RFI

Le grand invité international

Francia

<p>Du lundi au jeudi, Arnaud Pontus, le vendredi et le samedi, Clotilde Dumay, reçoivent une actrice ou un acteur de la scène politique, culturelle, sportive, économique, sociale pour réagir à l’actualité internationale. Émission préparée par Camille Nerant. </p> <p>Diffusion : du lundi au samedi à 6h20 TU.</p>

episodios

  • Thomas Zicman de Barros: «Lula a déjoué les sondages, c'est une grande surprise»

    26 oct 2026, 8:30 · 8 min

    <p>Thomas Zicman de Barros, docteur associé au Centre de recherches politiques (Cevipof), spécialiste des populismes au Brésil et chroniqueur à la rédaction brésilienne de RFI, est l'invité de RFI ce 26 octobre 2026. Lula réélu président du Brésil pour un 4ème mandat. Son adversaire Flavio Bolsonaro conteste le résultat et demande l'annulation du scrutin.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/amériques/20261026-lula-bat-flavio-bolsonaro-et-est-réélu-président-du-brésil" class="a-read-more__link">Lula bat Flavio Bolsonaro et est réélu président du Brésil à la surprise générale</a></p>

  • COP-17 Biodiversité: il n'y a «pas d'avancée dans les décisions humaines et l'action», déplore Marc-André Selosse

    24 oct 2026, 10:22 · 9 min

    <p>Dans une semaine se terminera la COP-17 sur la biodiversité qui se tient en ce moment à Erevan en Turquie. Cette conférence se situe à mi-parcours de la mise en œuvre du cadre mondial adopté en 2022 pour tenter de restaurer la nature. 23 objectifs sont inscrits sur l'accord de Kunming-Montréal qui prévoit de protéger 30 % des terres et des océans d'ici 2030 et de restaurer 30 % des écosystèmes dégradés. Quatre ans avant la date du butoir pour cet accord, où est-ce qu'on en est ? Le biologiste Marc-André Selosse, spécialiste du sol, des plantes et des champignons, est ce samedi 24 octobre le grand invité international de RFI.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/environnement/20261019-cop17-biodiversité-quatre-ans-après-l-accord-historique-de-montréal-passer-des-paroles-aux-actes" class="a-read-more__link">COP17 Biodiversité: quatre ans après l'accord historique de Montréal, passer des paroles aux actes</a></p>

  • Jean-Laurent Cassely: «Depuis une décennie, la France vit des éruptions à intervalles réguliers»

    23 oct 2026, 9:49 · 8 min

    <p>L'essayiste Jean-Laurent Cassely est vendredi 23 octobre le grand invité international de RFI. Manifestations des lycéens, étudiants, syndicats, la France grouille contre la vie chère et les revendications des actifs et de la jeunesse. Elle est secouée par des mouvements sociaux ponctués par la casse la semaine dernière, le gouvernement répondant par le sécuritaire. Le coauteur de <em>Nous, les Français : raconter la France comme les politiques ne le feront jamais </em>aux éditions Robert Laffont analyse cette séquence de colère et de violence que le pays est en train de vivre à six mois de la présidentielle.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/france/20261021-crise-sociale-en-france-pris-pour-cible-emmanuel-macron-riposte-et-assume-son-action" class="a-read-more__link">Crise sociale en France: pris pour cible, Emmanuel Macron riposte et assume son action</a></p>

  • Albanie: «Les manifestants veulent la démission d'Edi Rama parce qu'il concentre tous les pouvoirs»

    22 oct 2026, 8:30 · 7 min

    <p>Bâtiments incendiés, commerces vandalisés, bureaux saccagés : ce sont des scènes de violence inédites que l’on a vues ces derniers jours non pas à Paris, mais à Tirana. La capitale de l’Albanie est en proie à une contestation chaque jour plus brutale : les étudiants, qui se sont mobilisés à l'origine pour dénoncer la corruption et pour demander des moyens supplémentaires pour les universités, réclament à présent le départ d'Edi Rama, le Premier ministre albanais au pouvoir depuis 13 ans. Besnik Mustafaj, écrivain, ancien ambassadeur d’Albanie en France, répond aux questions de Daniel Vallot.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20261020-albanie-face-aux-protestations-le-premier-ministre-edi-rama-veut-rester-au-pouvoir" class="a-read-more__link">Albanie: face aux protestations, le Premier ministre Edi Rama «veut rester au pouvoir»</a></p>

  • Erika Campelo: «Une "armée de Lula" s'est levée sur les réseaux sociaux au Brésil»

    21 oct 2026, 8:31 · 8 min

    <p>Quatre jours avant le second tour de l'élection présidentielle, l'écart se resserre entre le président Lula et son adversaire d'extrême droite Flavio Bolsonaro. Arrivé en deuxième position au soir du premier tour, le dirigeant brésilien a rattrapé son retard dans les intentions de vote en mobilisant la rue et les réseaux sociaux. La stratégie sera-t-elle payante dimanche prochain ? Erika Campelo, secrétaire générale de l'association Autres Brésils est la Grande Invitée Internationale de RFI.   </p>

  • Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information

    20 oct 2026, 7:14 · 8 min

    <p>Laurent Lafon, sénateur du Val-de-Marne, groupe Union Centriste et Indépendants, co-rapporteur de la mission d’information sur les zones grises de l’information est le grand invité international de RFI. Il revient sur les violences du week-end en France, la désinformation sur les réseaux sociaux, les risques d’ingérences étrangères à l’approche de la présidentielle et la régulation des plateformes numériques et de l’intelligence artificielle.</p>

  • Mobilisation en France: «Ces images renforcent la vision d'une France déclinante et incontrôlable»

    19 oct 2026, 7:29 · 9 min

    <p>Le général Dominique Trinquand, ancien chef militaire de la mission militaire française auprès des Nations unies, est notre invité. Il analyse les violences survenues en France, les failles du dispositif de maintien de l’ordre et les conséquences politiques de ces débordements. Il revient également sur la tournée du président français dans le Golfe pour sécuriser les approvisionnements en carburant, les tensions autour du détroit d’Ormuz et les critiques de Donald Trump à l’égard de Volodymyr Zelensky.</p>

  • Attaques houthies sur l'Arabie saoudite: «Les moyens de défense saoudien sont sans doute insuffisants»

    16 oct 2026, 8:06 · 8 min

    <p>Le Conseil de sécurité des Nations unies condamne « l<em>'intensification</em> » des attaques houthies contre l'Arabie saoudite. Les frappes quotidiennes contre le royaume saoudien sont pointées du doigt, particulièrement celle qui a fait 13 morts, le week-end dernier, à l'aéroport international de Riyad. Alors l’Arabie saoudite est-elle dans une impasse ? Les exportations de la monarchie pétrolière qui sont déjà perturbées à l’Est, dans le détroit d’Ormuz, sont désormais maintenant perturbées au sud-ouest, au niveau du détroit de Bab el-Mandeb, rejoint par les Houthis le mois dernier, après une offensive, au Yémen, en direction de la mer Rouge. Malgré le soutien saoudien apporté aux forces gouvernementales yéménites pour tenter de faire reculer ces rebelles pro-iraniens, ils exercent toujours leur pouvoir de nuisance contre Riyad. François Gouyette, ancien ambassadeur français en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, est notre invité.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20261014-les-gens-ne-paniquent-pas-comment-riyad-vit-sous-la-menace-des-attaques-houthies" class="a-read-more__link">«Les gens ne paniquent pas»: comment Riyad vit sous la menace des attaques houthies</a></p>

  • Evo Morales: aujourd'hui en Bolivie «politiquement, les États-Unis commandent. Économiquement, le FMI décide»

    15 oct 2026, 9:11 · 8 min

    <p>L'ancien président bolivien (2006-2019) Evo Morales, est l'invité de RFI ce 15 octobre 2026. Il a reçu le correspondant de RFI, Nils Sabin , dans son bastion du Tropique de Cochabamba, dans le centre de la Bolivie, où il vit retranché depuis 2 ans. Poursuivi par un juge pour traite de mineure, il rejette les accusations et défend son bilan politique. Entretien.</p> <p><strong>RFI : Evo Morales, cela fait maintenant deux ans que vous êtes retranché dans votre bastion du Tropique de Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Un juge du département de Tarija a émis un mandat d’arrêt contre vous, pour traite de mineure. On va y revenir. A certains égards, votre quotidien pourrait s’apparenter à celui d’un fugitif, est-ce que c’est le cas ?</strong></p> <p><strong>Evo Morales :</strong> Parfois, des [sources] militaires ou de la police nous informent qu’il y a des plans [pour m’arrêter]. Par exemple, pour le 13 juin, l'actuel ministre de la Défense a dit : « <em>le 13 juin Evo [doit être] arrêté, mort ou vif</em> ». Alors, quand il y a ce type d’information, je sors peu d'ici. Et quand ils nous informent que les groupes de renseignement se sont retirés, alors je sors assister à des réunions, je vais travailler mon champ. Mais ces informations, je ne veux pas vous en parler, pour des raisons de sécurité.</p> <p><strong>Vous refusez de répondre à une convocation judiciaire dans le cadre d'une affaire de traite de mineure. Vous êtes accusé d’avoir eu une relation avec une mineur de 15 ans en 2015, alors que vous étiez président. Qu'est-ce que vous répondez à ces accusations ? Et pourquoi ne pas vous présenter devant la justice ?</strong></p> <p>Depuis 30, 35 ans, on m'accuse. Evo, terroriste. Evo, narcotrafiquant. Avec l’ancien président Luis Arce, ils ont seulement ajouté « Evo pédophile ». Dans cette affaire de Tarija, est-ce que je connais la jeune fille ? Oui. Mais elle ne porte pas plainte et sa famille non plus. Donc s'il n'y a pas de victime, il n'y a pas de délit.</p> <p>Il y a quelques semaines ou quelques mois, je n’étais pas au courant mais la présumée victime a envoyé une lettre au juge qui disait « <em>je n’ai jamais été victime, jamais il y a eu de traite </em>». Elle a envoyé une autre lettre au procureur, expliquant : « <em>fermez cette enquête, n'utilisez pas mon nom pour cette affaire </em>». Alors, cela démontre totalement que c'est une accusation injuste. En résumé, c'est une affaire purement politique.</p> <p><strong>Ça c’est votre version des faits, la justice suit son cours. Revenons à la situation économique du pays. Depuis 2023, la Bolivie traverse une importante crise économique et il y a presque un an, la droite est revenue au pouvoir en Bolivie après 20 ans de gouvernement de gauche. Quel regard portez-vous sur la présidence de Rodrigo Paz ? </strong></p> <p>Tout d’abord, la droite est revenue au gouvernement après 14 ans, s'il vous plaît. 14 ans. J'ai assumé la responsabilité de diriger la Bolivie en 2006. En 2019, il y a eu le coup d'État. Novembre, décembre, puis 2020, la dictature. Un an après, jour pour jour, nous avons récupéré la démocratie. Nous avons gagné avec 55 % [des voix], avec Luis [Arce] et David [Choquehuanca]. Même si après, nous nous sommes repentis d'avoir approuvé leur candidature. Luis Arce, dès son arrivée au pouvoir, il a appliqué les recettes du capitalisme, les recettes du Fonds monétaire international, de la droite. Donc ce n’est pas après 20 ans de gauche mais après 14 ans. </p> <p>Et maintenant, la droite revient, où-est-ce que nous en sommes ? Le commandement Sud [des États-Unis] vient ici se promener dans les casernes. Il y a l’USAID, l’agence américaine d’aide au développement, il y a la DEA, l’agence antidrogue américaine. Un membre du gouvernement des États-Unis se réunit avec notre gouvernement. À quoi sert le gouvernement ? Il ne sert plus [Rodrigo] Paz, mais les États-Unis. Et le gouvernement s'engage à renforcer les forces armées contre le narcoterrorisme. S'il vous p

  • Navi Pillay, Prix Nobel de la paix: l'accusation de génocide contre Israël «repose sur des faits»

    14 oct 2026, 7:05 · 16 min

    <p>La Sud-Africaine Navi Pillay, Prix Nobel de la paix 2026 est ce mercredi 14 octobre la grande invitée internationale de RFI. Paix dans le monde, inaction de la communauté internationale en dépit d'énormes instruments dont elle dispose, génocide des Tutsis au Rwanda, actions de la CPI, génocide à Gaza, lutte contre l'impunité... Elle répond aux questions de Florence Morice.</p> <p><strong>RFI : Navy Pillay, de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud au génocide des Tutsis au Rwanda, de la CPI à la guerre à Gaza, vous avez consacré toute votre vie à lutter contre l'impunité. À qui avez-vous pensé en premier lorsque vous avez appris que vous receviez ce prix Nobel de la paix 2026 ?</strong></p> <p><strong>Navy Pillay</strong> : Je suis très heureuse d'être avec vous. J'ai pensé à mes enfants, à mes deux filles. Je pense qu’elles ont fait preuve d’une grande générosité en laissant leur mère voyager à travers le monde et s’absenter si longtemps de la maison. Et elles m’ont tellement soutenue quand elles étaient adolescentes. Elles ont pris leur vie en main. Je leur dois vraiment beaucoup, ainsi qu’à quelques amis très proches qui m’ont motivée et m’ont poussée à intégrer le collège international. Ils m’ont dit : « Si tu n’acceptes pas, il n’y aura aucune femme au sein du collège.<em> </em>» C’est ainsi que tout a commencé au <strong><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20241108-créé-il-y-a-30-ans-le-tribunal-pénal-international-pour-le-rwanda-illustre-une-page-d-histoire-encore-ouverte">Tribunal pénal international pour le Rwanda</a></strong>.</p> <p><strong>Ce prix a suscité de vives réactions en Israël, en raison de votre rapport sur Gaza l'année dernière. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu vous a accusé de « diaboliser les Juifs ». Que répondez-vous à ces attaques ?</strong></p> <p>Il n’y a pas la moindre preuve que j’ai diabolisé qui que ce soit, et encore moins les Juifs, qui se sont eux aussi installés en Afrique du Sud après avoir souffert de l’Holocauste. Et les Juifs qui se sont installés en Afrique du Sud se sont joints à la population noire sud-africaine dans la lutte pour notre propre libération. Nous coopérons donc et nous nous respectons mutuellement en Afrique du Sud. Il s’agit en réalité d’un mythe inventé par le Premier ministre Netanyahou pour discréditer notre rapport.</p> <p><strong>Ce rapport paru il y a un an est celui d'une commission d'enquête indépendante de l'ONU que vous présidiez. <a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/décryptage/20250917-gaza-vers-la-reconnaissance-d-un-génocide">La Commission concluait qu'Israël commet un génocide à Gaza.</a> Avec le recul, est-ce que vous maintenez cette conclusion ?</strong></p> <p>Je maintiens ma position parce qu'il ne s’agit pas simplement d’une opinion que j’avance. Elle repose sur des faits. Cette commission a fonctionné comme l’aurait fait un tribunal. Elle s’apparente à un tribunal, mais n’en est pas un. Nous ne disposions pas des pouvoirs d’un tribunal, mais nous utilisions sa méthodologie et ses procédures, c’est-à-dire que nous vérifiions chaque fait avant de l’inclure dans le rapport. Nous disposions des faits rapportés sur le terrain par les témoins. Nous disposions des faits issus des déclarations des responsables, notamment celles du président, du Premier ministre et de l’ancien ministre de la Défense. Leurs propres déclarations, tout comme dans le cas du génocide au Rwanda, fournissaient des éléments révélateurs du génocide. Il s’agit donc de ce type de preuves. Et j’ai l’expérience d’avoir été l’un des trois juges du Tribunal pour le Rwanda qui a rendu le premier jugement au monde sur un génocide. Et nous ne prenons pas ce crime à la légère. Nous veillons à ce que l’intention spécifique requise pour le crime de génocide soit prouvée. C’est ce que nous avons recherché et c’est ce que nous avons trouvé. </p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="ht

  • Christophe Boisbouvier : «La France ne peut plus être dans une position dominante en Afrique»

    13 oct 2026, 7:56 · 8 min

    <p>Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI, auteur de « <em>La Françafrique est morte, vive l'Afrique-France</em> » (Ed. Buchet-Chastel) est le grand invité international de RFI ce 13 octobre 2026. Journaliste à Radio France Internationale depuis 40 ans, il livre une analyse des relations passionnelles entre Paris et le continent. « <em>Trop arrogante, trop sûre d'elle, la France n'a pas vu venir la vague anti-française</em> », écrit-il.</p>

  • Nikol Pachinian, Premier ministre arménien: «Nos relations avec la Russie ne peuvent plus être les mêmes qu’auparavant»

    12 oct 2026, 6:07 · 9 min

    <p>Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian est le Grand invité international de ce lundi 12 octobre. Une interview exclusive réalisée par la rédaction de RFI en arménien à Erevan. Il évoque le rapprochement avec l’Union européenne, la paix avec l’Azerbaïdjan et les relations avec la Russie.</p> <p><strong>RFI : Bonjour Monsieur le Premier ministre. Merci de nous accorder cet entretien. Depuis 2018, il s’est passé énormément de choses en Arménie : une révolution, des guerres, le nettoyage ethnique du Haut-Karabagh, des changements d’alliances et de nouvelles relations géopolitiques. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de tout aborder en détail, mais j’ai choisi de revenir sur plusieurs points essentiels avec vous. Commençons tout de suite avec l’un des enjeux majeurs pour le pays : son virage européen. Ces derniers mois, Erevan se rapproche de Bruxelles de façon tout à fait inédite. Alors, ma question : votre objectif ultime est-il de faire adhérer l’Arménie à l’Union européenne et, si oui, dans quel délai ?</strong></p> <p><strong>Nikol Pachinian</strong> : Tout d’abord, je dirais que les relations entre l’<a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/arménie/"><strong>Arménie</strong></a> et l’Union européenne ont une longue histoire. Dès 2017, un accord de partenariat global entre l’Arménie et l’Union européenne a été signé. Un accord qui, au fond, porte sur le rapprochement et l’harmonisation de nos systèmes et de nos normes. Et depuis 2020, nous avons poursuivi le rapprochement de nos relations avec l’Union européenne. Ainsi, en 2025, une loi a été adoptée en Arménie sur le lancement du processus d’adhésion à l’<a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/tag/union-européenne/"><strong>Union européenne</strong></a>. Cette loi a été adoptée à la suite d’une initiative citoyenne. Et oui, l’une des options consiste à ce que la République d’Arménie devienne membre de l’Union européenne. Pourquoi dis-je que ce n’est qu’une option ? Eh bien, parce que l’Union européenne doit encore prendre une décision concernant sa politique d’élargissement. Car la seule volonté d’un pays souhaitant adhérer ou envisageant cette possibilité ne suffit pas. Par conséquent, la réponse dépend aussi de cela.</p> <p>Notre volonté de créer des alternatives vise à permettre au peuple arménien de décider si l’Arménie doit rester membre de l’Union économique eurasiatique, devenir membre de l’Union européenne ou ne pas adhérer ni à l’Union européenne ni à l’Union économique eurasiatique. Dans tous les cas, nous poursuivrons les réformes de la République d’Arménie afin de l’aligner sur les normes de l’Union européenne. Et si, à un moment donné, l’Arménie devient réellement et objectivement pleinement apte à devenir membre de l’Union européenne, alors, bien entendu, la question dépendra encore, à ce moment-là, de deux acteurs principaux : l’Union européenne voudra-t-elle nous accueillir et le peuple arménien votera-t-il en faveur de cette orientation ?</p> <p>Quoi qu’il en soit, même si, une fois objectivement prête, l’Arménie ne devient pas membre de l’Union européenne, notre pays en sortira tout de même gagnant, car nous aurons alors un État pleinement conforme aux normes de l’Union européenne.</p> <p><strong>Alors que vous vous approchez de l’Europe, vos relations avec la Russie se détériorent. Pendant de nombreuses années, l’Arménie a été extrêmement dépendante de Moscou. Vous avez déclaré à plusieurs reprises que vous cherchiez à mener une politique étrangère équilibrée, que les relations avec la Russie entraient dans une phase de transformation profonde. La Russie reste le partenaire économique principal de l’Arménie, mais Moscou exerce une pression économique. Alors, est-il possible de sortir l’Arménie de la dépendance qu’elle entretient avec la Russie ?</strong></p> <p>Vous savez, nous ne posons pas du tout la question en ces termes. J’ai employé un jour une expression qui, au départ, a suscité certains malentendus en Arménie. J’ai d

  • Journée mondiale de la Santé mentale: «En France, on focalise sur l'individu en oubliant la logique systémique»

    10 oct 2026, 7:48 · 9 min

    <p>Plus d'un milliard de personnes dans le monde souffrent de troubles mentaux. En France, environ une personne sur cinq, voire sur quatre, peut être concernée au cours de sa vie : anxiété, dépression, addictions, suicide... L'enjeu est tel qu'une journée mondiale est consacrée chaque 10 octobre à la santé mentale. Pour en parler, nous recevons Mathieu Bellahsen, psychiatre, lanceur d’alerte, auteur notamment de <em>La santé mentale</em> (La fabrique) et d'<em>Abolir la contention</em> (Libertalia).</p>

  • Riad Yassin Abdallah, ambassadeur du Yémen en France: «Nous pouvons vaincre les Houthis»

    9 oct 2026, 7:44 · 7 min

    <p>Riad Yassin Abdallah est l’ambassadeur du Yémen en France, ancien ministre des Affaires étrangères (2015) et ministre de la Santé (2014-2015). Il revient sur la contre-offensive lancée par les troupes gouvernementales contre les rebelles houthis : les premiers résultats après cinq jours de combats et les objectifs.</p> <p><strong>RFI : Le gouvernement a lancé cette semaine une contre-offensive après avoir perdu du terrain face aux rebelles houthis ces dernières semaines. Quelles sont les nouvelles du front que vous avez ?</strong></p> <p><strong>Riad Yassin Abdallah :</strong> Oui. Comme vous pouvez le constater, la situation dans mon pays est très grave actuellement. Et pourtant, nous faisons tout notre possible pour vaincre les milices houthies, qui ont attaqué début septembre la ville de Mocha et la côte de Bab el-Mandeb. Comme vous le savez, la milice houthie utilise toutes sortes d'armes, y compris des missiles. Elle ne tient aucun compte des civils ni des infrastructures. Son seul objectif est de semer la destruction. Bien sûr, elle a lancé son offensive en coordination avec le régime iranien afin de déstabiliser la région et de mettre le détroit de Bab el-Mandeb dans une situation critique.</p> <p><strong>Le détroit de Bab el-Mandeb, c’est l’un des lieux où se concentrent aujourd’hui les combats. Il a donc été pris par les Houthis le mois dernier. C’est l’un des objectifs de cette contre-offensive. Qui le contrôle aujourd’hui ?</strong></p> <p>Aujourd’hui, nos forces combinées, qui ont lancé leur contre-offensive il y a quelques jours, contrôlent désormais le détroit de Bab el-Mandeb [les forces gouvernementales ont progressé mais le contrôle est toujours disputé, NDLR]. Nous contrôlons également l'île de Perim. Cette île revêt une importance capitale, car elle se trouve au milieu du détroit. Nous contrôlons donc désormais Bab el-Mandeb, et nous faisons actuellement de notre mieux pour progresser vers d'autres zones, depuis le détroit de Bab el-Mandeb jusqu'à Hodeïda. Bien sûr, des combats se poursuivent aux alentours de Taïz. Je pense que nous arrivons à un stade où nous allons réellement vaincre les Houthis, du moins dans cette région.</p> <p><strong>Dans la partie sud du pays ?</strong></p> <p>Oui, dans le sud du pays.</p> <p><strong>Vous évoquez des avancées des troupes gouvernementales. Lorsque les Houthis ont lancé leur offensive en septembre, elles ont tout d’abord reculé. Malgré le soutien de l’Arabie saoudite. Et alors même que la tension montait depuis deux mois. Est-ce le signe qu’il y a une coordination difficile entre toutes les unités qui composent les forces loyales au gouvernement ?</strong></p> <p>Oui, bien sûr, il y a toujours eu des difficultés dans des situations comme celle du Yémen, où l'on trouve différentes parties et différentes forces en présence. Mais que s'est-il passé aujourd'hui ? Nous avons officiellement lancé ce que l'on appelle « l'aube du Yémen » ou « l'avènement du peuple yéménite ». Et nous nous unissons autour d'un seul objectif : vaincre la milice et mettre un terme à son expansion.</p> <p><strong>Votre objectif, celui du gouvernement aujourd'hui, c'est de reconquérir l'ensemble du pays, de vaincre les Houthis sur l’ensemble du territoire ? Pas de revenir aux lignes qui avaient été celles du cessez-le-feu ces quatre dernières années ?</strong></p> <p>Oui, oui, notre but, notre objectif est de vaincre les Houthis et de mettre en œuvre notre plan visant à avancer jusqu’à la capitale, Sanaa, qu’ils contrôlent. Nous avons commencé à ouvrir plusieurs fronts, notamment à Al-Bayda, à Marib et dans d’autres régions du Yémen, où nous pouvons vaincre les Houthis. Je pense que le moment est venu de mettre fin au contrôle exercé par cette milice sur le Yémen.</p> <p><strong>Un point encore sur cette situation militaire. L’Arabie saoudite et le gouvernement yéménite, le président yéménite ont appelé Donald Trump à s’engager à leurs côtés dans cette bataille contre les Houthis. Les É</strong>

  • Vladimir Kara-Mourza: «En Russie, c'est un délit criminel de s'opposer à la guerre en Ukraine»

    8 oct 2026, 7:29 · 9 min

    <p>Vladimir Kara-Mourza, opposant russe en exil, ancien prisonnier politique, vice-président de la Fondation Russie Libre est l'invité de RFI ce 8 octobre 2026. De passage à Paris, il commente l'intensification des frappes russes contre l'Ukraine, la situation des prisonniers politiques et les menaces sur les opposants.</p>

  • Omer Shem Tov, otage du Hamas pendant 505 jours: «J’étais l’esclave de mes geôliers»

    7 oct 2026, 6:14 · 9 min

    <p>Omer Shem Tov a 24 ans, il a été enlevé par le Hamas au festival Nova le 7 octobre 2023. Il est resté otage du mouvement islamiste armé pendant 505 jours. Il vient de publier un livre en hébreu et en anglais sur l'histoire de sa détention : <em>Meeting myself in hell</em>, que l'on peut traduire par « seul avec moi-même en enfer ». Rencontre avec ce jeune homme chez ses parents, près de Tel Aviv. </p> <p><strong>RFI : Votre livre raconte comment vous avez été capturé le 7 octobre 2023 au festival de musique Nova avec vos deux amis Itay et Maya Regev. Pouvez-vous nous raconter ce qui s'est passé lorsque vous êtes arrivé à Gaza, prisonnier du Hamas ? </strong></p> <p><strong>Omer Shem Tov :</strong> Alors que nous entrons dans Gaza, j’entends des gens crier, faire la fête. Je vois des mains se glisser à l’arrière de la camionnette pour essayer de nous attraper. Plus tard, nous arrivons à cette maison là-bas. On y reste environ une semaine. Il y a une famille, il y a une femme et des enfants. Je viens juste de voir, juste devant moi, que la jambe de Maya est pratiquement sectionnée à ce stade. Ils font comme si c'était normal, comme si c'était une bonne chose. Au bout d’une semaine, Maya a été transférée à l’hôpital, et Itay et moi, on passait d’appartement en appartement. Après avoir passé 53 jours ensemble dans des appartements, Itay et Maya ont été libérés dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu, et j’ai immédiatement été emmené dans un tunnel.</p> <p>Le premier tunnel dans lequel j'ai séjourné se trouvait à 40 mètres sous terre. J'étais enfermé dans une cellule minuscule et étroite. J'ai vécu dans l’obscurité totale pendant 50 jours d’affilée. J'ai souffert d'une faim extrême : on ne me donnait qu’un morceau de pain par jour, parfois un demi-morceau, et parfois je n'avais même qu’un petit verre – de la taille d’un verre à shot – rempli d’épices, d’herbes séchées et d’eau salée. Pas de lumière. À un moment donné, j'ai pensé que j’étais devenu complètement aveugle.</p> <p>Après 50 jours dans cette cellule, j'ai été transféré dans un tunnel légèrement plus grand. Là-bas, la plupart du temps, il y avait entre quatre et cinq terroristes, parfois plus. Et pendant 400 jours, je suis resté au même endroit, par miracle. Et je suis devenu leur esclave. Je creusais pour eux à l’intérieur des tunnels. Je transportais des bombes d'un endroit à l’autre. Je transportais des quantités folles de nourriture de mes propres mains, au moins, je dirais, 500 cartons d’aide de l’ONU, que je répartissais dans le tunnel pour les terroristes.</p> <p>À l’époque, je cuisinais pour eux, je faisais le ménage, je creusais… Je faisais tout ce qu'ils me demandaient, et ils me crachaient dessus. Ils m’insultaient. Parfois, je me disais : « <em>Oh, peut-être qu’il y a de l’humanité ici. Peut-être que j’essaierai de trouver une sorte de lien avec eux. </em>» J'ai essayé, j’ai vraiment essayé, de leur parler, de les faire rire, de plaisanter avec eux. Rien n’a vraiment aidé.</p> <p>J'ai traversé ce chemin intérieur. La première semaine là-bas, je suis devenu fou. J’avais l’impression d’étouffer, je ne pouvais plus respirer, j’étais plongé dans l’obscurité totale, je mourais de faim, je ne savais tout simplement pas quoi faire. J'avais l’impression de devenir fou. Tout dans ma tête était tellement bruyant. Et au bout d’une semaine, j'en suis arrivé à un point où je me suis dit : « <em>Bon, j'ai deux options. Soit je m’enfonce de plus en plus dans la dépression, la colère et l’incrédulité à l'idée de rentrer chez moi, soit j'accepte simplement la situation. Et je fais confiance à Dieu, ou à qui que ce soit d’autre, pour me mettre sur le bon chemin. </em>» Et je lâche prise sur mon ego, je lâche prise sur ma colère, je mets tout de côté, et je me sens en paix avec moi-même, en comprenant que c’est exactement là où je suis censé être en ce moment. C’est exactement l’endroit et exactement le moment, et tout ce qui arrivera à partir de maintenant est pour le mieu

  • Manifestations lycéennes en France: «On n'avait jamais connu un mouvement aussi intense»

    6 oct 2026, 8:08 · 8 min

    <p>Olivier Beaufrère, secrétaire national SNPDEN – UNSA et proviseur dans l'Essonne est le grand invité international de RFI ce 6 octobre 2026. Acte 3 du mouvement lycéen en France, après deux semaines de mobilisation et parfois de violences. Des dizaines de milliers de lycéens vont manifester dans tout le pays pour réclamer des moyens. Le regard d'un chef d'établissement.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/france/20261006-en-direct-france-grosse-journée-de-manifestation-pour-les-lycées-rejoints-par-des-syndicats-profs-et-étudiants" class="a-read-more__link">EN DIRECT - France: grosse journée de manifestation pour les lycées, rejoints par des syndicats, profs et étudiants</a></p>

  • Romuald Sciora: «Trump se prépare à contester les résultats des élections de mi-mandat»

    5 oct 2026, 8:57 · 9 min

    <p>Romuald Sciora, directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'Iris et auteur de <em>Lettre ouverte à Trump d'un Américain de papier</em> (Ed. Point Nemo) est ce lundi 5 octobre le grand invité international de la matinale de RFI. À un mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, les sondages prédisent une défaite du camp présidentiel. Selon Romuald Sciora, on ne peut exclure l'hypothèse d'une tentative de coup de force de la part du président américain.</p> <p><strong>RFI :</strong> <strong>On est à quatre semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis et les sondages ne sont pas bons pour Donald Trump. Les Républicains pourraient perdre la majorité à la Chambre des représentants et peut-être même au Sénat. Est-ce que <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/donald-trump/" class="gtm-add-suggested-tag">Donald Trump</a> va laisser faire ?</strong></p> <p><strong>Romuald Sciora : </strong>Bien évidemment que non. Le président a déjà commencé à contester les résultats, et cela le 3 juillet dernier, à la veille du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Devant le Mont Rushmore, il a livré un discours lunaire où il expliquait que le danger communiste était à nos portes, qu'il risquait de submerger de l'intérieur les États-Unis. Bref, il a inventé un ennemi, quelqu'un qui pourrait tenter de détourner nos élections.</p> <p>Quelques jours après, il fait un appel à la nation cette fois-ci, en évoquant des « méchants Chinois ». Vous savez, qui truquent, volent les élections américaines depuis plusieurs années avec pour objectif de faire perdre Donald Trump. On se demande comment il a pu être élu en 2024. Mais le président américain n'est pas une contradiction près.</p> <p><strong>Il désigne donc un ennemi de l'intérieur et de l'extérieur…</strong></p> <p>Exactement ! Tout cela pour légitimer évidemment une plus que probable contestation le 4 novembre à l'issue du scrutin.</p> <p><strong>S'il y a défaite des Républicains, il n'acceptera pas cette défaite ?</strong></p> <p>Bien évidemment que non !</p> <p><strong>Mais que fera-t-il alors ? Qu'est-ce qu'on peut imaginer ? </strong></p> <p>Il y a trois scénarios. Premier scénario : Trump déclare lui-même un état d'urgence avant les élections pour les repousser. Il y a encore quelques jours, dans une interview au <em>Times</em>, il répondait que cela serait une option potentielle s'il devait en arriver là. Bien évidemment, c'est inconstitutionnel. Il n'a aucun pouvoir sur le processus électoral. Celui-ci dépend des gouverneurs, mais on sait déjà qu'une vingtaine de gouverneurs, voire 25 gouverneurs républicains, suivraient le président et décideraient donc de repousser l'élection. Cela créerait une crise sans précédent aux <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/états-unis/" class="gtm-add-suggested-tag">États-Unis</a></strong>.</p> <p><strong>C'est-à-dire déclarer l'état d'urgence là, maintenant ?</strong></p> <p>Dans quelques heures ou dans deux à trois semaines. Mais personnellement, je ne crois pas vraiment à ce scénario, même si avec Trump, tout est possible. Deuxième scénario : les élections ont lieu et Trump décide de s'asseoir sur les résultats. Et quand je dis Trump, ce n'est pas Trump tout seul, c'est toute cette clique d'extrême droite qui est arrivée au pouvoir avec lui en 2025.</p> <p>Toutes ces personnes, et Trump le premier, décident de s'asseoir sur les résultats. Il conteste un tant soit peu pour la forme, mais il laisse faire. Ils attendent fin janvier 2027, lorsque le nouveau Congrès entrera en fonction. Là va commencer une guerre de tranchées entre un président qui voudra absolument gouverner par décret, un Congrès démocrate qui ira d'<em>impeachment</em> en <em>impeachment</em>. En bref, nous aurons une crise entre le législatif et l'exécutif comme on n'en a jamais vu. Et le tout, selon moi, devrait se terminer par un coup de force de la part de la présidence à l'encontre du Congrès.</p> <p>Maintenant, troisième scénario, et le plus probabl

  • Marius Mesnil (Union syndicale lycéenne): «Il faut aujourd'hui un grand plan de rénovation des lycées»

    3 oct 2026, 8:55 · 9 min

    <p><br />Grogne sociale en France, en deux semaines la colère lycéenne s'est répandue comme une traînée de poudre dans l'Hexagone. Des centaines d'établissements sont bloqués chaque jour par des élèves et étudiants qui réclament plus de moyens pour mener à bien leur apprentissage. Sauf que par endroits, le mouvement dégénère. Les affrontements se déclenchent entre manifestants et forces de l'ordre. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray a indiqué qu'un plan visant le remplacement accéléré des professeurs absents allait être lancé. Pour en parler, RFI reçoit ce samedi matin Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. </p>

  • Octobre rose: grâce à la recherche, «chaque forme de cancer du sein va avoir son traitement adapté»

    2 oct 2026, 8:12 · 8 min

    <p>Son ruban revient chaque année à la même période pour nous rappeler que le cancer du sein n'est pas une fatalité, qu'il peut se soigner et que la recherche progresse. Octobre Rose est la campagne annuelle mondiale de sensibilisation qui a commencé jeudi 1er octobre et se tient jusqu'au 31. À cette occasion, RFI reçoit la professeure Anne Vincent-Salomon, médecin et directrice de l’Institut des Cancers des Femmes à l’Institut Curie.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À écouter aussi - Priorité santé</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/priorité-santé/20251001-octobre-rose-prise-en-charge-du-cancer-du-sein" class="a-read-more__link">Octobre rose : prise en charge du cancer du sein</a></p>

  • «Le procès de Nuremberg a changé l'histoire du monde», dit le juge français Bruno Cathala

    1 oct 2026, 7:27 · 8 min

    <p>Bruno Cathala, juge français, président de la chambre honoraire à la Cour de cassation, premier greffier de la Cour pénale internationale (CPI) et auteur de <em>Juger le mal </em>(Ed. Passés Composés), est l'invité de RFI ce 1er octobre 2026. Il y a 80 ans, le 1er octobre 1946, le procès de Nuremberg se refermait. Premier tribunal pénal international de l'histoire, ancêtre de la Cour pénale internationale.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20251125-nuremberg-comprendre-l-héritage-d-un-procès-unique" class="a-read-more__link">Nuremberg : comprendre l’héritage d’un procès unique</a></p>

  • Influences étrangères: « Nous allons amener ceux qui ne sont pas encore inscrits à s’inscrire », assure le président de la HATVP

    30 sept 2026, 7:37 · 8 min

    <p>Jean Maïa, président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), est l'invité de RFI ce 30 septembre 2026. Face aux risques d'ingérences étrangères, elle est chargée de contrôler les activités d'influences étrangères en France. Un répertoire a été ouvert le 1er octobre 2025.</p>

  • Joann Sfar: «On voudrait bien éviter le Terminator des livres»

    29 sept 2026, 7:29 · 9 min

    <p>L'affaire Thélyson Orélien secoue le monde littéraire français. L'auteur est accusé d'avoir utilisé l'IA pour écrire son roman. Que reste-t-il aux créateurs à l'heure de l'intelligence artificielle ? Joann Sfar, dessinateur et auteur de « Cohen contre l'intelligence ou comment survivre à l'I.A. ? » est l'invité de RFI ce 29 septembre 2026.</p>

  • Michel Foucher: «L'Afrique dit au monde "cessez de nous traiter comme une périphérie"»

    28 sept 2026, 8:03 · 8 min

    <p>Michel Foucher, diplomate, géographe, ancien ambassadeur de France et auteur de <em>La contestation des frontières</em> (CNRS éditions) est le grand invité international de RFI. L'ONU a adopté une résolution pour promouvoir une nouvelle carte du monde. Une cartographie plus proche de la réalité. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, appelle à « <em>décoloniser la géographie</em> ».</p> <p>►<strong>Livre </strong></p>

  • Marche pour le climat: «Il ne faut pas qu’on oublie l’été 2026»

    26 sept 2026, 7:38 · 9 min

    <p>Près de 260 rassemblements sont prévus, ce samedi 26 septembre, en France. Des marches pour le climat organisées dans tout le pays, après un été caniculaire, marqué aussi par des incendies records et par une sécheresse qui perdure. Gabriel Mazzolini, porte-parole de l’association Les amis de la Terre, est notre grand invité international.</p>

  • Cardinal Aveline: «J'espère un bel évènement utile au-delà des frontières de l'Église et de la France»

    25 sept 2026, 6:18 · 10 min

    <p>Le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, est l'invité de RFI ce vendredi 25 septembre. Il dit ses attentes et ses espoirs à l'heure de l'arrivée du pape à Paris. Léon XIV va passer quatre jours en France.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260924-dix-choses-à-savoir-sur-la-visite-du-pape-léon-xiv-en-france" class="a-read-more__link">Dix choses à savoir sur la visite du pape Léon XIV en France</a></p>

  • Jean Tirole: «L'Europe doit se donner les moyens de résister»

    24 sept 2026, 7:52 · 9 min

    <p>Jean Tirole, prix Nobel d'économie et co-auteur de Économie du désordre mondial (Éd. Albin Michel) est l'invité de RFI ce jeudi 24 septembre 2026. Face à la puissance des États-Unis et de la Chine, l'Europe risque le déclassement économique et technologique. Jean Tirole estime que l'Europe doit changer de priorités et de méthode.</p>

  • Marc Levy, auteur français: «Je crois en la résistance» face à Donald Trump

    23 sept 2026, 9:30 · 8 min

    <p>Le romancier, Marc Levy, écrivain français le plus lu au monde, auteur de <em>Les Évadées</em> (Ed. Robert Laffont) est l'invité de RFI ce 23 septembre 2026. Dans son dernier roman, il est notamment question de résistance face à la guerre contre les sciences lancée aux États-Unis.</p>

  • Kylian Mbappé: «Je n'ai jamais coupé le lien avec l’Afrique»

    22 sept 2026, 6:13 · 10 min

    <p>À Madrid, Kylian Mbappé s’est livré dans un entretien exclusif à RFI. Le Français, lancé dans la course au Ballon d’Or, revendique son âme de compétiteur, assume ses déclarations choc, rend hommage à Didier Deschamps, se projette avec Zinedine Zidane. Dans cet entretien, le capitaine de l’équipe de France raconte la force de ses racines algériennes et camerounaises, et espère le soutien du continent africain dans sa course au Ballon d’Or.</p> <p><strong>RFI: Kylian Mbappé, le 16 octobre prochain, le Ballon d'Or sera décerné au meilleur joueur de la saison. Remporter ce trophée est-il une obsession pour vous ?</strong></p> <p><strong>Kylian Mbappé:</strong> Non, non, non. Je pense que c'est un objectif pour n'importe quel joueur, pour n'importe quel compétiteur. Mais une obsession, non, je ne pense pas.</p> <p><strong>Vous êtes en campagne, pourquoi estimez-vous que cette année peut être la bonne ?</strong></p> <p>Parce que j'ai fait une bonne année. J'ai eu une grande année au niveau individuel, je sais que c'est le critère le plus important pour le Ballon d'Or. J'ai été meilleur buteur de toutes les plus grandes compétitions, et je pense que ça peut être une bonne année pour moi. Je le sens bien.</p> <p><strong>Pourtant, la compétition semble plus ouverte que jamais cette année.</strong></p> <p>Oui, c'est ce qui se dit. Je ne connais pas toute l'histoire du Ballon d'Or, mais c'est vrai qu'on parle beaucoup d'une lutte ouverte. C'est plaisant à voir, plaisant d’y participer et je pense que ça divertit aussi les gens.</p> <p><strong>Vous seriez déçu si cette année n’était pas la bonne ?</strong></p> <p>Bien sûr, bien sûr. Comme je l'ai dit, un compétiteur est toujours déçu quand il ne gagne pas. À partir de ce moment-là, je pense que c'est mon âme de compétiteur qui sera touchée. Mais après, on verra comment ça va se passer.</p> <p><strong>On vous entend et on vous voit beaucoup faire campagne avec des déclarations fortes, comme « <em>J'ai toujours été l'élu </em>», ou « <em>Il n'y a eu personne de meilleur que moi la saison dernière</em> ». Comprenez-vous que cela puisse choquer certains en France ?</strong></p> <p>Oui, bien sûr. Après, en France, il y a beaucoup de choses qui choquent, je n’ai pas de problème avec ça. Je n'ai jamais voulu faire l'unanimité, car ce n'est pas possible. Mais je n'arrive pas à être quelqu'un d'autre. Je ne vais pas essayer d'apprendre à l'être. J'essaie d'être moi, avec mes qualités et mes défauts, avec mes conquêtes et mes échecs. Et j'avance comme ça.</p> <p><strong>Revenons à la chasse au Ballon d'Or. La Coupe du monde a été une réussite individuelle, mais un peu décevante collectivement. Comment l'avez-vous digérée ?</strong></p> <p>Je ne dirais pas décevante. Quand vous ne gagnez pas, vous êtes toujours déçu. Mais je pense qu'on a donné une bonne image de notre pays. On était une équipe agréable à voir jouer et les Français ont pris beaucoup de plaisir à nous regarder, le monde entier a pris du plaisir à nous voir jouer. Après, il n'y a qu'une seule équipe qui gagne. On a essayé de donner le meilleur de nous-mêmes, mais ce n'est pas passé cette fois-ci, on devra retenter notre chance.</p> <p><strong>Sur le plan individuel, vous êtes le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde, devant Messi, et vous avez encore une ou deux Coupes du monde devant vous…</strong></p> <p>Je ne sais pas (rires). Mais c'est clair que c'est quelque chose d'incroyable d'avoir cette sensation. C’est quelque chose que je ne réalisais pas forcément, quand vous êtes dans le feu de l'action, vous voulez simplement aller vers le prochain objectif, le prochain match, marquer le prochain but. Mais c'est vrai que quand j’étais en vacances, tout le monde ne m’a parlé que de ça, d’être le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde. Tu réalises à quel point la Coupe du monde est importante. C'est la plus grande compétition de sport, et ça marque les gens.</p> <p><strong>C’est un record important dans la quêt

  • Majed Bamya: «Un an après, il ne faut pas dénigrer la reconnaissance de l'État de Palestine»

    21 sept 2026, 7:30 · 8 min

    <p>Majed Bamya, observateur permanent adjoint de l’État de Palestine auprès des Nations unies, est l'invité de RFI ce 21 septembre 2026. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, n'a pas été autorisé à se rendre à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies. Majed Bamya dit ne pas comprendre cette décision des autorités américaines. Un an après la reconnaissance de l'État de Palestine par la France, le diplomate appelle la communauté internationale à prendre des mesures concrètes.</p>

  • Clément Lacombe: «Vincent Bolloré se comporte en politique comme il se comporte dans le business»

    19 sept 2026, 7:50 · 8 min

    <p>C'est une figure omniprésente ces dernières années dans la sphère politico-médiatico-économique française. Il n'est pourtant ni élu, ni candidat et ne prend jamais la parole publiquement. Mais il est soupçonné de vouloir peser dans les élections, et particulièrement sur la présidentielle de 2027 en France. Il s'agit de Vincent Bolloré, homme d'affaires milliardaire, dont le groupe est désormais très installé dans les secteurs de l'édition et des médias. Avec notamment CNews, le <em>JDD</em>, Europe1, dont les rédactions sont obligées d'incarner une ligne éditoriale très conservatrice que Vincent Bolloré veut utiliser pour faire la jonction entre la droite et l'extrême droite. Alors pourquoi cette ambition ? Comment cet homme de 74 ans, l'une des plus grandes fortunes françaises, est-il passé de financier redoutable à idéologue ? On en parle avec notre invité, Clément Lacombe, journaliste au <em>Nouvel Obs</em>, co-auteur avec Camille Vigogne de l'ouvrage, <em>La Droite de Dieu. Vincent Bolloré, un milliardaire en mission</em> aux éditions les Arènes. </p>

  • Robert Malley: «Le bilan américain au Proche-Orient est désastreux»

    18 sept 2026, 6:37 · 8 min

    <p>Robert Malley, ancien conseiller pour le Moyen-Orient des présidents américains Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden, et co-auteur de<em> Demain c'est hier</em> (Ed. Max Milo) est l'invité de RFI ce 18 septembre 2026. Il pointe la mort du processus de paix israélo-palestinien et se désole de l'échec du médiateur américain. Robert Malley estime qu'il faut sortir du « <em>dogme</em> » de la solution à deux États.</p> <p><strong>RFI : La version française de votre livre vient de sortir <em>Demain c'est hier</em>, coécrit avec Hussein Agha, qui a lui-même conseillé des dirigeants palestiniens depuis plus de 50 ans. C'est une plongée fascinante et passionnante dans les coulisses du processus de paix israélo-palestinien. Ce processus de paix, vous diriez aujourd'hui qu'il est mort et enterré ?  </strong></p> <p><strong>Robert Malley </strong>: Enfin, il n'y a plus de processus, donc dans ce sens-là, il est mort et enterré. On peut se poser la question de savoir à quel point il était réellement vivant. Mais là, ce qu'on voit, ce qui se passe en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/israël/" class="gtm-add-suggested-tag">Israël</a></strong> et en Palestine, en particulier en Cisjordanie et à Gaza, parler de processus de paix serait une mauvaise blague.</p> <p><strong>Il n’y a aucun espoir de résurrection à court terme, quand vous voyez ce qui se passe sur le terrain aujourd'hui ?</strong></p> <p>Ce n’est pas seulement ça. C'est qu'aujourd'hui, entre Israéliens et Palestiniens, entre directions israéliennes et palestiniennes, il n'y a aucun point commun, aucun point de convergence sur l'issue finale, même sur les sujets à négocier. Il faudra tout reprendre en bloc. Il faudra peut-être une différente direction israélienne, palestinienne, américaine. On y viendra peut-être, mais en tout cas aujourd'hui, il n'y a plus de repère commun.</p> <p><strong>Qui a tué ce processus de paix entamé, on va dire, pour donner une date, en 1993 avec les accords d'Oslo ?</strong></p> <p>C'est un peu un complot collectif, si vous voulez. Regardons les trois acteurs, américains, israéliens et palestiniens. Les Israéliens et les Palestiniens ont tous les deux, plus ou moins, joué leur rôle, qui n'a pas été particulièrement positif. Les Palestiniens avaient une direction qui a toujours été un peu à l'écart d'une partie de son opinion publique, certainement après la mort de Yasser Arafat, le dirigeant historique de l'Organisation de libération de la Palestine. Et puis, ils se sont réconciliés sur le tard, et toujours avec quelques doutes sur le fait d'une création d'une solution à deux États. Du côté israélien, il y a toujours cette tentation de domination. Parce que ce sont les plus forts, parce qu'ils n'ont jamais été soumis à des pressions précises. Donc pourquoi ne pas continuer ce statu quo qui lui convient bien ? Ils acquièrent plus de territoires. Ils ont les avantages économiques, les avantages stratégiques. Ils ont pu en même temps améliorer leurs relations avec les pays arabes. Donc ça marchait pour eux. Le processus de paix est un processus qui vise au changement. Ils n'en voulaient pas car ils avaient la domination et la supériorité.</p> <p><strong>Ce sont les deux acteurs, Israël et Palestine. Mais évidemment, il y a le troisième homme, les États-Unis, le médiateur ?</strong></p> <p>Les États-Unis<strong> </strong>étaient censés jouer ce rôle justement d'amener les parties à un accord qui ne les convenait pas tout à fait. Si ça leur convenait, il l'aurait fait sans les <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/états-unis/" class="gtm-add-suggested-tag">États-Unis</a></strong>. C'était aux États-Unis parce qu'ils se sont arrogé ce rôle de monopole du processus de paix. Ils ont exclu les autres : Européens, Arabes et autres. C'était donc à eux de mettre les pressions, les incitations nécessaires. Ils ne l'ont pas fait. Ils ont mal compris les positions des uns et des autres. Et surtout, surtout, ils ont toujours refusé de mettre la pres

  • Michaël Trazzi: «Nous demandons un traité international pour stopper la course à l'IA»

    17 sept 2026, 8:05 · 8 min

    <p>Michaël Trazzi, activiste franco-brésilien, fondateur du mouvement « Stop The AI Race » (Stoppons la course à l'IA), est l'invité de RFI jeudi 17 septembre 2026. Après avoir manifesté pendant 39 jours devant le siège d'OpenAI à San Francisco, son mouvement souhaite un accord international pour freiner le développement de l'IA, face aux risques de dérapage de l'intelligence artificielle.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/technologies/20260916-openai-anthropic-et-google-travaillent-à-la-création-d-un-organe-de-régulation-de-l-ia" class="a-read-more__link">OpenAI, Anthropic et Google travaillent à la création d'un organe de régulation de l'IA</a></p>

  • Arancha Gonzalez Laya: «L'Union européenne aura sa place dans le monde de demain»

    16 sept 2026, 7:47 · 8 min

    <p>Arancha Gonzalez Laya, ancienne ministre des Affaires étrangères d’Espagne, doyenne de l'École des Affaires internationales de Sciences Po Paris, est l'invitée de RFI ce 16 septembre 2026. Alors que la présidente de la Commission européenne prononce son discours sur l'état de l'Union européenne, elle espère un discours qui se projette dans le futur. L'ancienne cheffe de la diplomatie espagnole appelle au réveil de l'Europe pour qu'elle ne devienne pas un vassal de la Chine ou de la Russie.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20260910-l-ue-cherche-à-muscler-sa-politique-extérieure-mais-la-réforme-divise-le-couple-franco-allemand" class="a-read-more__link">L’UE cherche à muscler sa politique extérieure, mais la réforme divise le couple franco-allemand</a></p>

  • Dan Wang: «La Chine ne dépassera jamais les États-Unis»

    15 sept 2026, 5:50 · 10 min

    <p>Dan Wang, chercheur à la Hoover Institution de l'université Stanford aux États-Unis et auteur du livre <em>La Chine à toute vitesse</em> (éd. Arpa), est l'invité de RFI ce 15 septembre 2026. Sa clé pour comprendre le face-à-face entre Pékin et Washington : un « État-ingénieur » chinois face à un « État légaliste » américain. Comment les deux superpuissances peuvent-elles éviter la confrontation ?</p> <p><strong>RFI : Dan Wang, vous êtes citoyen canadien d’origine chinoise. Lorsque vous aviez 7 ans, vos parents ont quitté la province du Yunnan dans le sud de la Chine, pour émigrer au Canada. Par la suite, vous êtes revenus vivre et travailler en Chine de 2017 à 2023 en tant qu’analyste pour observer sur le terrain le développement technologique de ce pays. Et puis vous en êtes parti. Pourquoi ?</strong></p> <p><strong>Dan Wang : </strong>J'aspire au pluralisme ; c'est une valeur qui m'est très chère. Après avoir passé six ans en Chine, au sein de cette immense civilisation où l'État tolère très peu de voix, où l'on pourrait même dire qu'il n'en existe qu'une seule et qu'une seule personne jouit de la liberté de s'exprimer à sa guise, et bien, après avoir assisté à l'effondrement de la politique « zéro Covid » en Chine, à la mise à mal de nombreux entrepreneurs et à l'étouffement d'une grande partie des forces créatives de la société chinoise, j'ai pris conscience que ce que je désirais vraiment retrouver, c'était ce désordre, ce chaos. Et, dans une certaine mesure, la liberté qui caractérise l'Occident dans son ensemble, et les États-Unis en particulier.</p> <p><strong>Dan Wang, vous incarnez ces chercheurs qui sont culturellement à la croisée de la Chine et des États-Unis. Dans votre livre <em>La Chine à toute vitesse, </em>vous différenciez la Chine des États-Unis comme un «</strong> <strong>État ingénieur</strong> <strong>» chinois face à un «</strong> <strong>État légaliste américain</strong> <strong>». Expliquez-nous en quelques mots.</strong></p> <p>Je qualifie la Chine d'« État-ingénieur » car, à plusieurs reprises dans son histoire récente, l'intégralité de ses plus hauts dirigeants était composée d'ingénieurs de formation. Or, la particularité des ingénieurs est qu'ils cherchent à résoudre les problèmes par la construction. Ils bâtissent donc des barrages hydrauliques, des logements, des autoroutes, des routes et des ponts, ainsi que des infrastructures nucléaires, solaires et éoliennes. Ils considèrent même la population comme un matériau de construction.</p> <p>Le problème, avec la Chine, c'est qu'elle pratique aussi, fondamentalement, l'ingénierie sociale. par exemple, la politique de l'enfant unique et le « zéro Covid ». Il n'y a aucune ambiguïté quant à la signification de ces termes : le chiffre est inscrit dans le nom même de la politique.</p> <p>J'oppose cet « État-ingénieur » à un « État légaliste », car aux États-Unis, tous les présidents sont passés par des facultés de droit. Le problème avec les avocats, c'est qu'ils excellent davantage dans la protection des richesses que dans la construction proprement dite. C'est sans doute ce qui explique la situation aux États-Unis : le pays voit naître des entreprises pesant des milliers de milliards de dollars, alors même que New York souffre de pénuries de logements, d'un métro vétuste et d'infrastructures déplorables pour quiconque transite par l'aéroport JFK.</p> <p>Ce que j'aimerais vraiment voir, c'est que les Chinois adoptent un peu plus la culture des avocats et que les Américains utilisent davantage celle des ingénieurs. </p> <p><strong>Est-ce que vous ne pensez pas qu’avec Donald Trump, les États-Unis sont en train de s’éloigner de l’«</strong> <strong>État légaliste</strong> <strong>» pour devenir plutôt un «</strong> <strong>État-entreprise</strong> <strong>» dont la politique est transactionnelle avant d’être fondée sur l’État de droit, et sur l’État tout court ?</strong></p> <p>Donald Trump n'est pas un avocat ; dans l'âme, il s'apparente bien davanta

  • Anne-Laure Kiechel: «La dette française n'est pas hors de contrôle»

    14 sept 2026, 9:06 · 9 min

    <p>Anne-Laure Kiechel, conseillère économique, présidente du cabinet Global Sovereign Advisory (GSA), est l'invitée de RFI ce 14 septembre 2026. Avec des États qui creusent leurs déficits et des taux d'intérêt qui grimpent, le monde craint une nouvelle crise de la dette. Anne-Laure Kiechel constate que les pays à hauts revenus sont en première ligne.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/débat-du-jour/20260902-la-dette-française-peut-elle-être-annulée" class="a-read-more__link">La dette française peut-elle être annulée?</a></p>

  • Concerts de Céline Dion à Paris: «C'est une star qui est une business woman, elle a su se faire attendre»

    12 sept 2026, 7:32 · 9 min

    <p>Seize concerts sont prévus pour cet automne, devant plus de 30 000 spectateurs à chaque fois. Et le premier, c’est ce soir, à Paris. Céline Dion de retour sur scène après l’attente interminable des fans, qui se sont rués sur cette occasion de revoir en concert la star québécoise. Événement d’ampleur qui pourrait générer près d’un milliard d’euros de retombées économiques pour la capitale française. On en discute avec Julie Escurignan, maître de conférences en marketing et communication à l'Université Catholique de l'Ouest (en France) et spécialiste des industries culturelles.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a target="_self" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-choix-musical-de-rfi/20260911-le-retour-évènement-de-céline-dion-à-paris" class="a-read-more__link">Le retour évènement de Céline Dion à Paris</a></p>

  • 11-Septembre: «Je me rappelle de la bonté et de l'héroïsme de ceux qui ont traversé cette journée»

    11 sept 2026, 7:49 · 14 min

    <p>Rescapé des attentats du 11 septembre 2001 à New York, auteur de <em>World Trade Center, 47e étage</em> paru aux éditions Robert Laffont, Bruno Dellinger est l'invité de RFI vendredi 11 septembre. Vingt-cinq ans après les attaques terroristes, celui-ci raconte comment il y a survécu alors qu'il se trouvait dans la tour 1 du World Trade Center. Il revient aussi sur cette journée, ainsi que sur son processus de reconstruction. </p> <p><strong>RFI :</strong> <strong>Il y a 25 ans tout juste, vous avez vécu les attentats du 11 septembre 2001 au plus près. Vous étiez dans votre bureau, dans la tour numéro 1 du World Trade Center à New York, quand le premier avion s'est encastré à peine quelques dizaines d'étages au-dessus de vous. Quel sentiment vous traverse là, en ce jour anniversaire, 25 ans après ?</strong></p> <p><strong>Bruno Dellinger : </strong>C'est toujours une date chargée d'émotion, bien sûr. Évidemment, cela fait remonter des tas d'images, des tas d'émotions et surtout cette immense tristesse et ce traumatisme qui a disparu, mais dont les cicatrices sont toujours là et avec lesquelles je vivrai jusqu'à la fin de mes jours.</p> <p><strong>C'est douloureux d'en parler ?</strong></p> <p>Non, c'est plutôt le désir de transmettre cette journée qui m'habite, maintenant. Longtemps, ce récit m'a permis de m'aider, de parler, d'évacuer d'une certaine manière.</p> <p><strong>Nous voici un quart de siècle après. Est-ce que ça vous paraît si loin ?</strong></p> <p>Non, ça ne me paraît pas très loin dans les images en tout cas, et dans le ressenti de cette journée, que je pourrais, si je pouvais, la toucher en tendant le bras. J'ai l'impression qu'elle est là, si j'ose dire.</p> <p>Mais en même temps, beaucoup de choses se sont passées depuis. La vie a pris le dessus et j'ai eu la chance d'avoir des enfants, par exemple, et ces enfants, c'est vraiment plus d'innocence dans le monde, c'est un monde qui se renouvelle. Et justement, c'est une des raisons pour lesquelles je continue à témoigner, parce que je m'aperçois qu'il y a toute une génération qui n'a pas connu maintenant ces événements, et je fais régulièrement des interventions dans des écoles, par exemple. Je m'aperçois que dans ces écoles, je peux avoir un rôle pour transmettre quelque chose.</p> <p><strong>Parce que les souvenirs sont intacts, Bruno Dellinger ? Pour vous, tout est encore très net ? </strong></p> <p>Ah oui.</p> <p><strong>Je crois que votre premier souvenir du moment de l'attentat, c'est un souvenir sonore. Ce souvenir sonore, c'est le bruit du moteur de l'avion, c'est cela ?  </strong></p> <p>C'est cela, c'est cela. Ce bruit qui dépasse l'entendement. Parce qu'en réalité, ce sont deux réacteurs à pleine puissance en plein ciel, à quelques dizaines de mètres de nous. Donc c'est un bruit qui n'est pas celui d'un réacteur sur un tarmac quand l'avion décolle, c'est un bruit d'un moteur à pleine puissance. Et ça arrive tellement soudainement. Et en réalité, ce bruit des réacteurs, immédiatement, il attire mon attention comme un bruit démoniaque d'une certaine manière, qui déchire l'air.</p> <p><strong>Vous voyez l'avion ? Vous voyez quelque chose à ce moment-là ? </strong></p> <p>Oui. C'est très fugace, très rapide, et puis, il y a l'impact. Et cet impact est d'une violence qui dépasse là encore l'entendement, puisqu'on avait l'habitude dans ces tours d'être gentiment, doucement balancés par les vents quand, pendant l'hiver, il y avait des tempêtes. Et pourtant là, ce n’est plus un balancier, c'est une tour qui est en train de passer à la limite de sa résistance. Donc toute la tour crie d'une manière terrible, à tel point qu’une de mes adjointes arrive dans mon bureau, une ou deux minutes plus tard, et je suis obligée de la prendre par les épaules, parce que je crains qu'elle ne tombe et que moi, ma chaise est balancée d'un bout à l'autre de mon bureau.</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/f

  • Sébastien Martin: «L'argent public des Européens doit aller vers les industriels européens»

    10 sept 2026, 7:59 · 8 min

    <p>Ministre français délégué en charge de l'Industrie, Sébastien Martin est l'invité de RFI ce jeudi 10 septembre 2026. Alors que dans le cadre du Sommet international sur l'espace organisé à Paris, celui-ci plaide pour une « <em>préférence européenne</em> » y compris en matière spatiale, il se dit aussi favorable à la diminution de l'indemnité des ministres en vue de faire des économies dans la préparation du budget 2027 en France.</p>

  • Espace: «Avoir les capacités de réindustrialiser la France», déclare Ane Aanesland, PDG de ThrustMe

    9 sept 2026, 7:03 · 7 min

    <p>À l'occasion du tout premier Sommet international de l'espace qui se tient à Paris les mercredi 9 et jeudi 10 septembre, Ane Aanesland, PDG de ThrustMe, société française qui conçoit des systèmes de propulsion électrique pour satellites, est la grande invitée internationale de RFI.</p> <p> </p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260909-paris-accueille-un-sommet-sur-l-espace-pour-renforcer-le-rôle-de-l-europe-dans-le-domaine" class="a-read-more__link">Paris accueille un sommet sur l'espace pour renforcer le rôle de l'Europe dans le domaine</a></p>

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