Aider un proche qui souffre : les conseils d’un psychologue
<p>Face à la souffrance des membres de son entourage, on peut se retrouver démuni. L'accompagnement peut prendre plusieurs formes, d'un temps d'échange et d'écoute, au véritable rôle d'aidant, qui va impliquer un investissement important, tant sur le plan psychologique, émotionnel que matériel. Au moment de soutenir une personne en détresse physique ou psychique, on peut s'interroger sur ce qui est recommandé ou à l'inverse déconseillé, tant pour préserver l'intégrité de l'autre que sa propre santé. Alors où trouver conseil, à qui s'adresser lorsque l'on souhaite épauler un proche vulnérable ? Y a-t-il des écueils à éviter ? "Le syndrome du sauveur", qu'est-ce que c'est ? Comment identifier le moment où il faut faire appel à un tiers et peut-être un soignant ? </p> <p>Être aidant peut se traduire de plusieurs manières lorsqu'au quotidien on accompagne et on prend soin d'un proche dépendant ou atteint d'une maladie chronique. Cette "aidance" peut comporter également une dimension psychique, lorsque la personne présente des vulnérabilités et des symptômes qui ne concernent pas uniquement la sphère physique : atteinte psychiatrique ou dépression réactionnelle chez un ami, un collègue ou un membre de la famille. </p> <p>Ce soutien ou cette volonté d'aider peut présenter différents degrés d'implication et pour certain.es se traduire par un investissement au long cours, face à des signes de détresse émotionnelle préoccupants. </p> <p>Se pose alors la question de l'adaptation de la proposition de réponse : comment réagir et si besoin comment intervenir, en particulier lorsqu'un appel à l'aide n'est pas formulé ? </p> <p>La nature de l'aide et sa pertinence sont directement associées à la capacité de cerner la problématique du proche en détresse, pour comprendre cette souffrance et apporter des réponses pertinentes, dans la mesure de ses ressources. Y-a-t-il par exemple des choses à éviter, des questions à ne pas poser pour ne pas aggraver la situation ? </p> <p>Proposer son aide, c'est aussi s'exposer à des émotions et éventuellement faire face à des répercussions sur sa propre santé. D'où l'importance de savoir, le cas échéant, quand il faudra faire appel à des professionnels en santé mentale. </p> <p>Cette main tendue peut-être extrêmement engageante, car il va également s'agir de savoir accompagner, aider, sans se retrouver soi-même en situation d’épuisement ou de dépression. </p> <p> </p> <p><u><strong>Avec</strong></u><strong> :</strong></p> <ul> <li> <p><strong>Charles Di</strong>, docteur en psychopathologie, psychologue clinicien à la<strong> <a href="https://www.aphp.fr/cochin/service-de-maison-des-adolescents-maison-de-solenn">Maison des Adolescents de l’hôpital Cochin</a> </strong>à Paris et à la <strong><a href="https://www.ghu-paris.fr/fr/annuaire-des-structures-medicales/consultation-transculturelle-et-psychotraumatisme">Consultation transculturelle du psycho trauma</a> </strong>Hôpital Avicenne à <strong>Bobigny </strong>en région parisienne </p> </li> </ul> <p> </p> <p>► En fin d'émission, nous parlons de l'<strong>endométriose</strong> et d'une piste prometteuse pour diagnostiquer cette maladie inflammatoire qui touche environ 10 % des femmes et des jeunes filles en âge de procréer à l'échelle mondiale. Une équipe de recherche de l’Inserm, de l’<strong><a href="https://www.pasteur.fr/fr">Institut Pasteur</a></strong>, de Lyon 1 Université et du <strong><a href="https://www.centreleonberard.fr/">Centre Léon-Bérard</a></strong> a ainsi étudié le sang menstruel comme nouvel outil diagnostic, plus rapide et non invasif. Interview de <strong>Camille Berthelot</strong>, chercheuse Inserm et directrice du laboratoire de génomique fonctionnelle comparative à l’Institut Pasteur. </p> <p> </p> <p><strong><u>Programmation musicale</u> : </strong></p> <p>►<strong> </strong><strong><a href="https://www.youtube.com/channel/UCqmmXhAgM57teP2p0LYK2JQ">Magnus Ferrell </a></strong>– <em>Asleep talking </em></p> <p>►<strong> </st
