco-camerounaise sur le rôle de la France au Cameroun entre 1945 et 1971.</strong></em></p> <p>Le rapport sur le rôle de la France dans la guerre au Cameroun <strong><a target="_blank" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/297054-rapport-du-volet-recherche-de-la-commission-france-cameroun">est à retrouver ici</a>.</strong></p> <p> </p> <p>À lire également <strong><a target="_blank" href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/leaders-assassines-en-afrique-centrale-1958-1961/12085?srsltid=AfmBOorfNzx1rBE623_R_STYygjzsaHO6xcypsH0ZWNYbVfnIE2Zdr_s">Leaders assassinés en Afrique centrale 1958-1961 de Karine Ramondy</a>.</strong></p> <p>Un grand merci au <strong><a target="_blank" href="https://www.facebook.com/mag.lhistoire/">magazine L’Histoire</a></strong> dont le numéro de décembre 2025 consacre un article à La guerre oubliée au Cameroun signé Karine Ramondy.</p> <p>Retrouvez-nous sur <strong><a target="_blank" href="https://www.facebook.com/p/La-Marche-du-Monde-RFI-100063598479009/?locale=fr_FR">notre page FB</a></strong> pour en savoir plus et gagner un magazine !</p> <p>La marche du monde vous propose également sa collection de <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/africaines-queens/">podcast Africaines Queens</a></strong>, l’histoire de l’Afrique racontée par les Africaines elles-mêmes.  </p> <p> </p> <p><strong><u>Pour aller plus loin</u> :</strong></p> <ul> <li><strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200628-leaders-assassinés-lumumba-à-um-nyobe-spéciale-indépendance-rdc">Leaders assassinés, de Lumumba à Um Nyobe - Spéciale indépendance RDC</a></strong></li> <li><strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/emission/20170107-cameroun-guerre-secrete-deltombe-domergue-tatsitsa">Cameroun : la guerre secrète</a>.</strong></li> </ul>

  • L’Esma, centre des crimes contre l’humanité de la dictature argentine

    14 mar 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Grâce aux archives de la dictature argentine et aux témoignages des parties civiles dans les procès, nous vous racontons le rôle de l’Esma, centre de détention emblématique de la terreur d’état du Général Vidéla (1976-1983). Surnommé le « Hitler de la Pampa » par les Argentins, le dictateur a mis en œuvre des centaines de centres de détention clandestins dans toute l’Argentine.</p> <p>Il a été condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité, des crimes aujourd’hui considérés « légitimes » par l’actuel président d’extrême droite.</p> <p> </p> <p><strong>Mais quel a été le rôle de l’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires ?</strong></p> <p>L’Esma, l’École de mécanique de la marine à Buenos Aires a été le plus grand centre de détention, de torture et de disparitions forcées des opposants à la dictature argentine de 1976 à 1983. Pour comprendre et expliquer cliniquement l’«inimaginable », nous revenons sur l’archéologie de ce lieu emblématique de la répression, et sur ce que sont les crimes contre l’humanité.</p> <p>Parmi les 5 000 personnes détenues, seules 300 environ en sont rescapées. L’atrocité des crimes s’est prolongée au-delà de ces murs, avec la traque jusqu’à l’étranger et les traumatismes intimes et collectifs qui perdurent : disparition des corps, vol des enfants, falsification des traces, spoliation des biens comme nous pouvons l’entendre aux sons de nos archives sonores.</p> <p>Si l’Esma est un des plus terrifiants symboles de la dictature, de quoi le terrorisme d’État des années 70 est-il le nom ? Persécution de l’ennemi intérieur dans toutes les dimensions de son existence, perversité des interactions et revenus économiques tirés de ce dispositif. Face à cette expérience d’anéantissement, les processus de mémoire, vérité et justice, ainsi que le travail des chercheurs, archivistes et juristes sciences sont essentiels.</p> <p> </p> <p><strong><u>Avec nos invitées</u> :</strong></p> <p><strong>- Marina Franco</strong>, membre fondatrice du Centre d’Histoire du temps présent de l’École interdisciplinaire des Hautes études en Sciences sociales à Buenos Aires, chercheuse au CONICET, Conseil national de la recherche scientifique et technique en Argentine (francophone en studio)</p> <p><strong>- Martine Sin Blima</strong>, conservatrice du Patrimoine aux Archives nationales de France, et responsable notamment des archives filmés des procès de crimes de génocide et crimes contre l’humanité</p> <p><strong>- Monica Swaig</strong>, juriste pour les parties civiles dans les procès (téléphone, francophone).</p> <p>Aux sons de nos archives. Merci à Laurence Sarniguet de la sonothèque de RFI.</p> <p><strong><u>À lire</u> :</strong> Crimes contre l’humanité à l’Esma. Anatomie d’un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983)</p> <p>Dirigé par <strong><a target="_blank" href="https://anamosa.fr/auteur-autrice/marina-franco/">Marina Franco</a></strong> et <strong><a target="_blank" href="https://anamosa.fr/auteur-autrice/claudia-feld/">Claudia Feld</a></strong>, avec les contributions de Hernán Confino, Rodrigo González Tizón (historiens), Luciana Messina (anthropologue) et Valentina Salvi (sociologue) et Alice Beriot pour la traduction (doctorante en anthropologie politique).</p> <p><em>«</em> <em>Ce livre est en cela un avertissement sur « ce que le pouvoir illimité peut faire aux individus, sur le danger que représente la montée de l’autoritarisme niant le droit à l’existence de certains, et sur les formes les plus subtiles que peut prendre la cruauté</em> <em>». Note des éditions Anamosa.</em></p> <p>À découvrir notre nouveau <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/africaines-queens/">podcast Africaines Queens</a></strong>, l’histoire racontée par les femmes elles-mêmes !</p>

  • À l’école des femmes afghanes

    7 mar 2026, 6:00 · 48 min

    <p>« <em>Mon espoir est que les portes de l’éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie.</em> »</p> <p>Aïcha Sana s’adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l’est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l’école.</p> <p>Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l’éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l’Unicef, plus de 2.2 millions d’Afghanes sont exclues des salles de classe.  </p> <p>Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d’accès à l’éducation ? Et quelle mémoire gardent de l’école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s’est développée l’éducation pour toutes et tous sous la période communiste ?</p> <p>Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d’éducation dans leur pays.</p> <p><em>À l’école des femmes afghanes</em>, c’est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde.</p> <p>À découvrir également, le <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/africaines-queens/">podcast « Africaines Queens »</a></strong>, l’histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes.</p> <p> </p> <p><strong>À l’école des femmes afghanes</strong></p> <p>Un siècle après l’ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l’éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu’il accède au pouvoir, l’une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d’étudier et de travailler.</p> <p>Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d’Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l’époque d’Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles).</p> <p>Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d’infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ».</p> <p>Cependant, cette initiative a suscité l’opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l’Est, ont éclaté sous la direction de <em>God Mullah</em>, le mollah boiteux.</p> <p>Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l’insurrection dite « saqawie ».<strong> </strong></p> <p>L’un des principaux arguments avancés contre les réformes d’Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu’il envoyait des jeunes filles afghanes à l’étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l’étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier.</p> <p>Durant la période saqawie, le règne d’Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l’étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l’éducation des garçons. Dans une déclaration d’Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint.</p> <p>Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d’Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929.<strong> </strong>Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l’espace éducatif a été réouvert…</p> <p>Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles

  • Africa Twist, dans l’œil du photographe Malick Sidibé

    28 feb 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Photographié par Malick Sidibé, un couple gesticule joyeusement dans un club à Bamako. Nous sommes dans les années 60 et pour la première fois, la jeunesse bamakoise s’émancipe des codes traditionnels. Mais, elle n’est pas la seule. À Dakar, Ouagadougou ou Abidjan, les transistors diffusent les chansons des idoles des jeunes, de Johnny Halliday à Boubacar Traoré en passant par Aretha Franklin. Urbaine et scolarisée, la génération yéyé danse pour s’émanciper !</p> <p>10 ans après la disparition de « l’œil de Bamako », Reporters sans Frontières lui consacre un album. 100% des bénéfices de cet album « Malick Sidibé » financeront les actions de RSF de manière concrète. Chaque album vendu permet à RSF de défendre la liberté de la presse partout dans le monde. <strong>Avec</strong> : <strong>André Magnien</strong>, commissaire de l’exposition Malick Sidibé, Une jeunesse moderne ; <strong>Ophélie Rillon, </strong>historienne spécialiste des luttes sociales et politiques au Mali ; le témoignage de <strong>Soro Solo</strong>, adolescent à Abidjan dans les années 60, ancien producteur de l’Afrique en Solo sur France Inter.</p> <p>Et la voix du photographe <strong>Malick Sidibé</strong> (archives RFI/INA).</p> <p>- S’informer sur la liberté de la presse avec <strong><a href="https://rsf.org/fr">RSF</a></strong></p> <p>- Découvrir les expos Malick Sidibé</p> <p>- <strong><a href="https://www.magnin-a.com/">À Paris, Malick Sidibé, Une jeunesse moderne</a></strong></p> <p>- <strong><a href="https://www.moma.org/calendar/exhibitions/5755">À New-York, Idées d’Afrique</a></strong></p> <p>- <strong><a href="https://www.moma.org/artists/26555-malick-sidibe">Malick Sidibé, 1936-2016</a></strong></p>

  • Les archives sonores inédites de Claude Lanzmann, réalisateur du film Shoah

    21 feb 2026, 6:00 · 48 min

    <p>L’exposition « Shoah » de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits propose de découvrir les archives sonores de la préparation du film monument « Shoah », une œuvre devenue une référence dans sa représentation du génocide perpétré par les nazis contre six millions de juifs.</p> <p>Pendant les nombreuses années de préparation qui ont précédé le tournage, Claude Lanzmann et ses assistantes Corinna Coulmas et Irena Steinfeldt-Levy ont effectué des recherches dans différents pays et mené d’innombrables entretiens préalables, enregistrés sur bande magnétique. Cette collection Lanzmann est conservée au Musée juif de Berlin grâce au don de l’Association Claude et Félix Lanzmann. Ce fonds constitué de 220 heures d’enregistrements audio en huit langues, est inscrit au registre de la « Mémoire du monde » de l’Unesco, tout comme le film « Shoah ».</p> <p>Comment Claude Lanzmann a-t-il procédé pour préparer ce film dont il a l’intuition qu’il sera très long ? Qui sont les témoins qu’il va souhaiter rencontrer et de quelle façon va-t-il les interviewer ? Quelle est son écoute des victimes juives ? Comment fait-il face aux criminels nazis ? Et pourquoi attendra-t-il si longtemps avant de se rendre en Pologne ? Enfin, à quel moment Claude Lanzmann a-t-il compris que le sujet de son film était l’extermination ?</p> <p>Avec <strong>Tamar Lewinsky,</strong> historienne et conceptrice de l’exposition <em>Shoah de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits</em> du Musée Juif de Berlin ; <strong>Sophie Nagiscarde</strong>, responsable des activités culturelles du Mémorial de la Shoah à Paris ; <strong>Ania Szczepanska</strong>, universitaire à Paris 1 Panthéon Sorbonne et réalisatrice de documentaires. Et avec la participation de <strong>Dominique Lanzmann</strong>.</p> <p> </p> <p>- À voir l’exposition<strong> « Shoah » de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits au Mémorial de la Shoah à Paris.</strong></p> <p>- À voir l’exposition <strong>Claude Lanzmann </strong>Les enregistrements au <a target="_blank" href="https://www.museumsportal-berlin.de/fr/expositions/claude-lanzmann"><strong>Musée juif de Berlin</strong></a>.</p>

  • Camara Laye, l’enfant rebelle d’une utopie panafricaine

    14 feb 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Nous sommes en 1955 et pour la première fois, la radio de la France d’Outre-mer diffuse une œuvre africaine. Il s’agit de l’adaptation du premier roman de Camara Laye « <em>L’enfant noir</em> ». L’auteur guinéen fait la Une de la presse à la sortie de son premier roman en 1953. Et c’est bien « <em>L’enfant noir</em> » que la radiodiffusion d’Outre-mer choisit pour « <em>sa première production authentiquement africaine</em> », comme l’annonce alors son directeur Pierre Schaeffer.</p> <p>Mais pour quelles raisons les <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/médias/">médias</a></strong> de l’empire français jettent leur dévolu sur Camara Laye ou encore sur Fodéba Keïta et ses ballets africains qui signent la bande originale de « <em>L’Enfant noir</em> » version radiophonique. Dans quel état d’esprit évoluent ces artistes et auteurs guinéens dans les années 50, années d’expressions nationalistes où un certain Sékou Touré donne de la voix comme bien d’autres militants indépendantistes ? Comment Camara Laye embrasse les idéaux de la révolution guinéenne ? Pourquoi décide-t-il de fuir pour Dakar en 1966 ? Et surtout, de quelle façon Camara Laye va-t-il s’engager dans l’opération Mar Verde, dont le but était de faire tomber le régime de Sékou Touré ?</p> <p>Un épisode documentaire de LMDM inspiré par l’enquête passionnante de notre invitée <strong>Elara Bertho</strong> dans les archives publiques et privées guinéennes.</p> <p>Les livres d'Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS.</p> <ul> <li>Conakry, une utopie panafricaine, aux éditions CNRS</li> <li>Un couple panafricain. Miriam Makeba et Stokely Carmichaël en Guinée, aux éditions Rot Bo Krik.</li> </ul> <p><strong>Coupures de journaux - Camara Laye - Fodéba Keïta.</strong></p>

  • Global Lumumba

    7 feb 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Adulé par beaucoup, conspué par certains, le premier Premier ministre de la République du Congo Patrice Lumumba est devenu une référence internationale. La Revue d’Histoire Contemporaine de l’Afrique a consacré son 5ème numéro à Patrice Emery Lumumba afin de comprendre les mécanismes de construction d’une figure politique africaine mondialement connue, notamment en raison de son assassinat, commémoré de Paris à Kinshasa en passant par Pékin ou Accra. (Rediffusion)</p> <p>« <em>Lumumba est un phénomène »,</em> écrivent nos deux invitées historiennes <strong>Élisabeth Dikizeko </strong>et <strong>Karine Ramondy,</strong> un phénomène global, imprimé dans les mémoires politiques, populaires et culturelles, transmises à ses héritiers, lumumbistes, artistes et militants, dans le monde entier.</p> <p>Les enfants de Patrice Lumumba, dont son fils cadet Roland disparu le 28 janvier 2026, très actif dans les démarches judiciaires visant à faire la lumière sur l’assassinat de son père en 1961, attendent le verdict du procès qui s’est ouvert à Bruxelles. Après des années d’enquête, le parquet fédéral a requis l’ouverture d’un procès pour « détention ou transfert illicite d’un prisonnier de guerre », « privation du droit à un procès équitable » et « traitements inhumains et dégradants. » En Belgique, un seul homme peut encore répondre d'une éventuelle responsabilité pénale, il s’agit de l'homme d'affaires et ancien diplomate Étienne Davignon, 93 ans.</p> <p><strong><u>À lire</u> :</strong> Revue d'histoire contemporaine de l'Afrique : <strong><a target="_blank" href="https://oap.unige.ch/journals/rhca">Global Lumumba. Retours sur la construction d'une icône internationale</a></strong> </p> <p><strong><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=AyK9Dr31XZA">La vidéo de La Marche du monde «Global Lumumba» est disponible sur la chaîne YouTube de RFI.</a></strong></p>

  • Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 2)

    31 ene 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Radio Totchka, c’était la voix du pouvoir, dont la présence sonore s’imposait aux Bulgares dans leur espace privé, mais aussi dans leur espace public, puisque les programmes étaient diffusés dans la rue par des haut-parleurs, mais aussi à la mairie, à la poste, ou encore à l’usine ! Une radio dont la mémoire sonore réactive à la fois les bons et les mauvais souvenirs d’un monde communiste aujourd’hui disparu.</p> <p>Dans le premier épisode, nous avions suivi les tribulations de l’ethnologue Olivier Givre et du créateur sonore Raphaël Cordray à la recherche de Radio Totchka, petit haut-parleur en plastique importé d’URSS et placé dans les murs des habitations, dont les Bulgares ne pouvaient pas changer la station ! Entre information, musique et propagande, les programmes de Radio Totchka ont marqué plusieurs générations de Bulgares jusqu’à la fin des années 80, la chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’Union soviétique et la fin du régime communiste dans leur pays devenu la Bulgarie, aujourd’hui intégrée à l’Europe et à la zone euro.</p> <p>Dans ce second épisode, nous retrouvons l’ethnologue <strong>Olivier Givre </strong>et<strong> </strong>le créateur sonore<strong> Raphaël Cordray </strong>en Bulgarie à la recherche des anciens animateurs de Radio Totchka, dans l’espoir de retrouver des archives radiophoniques non conservées par l’État. Comment étaient fabriqués les programmes de Radio Totchka, depuis les années 40 jusqu’au fameux « changement » du 9 novembre 1989, date de la chute du mur de Berlin et de l’effondrement du bloc communiste…</p> <p><strong>Olivier Givre </strong>est maître de conférences en Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2007.</p> <p>Ses travaux concernent principalement l’Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses.</p> <p>Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création.</p> <p><strong><a href="https://www.iufrance.fr/les-membres-de-liuf/membre/2950-olivier-givre.html">Membre de l’Institut Universitaire de France</a></strong></p> <p><strong><a href="https://anthropolyon.hypotheses.org/">Anthropologie à Lyon2</a></strong></p> <p><strong><a href="https://pul.univ-lyon2.fr/menu/nouvelles-ecritures-de-lanthropologie/45">Nouvelles Écritures de l’Anthropologie</a></strong></p> <p><u>Dernière publication</u> :</p> <p><strong><a href="https://www.karthala.com/accueil/3663-10260-les-balkans-en-transformation.html#/22-ebook-papier">Collectif Balkabas, <em>Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison</em>, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025</a></strong></p> <p><strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-marche-du-monde/20260124-radio-totchka-mémoire-sonore-du-communisme-épisode-1">Écoutez LMDM, le premier volet de LMDM avec Olivier Givre</a>.</strong></p> <p> </p> <p><strong>Vous pouvez écouter en intégralité les trois derniers épisodes de la série ici :</strong></p> <p><strong>- <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Vd1BF4bjwzg">À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 4 : Entre technique et idéologie</a></strong></p> <p><strong>- <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wveaFCuphm4">À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 5 : Les voix de radiotočka</a></strong></p> <p><strong>- <a href="https://www.youtube.com/watch?v=4QUnbteO6OE">À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 6 : Voyage au bout d’une mémoire sonore</a></strong>.</p>

  • Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 1)

    24 ene 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Radio Totchka ! J’imagine que tout comme moi, vous n’en avez jamais entendu parler… et pourtant, ce petit poste de radio a accompagné la vie quotidienne de millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui ont grandi dans ce que l’on appelait à l’époque le bloc de l’Est. Que ce soit en Union Soviétique ou dans les pays communistes comme la Bulgarie située en Europe du sud-est, dans les Balkans. </p> <p>À partir de 1947, la Bulgarie s’est massivement équipée en matériel de diffusion radiophonique, sous l’influence de l’Union Soviétique, c’est ainsi qu’apparait radiotočka, ce qui signifie littéralement point radio. Une radio que l’on ne pouvait pas éteindre et dont on ne pouvait pas changer la station. Radio Totchka était présente dans toutes les cuisines des habitations bulgares, ainsi que dans l’espace public, pour diffuser des émissions nationales et des programmes locaux, entre information et propagande.</p> <p>Dans ce premier épisode, nous partons en Bulgarie à la recherche de Radio Totchka avec pour guide l’ethnologue <strong>Olivier Givre </strong>et<strong> </strong>le créateur sonore<strong> Raphaël Cordray. </strong>Que reste-t-il de radiotočka ? Quelle était sa portée auprès des gens ? De quoi est faite la mémoire sonore du communisme en Bulgarie ?</p> <p>La Bulgarie a été occupée par l’Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de 1944 à 1947, et devient République Populaire de Bulgarie dès 1946 avec une nouvelle constitution ratifiée fin 1947, calquée sur la constitution soviétique de 1936.</p> <p>Parti communiste unique et répression des opposants dominent la vie politique de la République Populaire de Bulgarie jusqu’à la chute du Mur de Berlin en 1989 suivi de l’effondrement de l’URSS en 1991… c’est alors que le pays change de nom et devient la Bulgarie, membre de l’Union européenne depuis 2007 et de la zone euro depuis 2026 !</p> <p><strong>Olivier Givre </strong>est maître de conférences en Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2007.</p> <p>Ses travaux concernent principalement l’Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses.</p> <p>Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création.</p> <p><strong><a href="https://www.iufrance.fr/les-membres-de-liuf/membre/2950-olivier-givre.html">Membre de l’Institut Universitaire de France</a></strong></p> <p><strong><a href="https://anthropolyon.hypotheses.org/">Anthropologie à Lyon2</a></strong></p> <p><strong><a href="https://pul.univ-lyon2.fr/menu/nouvelles-ecritures-de-lanthropologie/45">Nouvelles Écritures de l’Anthropologie</a></strong></p> <p>Dernière publication :</p> <p><strong><a href="https://www.karthala.com/accueil/3663-10260-les-balkans-en-transformation.html#/22-ebook-papier">Collectif Balkabas, <em>Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison</em>, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025</a></strong></p> <p><strong><u>Vous pouvez écouter en intégralité les trois premiers épisodes de la série ici</u> :</strong></p> <p><strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=7rOjh4e-Dms">À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 1 : Comment ça, tu ne connais pas radiotočka ?</a></strong></p> <p><strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=W2sRNZDSIIE">À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 2 : Radiotočka habitait dans ma cuisine</a></strong></p> <p><strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=aCMF-4tBDIg">À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 3 : Les fantômes de radiotočka</a>.</strong></p>

  • Paroles de sauveteurs en mer face à la détresse des migrants

    17 ene 2026, 6:00 · 48 min

    <p>Emmanuel Pelletier dit « Manu » est sauveteur en mer à la station SNSM, Société nationale de sauvetage en mer, de Dunkerque, ville portuaire du nord de la France, d’où l’on peut deviner les côtes anglaises par temps clair. Manu est assis face caméra dans la cabine exiguë du Jean-Bart 2, nom de baptême du bateau dans lequel il a accepté de parler de son expérience en mer face aux migrants.</p> <p>Sa voix est l’une des voix du documentaire « One by One », réalisé par Camille Guigueno où la parole est donnée à celles et ceux qui ont décidé de s’engager bénévolement dans la plus belle et la plus tragique des aventures : le sauvetage des vies humaines.</p> <p>Dans le port de plaisance de Dunkerque, le Jean Bart II, nom de baptême du canot de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), se tient prêt à appareiller à toute heure du jour ou de la nuit. Ses membres d’équipage sont des bénévoles, ils portent assistance aux personnes en difficulté en mer, généralement des marins ou des plaisanciers. Mais depuis les accords du Touquet, signés le 4 février 2003 entre la France et le Royaume-Uni (ensemble de traités bilatéraux qui ont pour objectif de renforcer la gestion conjointe des frontières et le contrôle de l'immigration illégale) de plus en plus de femmes, d’hommes et d’enfants s’embarquent sur des bateaux de fortune pour tenter de franchir le détroit du Pas-de-Calais vers l’Angleterre et le nombre de naufragés exilés augmente.</p> <p>En mer face aux migrants, comment procèdent les sauveteurs bénévoles ? Depuis combien d’années ? À quoi et à qui font-ils face ? Est-ce leur rôle ? Et quels sentiments les traversent alors qu’ils sont les seuls à intervenir dans le détroit du Pas-de-Calais ? Ce sont les questions auxquelles le film « One by one » tente de répondre, avec sobriété et humanité… en filmant au plus près les visages des sauveteurs.</p> <p>Un premier documentaire prometteur, une expérience de réalisation émotionnellement éprouvante pour ses protagonistes et ses auteurs, Camille et Vincent Guigueno. C’est aussi une histoire de transmission par le cinéma entre un père et son enfant devenu adulte… comme un rituel de passage dont on sort forcément transformé.</p> <p>Aux sons des témoignages de leur film, Camille et Vincent nous racontent comment ils ont pu gagner la confiance et partager le quotidien de ces sauveteurs bénévoles qui risquent leur vie tous les jours pour sauver celle des autres. Un récit bouleversant et profondément humain en avant-première sur RFI !</p> <p> </p> <p><strong>À vos agendas pour les prochaines projections du film <em>One by one</em></strong><u> </u></p> <p>- <strong><a href="https://hydromusee.saint-malo.fr/programmation/one-by-one/">le 4 février à Saint-Malo en partenariat avec le Musée Maritime</a></strong></p> <p>- <strong><a href="https://www.fmsh.fr/agenda/projection-du-film-one-one">le 18 février à Paris à la Fondation Maison des Sciences de l’homme</a></strong> </p> <p>- Une tournée en région Hauts-de-France en avril en partenariat avec les stations SNSM </p> <p>- Une prochaine diffusion du film à la télévision sur France 3 Hauts-de-France et en ligne sur france.tv en 2026. </p> <p> </p> <p><strong>Pour connaitre toutes les prochaines projections et diffusions, suivez les réseaux du film : </strong><strong><a href="https://gw000151-eu.fortimail.com/fmlurlsvc/?fewReq=:B:JVUzODw7My9/NDsnOS9gbTQ5ODM5OC96YG5naH18e2w0bTFoMG0wPm9vam0/Pzg9Ojo7Ozo8Oms9OzFoajtqPzsxPmhsaDBvPy99NDg+PzE7OzA6PzAveGBtND85SkxnXUtKOTk+PzkxJD85SkxnXUtMOTk+PzkxL3tqeX00X2hlbHtgbCdHQF9MRUZHSXtvYCdvey9qNDo+L2FtZTQ5&url=https://www.instagram.com/one_by_one_lefilm/">Instagram One by one</a> et </strong><strong><a href="https://gw000151-eu.fortimail.com/fmlurlsvc/?fewReq=:B:JVUzODw7My9/NDsnOS9gbTQ5ODM5OC96YG5naH18e2w0bD1rMDFvOTs5ajg8aj4wPDo+MD89bG9rOD06PTo8aG0/MThoaGw6Oy99NDg+PzE7OzA6PzAveGBtND85SkxnXUtKOTk+PzkxJD85SkxnXUtMOTk+PzkxL3tqeX00X2hlbHtgbCdHQF9MRUZHSXtvYCdvey9qNDo+L2FtZTQ5&url=https://www.facebook.com/onebyonelefilm">