RFI
Revue de presse internationale
<p>Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.</p>
Actualizado: 2026-08-29
Enlaces relacionados
episodios
À la Une: au Népal, les témoignages de femmes endeuillées par la catastrophe
29 ago 2026, 8:26 · 3 min
<p>Le <a href="https://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2026/aug/28/the-flood-took-everything-i-have-survivors-grieve-for-relatives-and-homes-swept-away-in-nepal"><strong><em>Guardian</em></strong></a> publie un reportage photo montrant des femmes éplorées, soutenues par leurs proches. Le quotidien britannique raconte ce qu’a vécu l’une d’entre elles, Sangke Dolma Tamang, 61 ans. Lorsque la coulée de boue a déferlé, «<em> toute la famille a couru vers les hauteurs pour se mettre à l’abri, mais alors qu’elle tentait de retenir son mari, celui-ci lui a échappé et a été emporté par les eaux sombres et tumultueuses</em> ».</p> <p>« <em>Il ne reste plus rien de son village</em> », ajoute cette femme, « <em>dont les larmes coulent sur les joues burinées </em>», précise le <em>Guardian</em>. « <em>Elle a passé la nuit réfugiée sur les hauteurs, pour se mettre à l’abri, jusqu’à l’arrivée d’un hélicoptère qui l’a emmenée en sécurité dans une caserne</em> ». « <em>Maintenant, je n’ai plus aucune raison de vivre</em> », dit-elle.</p> <h2><strong>Pendue à un arbre</strong></h2> <p>Ce n’est pas la première fois que le <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/népal/"><strong>Népal</strong></a> est aussi durement touché. Il y a dix ans, en 2015, la région a été frappée par un séisme qui a fait des milliers de morts. Et parmi les femmes que le <em>Guardian</em> a rencontrées, l’une d’entre elles explique justement, que son mari est mort lors de ce tremblement de terre de 2015. Mercredi, elle-même « <em>a été retrouvée pendue à un arbre </em>», avant d’être secourue.</p> <p>« <em>Elle attend désespérément des nouvelles de son fils, qui se trouvait dans leur village au moment des inondations, et qui est porté disparu</em> ». « <em>Les inondations m’ont enlevé mon seul fils, </em>dit-elle<em>, je suis complètement seule. Quel est le sens de la vie maintenant</em> ? »</p> <h2><strong>Un mariage en perspective ? </strong></h2> <p>Pour ou contre un rapprochement avec l’Union européenne : c'est en substance le sens du référendum organisé ce 29 août en Islande. « <em>Les Islandais, </em>explique le journal<em> <a href="https://www.letemps.ch/monde/europe/en-islande-une-envie-d-europe-plus-que-mitigee-avant-un-vote-crucial?srsltid=AfmBOopPEOMij7xT1kvRFFIglnTPaC_O3m64k6rumMjsOv4xAdgaRB15"><strong>le Temps</strong></a>, décident ce samedi s’ils veulent relancer les négociations en vue d’une adhésion à l’UE. Un vote crucial sur fond de quotas de pêche, de souveraineté et d’identité nationale, qui divise profondément la société </em>».</p> <p>Le quotidien suisse a notamment rencontré Haraldur Olafsson, un professeur de physique, président d’un mouvement souverainiste, pour lequel, « <em>l’Islande est "trop différente" des grands pays européens, pour se plier à un cadre législatif commun.</em> » «<em> Si on entre dans l’UE, </em>ajoute-t-il<em>, on perdra du pouvoir</em> ».</p> <p>« <em>Le camp du oui veut croire à sa bonne étoile </em>», annonce de son côté <a href="https://www.lefigaro.fr/international/l-islande-tranche-par-referendum-le-dilemme-d-un-rapprochement-avec-l-union-europeenne-20260828"><strong><em>le Figaro</em></strong></a>. « <em>Il est crédité d’une courte avance sur les partisans du non, avec 51,3%. </em>» Selon le quotidien français, les pro-UE estiment notamment que « <em>l’adhésion à l’Union européenne offrirait des bénéfices réels à l’un des pays les plus riches de la planète, en particulier une stabilité monétaire retrouvée en cas d’abandon de la couronne islandaise au profit de l’euro</em> ».</p> <p>Quant à la Première ministre de centre gauche Kristrun Frostadottir, elle estime que «<em> les bouleversements, alimentés notamment par les agitations de Donald Trump à propos du Groenland voisin, rendent le contexte particulièrement favorable à un rapprochement avec l’Union européenne. </em>»</p> <h2><strong>Une star à Paris</strong></h2> <p>C'est une star populaire, de celles qui s’arrêtent pour saluer leurs fans, au lieu de s’engouf
À la Une: l’effroi et la peur après la coulée de boue au Népal et en Chine
28 ago 2026, 9:11 · 4 min
<p>Avant d'évoquer l'effroi, un miracle tout d’abord, le sauvetage d’une vieille dame de 94 ans qui, nous dit le <em>Times</em>, est « <em>la seule survivante d’une maison de retraite de Rasuwa, emportée par la vague</em> ». On la voit, toute petite et couverte de boue, dans les bras du secouriste qui la porte et qu’elle regarde. Une femme, nous dit encore le <em>Times</em>, « <em>qui a été transportée en lieu sûr, à travers les eaux, dans le godet d’une pelleteuse</em> ».</p> <p>« <em>C’est l’une des images emblématiques de la catastrophe au <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/népal/"><strong>Népal</strong></a></em><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/népal/"><strong> </strong></a>», précise le quotidien britannique. Mais pour beaucoup de Népalais, l’heure est à l’inquiétude, à la recherche des proches et parfois au désespoir. Le journal <em>Le Monde</em> a réussi à joindre Pema Lama, un commerçant tenant une boutique « <em>épargnée car située en amont de la catastrophe</em> ». Il raconte : « <em>Mes beaux-parents, mon beau-frère, mon cousin et son épouse sont décédés. Je ne sais même pas combien de membres de ma famille sont morts, j’ai réussi à joindre quelqu’un du village qui m’a dit qu’ils avaient été emportés par les flots</em> ». </p> <h2>Torrent de boue</h2> <p>Nombre de quotidiens s'interrogent sur la cause de cette coulée de boue meurtrière. C'est le cas du <em>Guardian</em>, qui explique « <em>qu’un effondrement glaciaire, enregistré comme un séisme de magnitude 5,2 s’est produit près de la frontière mercredi matin.</em> « <em>Un glissement de terrain composé de glace et de roches, explique le quotidien britannique, a provoqué un torrent de boue, d’eau et de débris… qui a débordé de la rivière Trishuli, qui coule entre la <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/chine/"><strong>Chine</strong></a> et le Népal</em> ».</p> <p>Selon des experts de <a href="https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20260828-crue-dévastatrice-au-népal-et-au-tibet-les-secours-perturbés-par-la-menace-de-nouvelles-coulées-de-boue"><strong>Katmandou</strong></a>, ajoute <em>le Guardian</em>, « <em>le niveau de la rivière Trishuli est monté de neuf mètres en une demi-heure</em> ». Le <em>Wall Street Journal</em>, parle lui aussi « <em>d’une immense quantité de roches et de glace qui s’est détachée d’une hauteur d’environ 4</em> <em>800 mètres, probablement d’un glacier, et a plongé d’une hauteur de 1</em> <em>200 mètres dans la vallée en contrebas</em> ».</p> <p>Le <em>Washington Post</em>, lui, s’appuie sur des images satellites, « <em>qui montrent, avant et après, un glacier qui rétrécit et une rivière qui gonfle</em> ». « <em>Les secousses provoquées par le cataclysme ont été si puissantes, </em>précise le quotidien américain<em>, qu’elles ont d’abord été prises pour un tremblement de terre (…)</em> avant qu’une enquête de l’Institut géologique américain<em> «</em> <em>conclue finalement à un événement sismique de 5,2 dû à un effondrement glaciaire et à une coulée de débris</em> ». </p> <h2>Nouveau risque</h2> <p>La peur reste à l'ordre du jour en raison de l’éventualité d’une nouvelle coulée de boue. « <em>Le risque d’une seconde inondation menace le Népal et le <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/tibet/"><strong>Tibet</strong></a></em> », titre <em>El Païs.</em> « <em>La Chine et le Népal sont engagés dans une course contre la montre face à la montée des eaux, </em>explique le quotidien espagnol.<em> L’important glissement de terrain qui a provoqué une crue éclair dévastatrice dans ces vallées a accumulé des tonnes de boue et de sédiments dans plusieurs cours d’eau de part et d’autre de la frontière, ces barrages naturels ont formé deux lacs (…)</em> ». Deux lacs, dont l’un aurait déjà cédé, annonce ce matin la police népalaise. </p> <h2>Les Alpes sous surveillance</h2> <p>Une telle catastrophe peut-elle survenir ailleurs, en <a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/"><strong>Europe</strong></a> par exemple ? C’est la question que se pose <em>le Figaro</e
À la Une: la vague de boue meurtrière au Népal
27 ago 2026, 8:30 · 4 min
<p>Les photos et les vidéos de la catastrophe sur les sites internet des journaux ce matin sont terrifiantes. On voit cette immense vague de boue, de roche et de glace tout emporter sur son passage : immeubles, routes, ponts, balayés comme des fétus de paille. Et le plus terrible : ces personnes impuissantes qui tentent un bref instant de fuir, avant de disparaître dans un déluge de terre et de débris.</p> <p>Le drame est bien sûr à la une du <strong><em><a href="https://kathmandupost.com/">Kathmandu Post</a></em></strong> : « <em>Une avalanche survenue du côté chinois de la frontière a déclenché un mur d’eau, déferlant sur les sentiers de randonnée et les villes le long de la rivière Bhotekoshi, provoquant l’une des catastrophes les plus meurtrières qu’ait connues le Népal depuis des décennies</em> ».</p> <p>Le bilan, pour l’instant, pointe <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/27/une-avalanche-de-glace-et-de-roches-seme-la-desolation-au-nepal-et-au-tibet_6757943_3244.html">Le Monde</a></em></strong> à Paris, est « <em>d’au moins 165 morts et plus d’un millier de disparus, dont des centaines de touristes étrangers. Quelque neuf infrastructures hydroélectriques, 19 ponts, 40 kilomètres de route ont été détruits, selon des estimations préliminaires publiées dans la presse locale. </em></p> <h2>Un bloc de glace de 600 mètres de long</h2> <p><em>Tandis que les secours s’organisent pour venir en aide aux survivants, les scientifiques cherchent à comprendre les causes de ce drame, </em>relève encore<em> Le Monde. Ce dernier aurait pu être “</em>déclenché par une avalanche de glace et de roches provenant d’une zone de haute altitude<em>" du côté du Tibet, selon le Centre international pour le développement intégré des montagnes, basé à<strong> </strong>Katmandou</em><strong> </strong>».</p> <p>Une explication reprise par le <strong><em><a href="https://www.nytimes.com/2026/08/26/world/asia/nepal-flood-glacier-ice-avalanche.html">New York Times</a></em></strong> : « <em>une première analyse d’images satellites suggère qu’une avalanche de glace provenant d’un glacier de haute altitude a provoqué une gigantesque cascade dans la vallée en contrebas</em> ».</p> <p>En fait, précise le journal, « <em>un bloc de glace d’environ 600 mètres de large s’est détaché net du glacier, projetant un mélange de glace et d’eau dans la vallée. </em>C’est du moins ce qu’avance Daniel Shugar, géologue à l’Université de Calgary au Canada, qui a examiné les images satellites. <em>Selon son estimation, </em>poursuit le<em> New York Times, le bloc de glace est tombé d’une altitude d’environ 5</em> <em>200 mètres, soit une chute de près de 1</em> <em>200 mètres. (…) Ce qui a provoqué une véritable explosion ainsi qu’un tremblement de terre de magnitude 4,4, selon les relevés de l’Institut d’études géologiques des États-Unis. La rupture du glacier s’est produite à environ 65 kilomètres au nord de Katmandou, et le flux de glace s’est donc déplacé vers le nord-ouest, le long de la vallée en direction de la rivière Bhotekoshi, à la frontière entre le Népal et le territoire chinois du Tibet</em> ».</p> <h2>Le rôle probable du changement climatique</h2> <p>« <em>Cette première avalanche pourrait cependant n’être qu’une partie de l’explication, </em>pointe pour sa part<em> <strong><a href="https://www.lefigaro.fr/international/glacier-seisme-changement-climatique-les-hypotheses-derriere-la-vague-meurtriere-qui-a-deferle-au-nepal-20260826">Le Figaro</a></strong> </em>à Paris<em>. Plusieurs chercheurs étudient l’hypothèse selon laquelle la masse de glace et de débris aurait temporairement obstrué la rivière, créant un barrage naturel. L’eau se serait alors accumulée en amont avant de rompre brutalement cet obstacle et de déferler vers l’aval. (…) Une rupture de lac glaciaire n’est par ailleurs pas exclue. La région compte plusieurs lacs d’altitude et a déjà connu un phénomène similaire. En juillet 2025, une crue soudaine dans la même zone
À la Une: un monde de moins en moins démocratique
26 ago 2026, 8:41 · 4 min
<p><strong><em><a href="https://www.lesoir.be/767099/article/2026-08-26/bresil-etats-unis-france-dix-elections-venir-qui-risquent-de-detricoter-la">Le Soir</a></em></strong> à Bruxelles a fait les comptes : « <em>Une dizaine d’élections à venir dans le monde risquent de détricoter la démocratie. (…) De Tel-Aviv en octobre à Washington en novembre, en passant par Paris, Rome ou Madrid courant 2027, les prochaines élections risquent de perturber encore davantage l’équilibre mondial. L’extrême droite jouant à chaque fois un rôle décisif</em> ».</p> <p><em>Le Soir</em> s’appuie sur deux rapports qui « <em>donnent le ton</em> » : les rapports de l’institut suédois <strong><em><a href="https://www.v-dem.net/documents/75/V-Dem_Institute_Democracy_Report_2026_lowres.pdf">V-Dem</a></em></strong><em> </em>et de la <em>Freedom House</em>, deux instituts de recherche indépendants. Deux rapports qui constatent qu’à la fin de l’année dernière, « <em>le nombre d’autocraties était en augmentation tandis que les régimes démocratiques s’effritaient. "La menace pour la démocratie s’est transformée", explique la géopolitologue et prospectiviste Virginie Raisson-Victor. "La tenue d’élections libres ne suffit plus pour garantir la démocratie". Le danger vient maintenant des vainqueurs des urnes qui utilisent leur mandat non pas pour gouverner mais pour changer les règles du jeu à leur avantage </em>».</p> <h2>De la démocratie libérale à la démocratie électorale…</h2> <p>« <em>Les É</em><em>tats-Unis de Donald Trump empruntent déjà ce chemin, </em>pointe le quotidien belge<em> : selon V-Dem, l’Amérique est passée du statut de démocratie libérale à celui de démocratie électorale. Les élections de mi-mandat, prévues en novembre, seront un test pour mesurer la capacité du pays à rééquilibrer le pouvoir du président. Avec un impact sur l’ordre mondial actuel, où la primauté du droit est de plus en plus menacée.</em> <em>(…)</em> <em>Cette montée de dirigeants détricotant la démocratie via les urnes s’explique par plusieurs facteurs, </em>précise encore<em> Le Soir : la perte d’efficacité des institutions démocratiques, la crise de la représentation avec une population qui voit un décalage avec les élites, un bouleversement du débat lié à l'arrivée des réseaux sociaux et des algorithmes, un enchaînement de crises qui pousse à gouverner dans l’urgence et une crise de la promesse démocratique elle-même</em> ».</p> <h2>Six milliards de personnes vivent dans des autocraties…</h2> <p>« <em>La démocratie continue de reculer dans le monde entier</em> », déplore également le <strong><em><a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2026/08/25/democracy-is-losing-ground-heres-how-it-fights-back/">Washington Post</a></em></strong>. « <em>Si les soldats ne prennent plus d’assaut les palais présidentiels et n’imposent plus de régime militaire, les dirigeants autoritaires ont de plus en plus recours à des lois sécuritaires répressives et à des enquêtes fiscales pour harceler et emprisonner leurs opposants, fermer les médias indépendants et étouffer toute dissidence. Et bien trop souvent, les citoyens ne descendent pas dans la rue pour protester contre l'érosion de leurs libertés. L’autoritarisme se heurte à l'indifférence et provoque parfois même des applaudissements. (…) Les populistes autoritaires, de gauche comme de droite, ont su exploiter cette brèche. Les politiciens et partis traditionnels, la justice indépendante et les médias sont tous considérés comme faisant partie d’une même élite corrompue. Seul un homme fort peut balayer d’un revers de main les institutions bien ancrées qui, soi-disant, font obstacle au changement nécessaire – pourvu que quelques subtilités juridiques, comme les libertés individuelles, soient temporairement mises de côté </em>».</p> <p>Et le <em>Washington Post</em> de citer également l’institut suédois <em>V-Dem</em>, selon lequel, « <em>74 % de la population mondiale, soit environ 6 milliards de personnes, vivent aujourd’hui dans d
À la Une: l’offensive économique contre l’Iran
25 ago 2026, 7:37 · 3 min
<p>« <em>Après six mois de bombardements intermittents en Iran, ponctués d’efforts futiles pour négocier un accord global avec le régime, changement de stratégie, </em>s’exclame le<em> <strong><a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2026/08/24/zero-leakage-iran-would-mean-imposing-secondary-sanctions-china/">Washington Post </a></strong>: l’asphyxie économique. Plutôt que de miser sur une percée militaire, ce qui nécessiterait probablement l’envoi de troupes américaines au sol en Iran, l’administration Trump a donc décidé de faire pression sur les mollahs en les coupant du reste du monde </em>».</p> <p>Toutefois, il y a plusieurs hic, souligne le quotidien américain : tout d’abord l’attitude de la Chine qui achète beaucoup de pétrole iranien. « <em>Le président chinois Xi Jinping est attendu à Washington le mois prochain pour un sommet. S’il ne s’engage pas concrètement à limiter ses achats de pétrole iranien, la menace de Trump d’asphyxier l’économie iranienne sera vaine </em>».</p> <p>Qui plus est, pointe encore le <em>Washington Post</em>, « <em>les sanctions économiques n’ont pas forcément un grand impact en matière de changement de régime. Leur application intégrale est difficile à mettre en œuvre et l’Iran est passé maître dans l’art de les contourner, une stratégie qu’il a perfectionnée depuis des décennies </em>».</p> <h2>Une option choisie par défaut ?</h2> <p>Certes, relève <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/25/faute-de-solution-militaire-donald-trump-mise-sur-l-asphyxie-economique-pour-vaincre-l-iran_6756122_3210.html">Le Monde</a></em></strong> à Paris, « <em>la pression économique sur l’Iran est une stratégie moins risquée et moins coûteuse, mais sa finalité demeure confuse. "Cette option semble choisie par défaut</em>, <em>souligne Charles Lichfield, </em>interrogé par le journal,<em> expert au cercle de réflexion Atlantic Council.</em> <em>Cette administration a une capacité extraordinaire à affermir sa foi dans la dernière mesure trouvée, </em>affirme-t-il<em>. Un truc ne marche pas, on passe à autre chose, dans l’auto-conviction. À</em><!--TgQPHd|||[]--><em><em> </em>son retour au pouvoir, Donald Trump doutait pourtant de l’efficacité des sanctions prises contre la Russie, sous Joe Biden" </em>».</p> <p><em>Le Monde</em> pointe aussi le fait que « <em>cette même souplesse ne permet pas d’écarter, dans un avenir plus ou moins lointain, un retour à l’option militaire. Surtout si l’Iran, acculé économiquement, choisissait d’accentuer le coût de cette pression pour les É</em><em>tats-Unis, en provoquant de nouvelles disruptions sur le marché de l’énergie </em>».</p> <p>En tout cas, poursuit le quotidien français, « <em>Donald Trump a affiché sa confiance habituelle</em>. <em>"</em>[Les Iraniens]<em> n’ont pas d’argent. Ils n’ont pas de marine. Ils n’ont pas de force aérienne. Ils ne paient pas leurs soldats. Ils ne paient pas leur police. Ils ont une inflation de 350%. Donc, on va juste voir ce qu’il se passe“. Selon le Fonds monétaire international, l’inflation en Iran devrait s’élever à près de 70% pour 2026. Un chiffre en soi hors norme, </em>souligne <em>Le Monde, </em>qui indique <em>l’ampleur du choc subi par la société, avec une monnaie nationale en plein effondrement. Mais il n’existe aucun exemple récent d’un régime répressif tombant sous le coup de pressions économiques </em>».</p> <h2>Les dirigeants iraniens inquiets ?</h2> <p>Pour sa part, le <strong><em><a href="https://www.wsj.com/opinion/donald-trump-scott-bessent-sanctions-iran-oil-economy-96362772?mod=hp_opin_pos_2">Wall Street Journal</a></em></strong> estime que cette stratégie d’asphyxie économique de l’Iran peut porter ses fruits. Le quotidien financier américain en veut pour preuve l’inquiétude, du moins affichée, des responsables politiques iraniens : « <em>Vendredi, le président Massoud Pezeshkian a insisté, </em>relate le journal<em> : "la guerre doit bien finir par se terminer", tout en reco
À la Une: la bataille des gauches irréconciliables
24 ago 2026, 7:49 · 3 min
<p>À huit mois de l’élection présidentielle en France, les grandes manœuvres ont débuté à gauche. Les principaux ténors « <em>n’ont pas attendu la rentrée des classes pour relancer les hostilités, </em>constate <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/24/presidentielle-2027-la-bataille-des-gauches-irreconciliables-est-lancee_6754812_823448.html">Le Monde</a></em></strong><em>. Dimanche, 10 000 militants "insoumis" se sont pressés à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme, pour écouter le discours de Jean-Luc Mélenchon, qui clôturait l’université d’été de La France insoumise. "La victoire est possible", a scandé le candidat à la présidentielle de 2027 devant une foule en liesse. Dimanche également, le coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann, a officialisé sa candidature au journal télévisé de TF1. Le scénario des gauches irréconciliables, cauchemar de la secrétaire nationale du parti Les Ecologistes Marine Tondelier, qui réunissait les siens à Grenoble pour son université d’été, paraît plus concret que jamais, </em>constate<em> Le Monde. Et ce n’est qu’un avant-goût de la bataille qui s’annonce. François Hollande, qui sort un livre le 3 septembre, compte bien entrer dans le jeu </em>».</p> <h2>Mélenchon : plusieurs coups d’avance…</h2> <p><strong><em><a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/raphael-glucksmann-en-campagne-pour-2027-ce-nest-pas-le-tout-detre-candidat-20260823_RIVXGSGFNZA3XHVH6JZVX2SHXM/">Libération</a></em></strong> passe en revue les forces de gauche et leurs chefs… « <em>Ce n’est pas le tout d’être candidat. Il faut un programme, des troupes, un engagement, </em>s’exclame le quotidien de gauche<em>. Et, de ce côté-là, Mélenchon l’emporte largement car il y travaille depuis plus longtemps et avec un socle de soutiens bien plus soudés. Glucksmann, lui, va partir en campagne avec un PS divisé et un François Hollande qui n’attend que sa chute pour foncer ; des Verts qui ne savent plus vers quel leader se tourner ; un programme en construction et un électorat qui attend de lui, vu l’état du pays, qu’il renverse la table sans pour autant mettre trop de désordre.</em><em> Sa force</em>, pointe<em> Libération, ce sont ses valeurs, européennes et sans aucune concession face aux régimes autoritaires contrairement au leader insoumis. C’est énorme mais cela ne suffira pas. Comme ne suffira pas le plaidoyer climatique, impératif après l’été que nous venons de subir. Glucksmann devra aussi incarner. Jean-Luc Mélenchon est un tribun qui enflamme une partie de la jeunesse, Raphaël Glucksmann ne l’est pas encore. Pour lui, le plus difficile commence </em>».</p> <h2>Exigence de « <em>radicalité</em> » ?</h2> <p>Pour <strong><em><a href="https://www.lefigaro.fr/politique/guillaume-tabard-melenchon-contre-glucksmann-un-duel-asymetrique-a-l-avantage-de-l-insoumis-20260824">Le Figaro</a></em></strong><em>, </em>avantage à Mélenchon… « <em>D’abord, </em>explique le quotidien de droite,<em> parce que la détermination est du côté des mélenchonistes quand la nébuleuse sociale-démocrate reste habitée par le doute. (…) Ensuite, la gauche sociale-démocrate a perdu son argument principal, celui du “vote utile“. Mélenchon au second tour, c’est l’assurance d’une victoire de Marine Le Pen, disait-elle. Et, au regard des derniers sondages, c’est plus vrai que jamais. Mais derrière Glucksmann ou Hollande, aucune victoire ne se profile non plus. (…) Enfin, et là est l’essentiel, </em>pointe encore<em> Le Figaro : la gauche “modérée“ a cru que la brutalité insoumise condamnait Mélenchon et les siens à la marginalité ; ou, du moins, l’empêcherait de progresser. Or, après tant de faillites gouvernementales, dont le décennat macroniste n’est que le dernier avatar, l’exigence de radicalité n’a jamais été aussi forte. Y compris à gauche</em> ».</p> <h2>Second tour : Mélenchon vs Le Pen ?</h2> <p>Et le leader Insoumis semble avoir le vent en poupe dans les sondages… C’est ce que rapporte notamment
À la Une: les enfants exposés à la menace des réseaux sociaux
22 ago 2026, 8:11 · 4 min
<p>TikTok, le réseau social d’origine chinoise, nous explique le <em>Washington Post</em>, vient de « <em>conclure un accord à l’amiable de 400 millions de dollars avec le département de la justice américain, concernant la protection de la vie privée des enfants</em> ».</p> <p>« <em>La dernière plainte, </em>explique le quotidien américain<em>, porte sur des allégations selon lesquelles TikTok et sa société mère chinoise ByteDance auraient enfreint une loi fédérale exigeant que les applications et sites web destinés aux enfants obtiennent le consentement parental avant de collecter des informations personnelles sur des enfants de moins de 13 ans </em>». </p> <p>Des enfants soumis à des contenus parfois dangereux, comme le raconte le <em>Times</em>, qui a rencontré les parents de Blake Gallier, une adolescente de 13 ans, qui s’est suicidée le 19 octobre dernier. « <em>En quête de réponse, </em>poursuit le quotidien britannique<em>, sa famille a fouillé son téléphone. C’est alors seulement qu’elle a découvert que les réseaux sociaux "bombardaient" l’adolescente de contenus suicidaires</em> ».</p> <p>Vidéos publiées notamment sur TikTok, alors que Blake Gallier paraissait équilibrée et heureuse. Sa mère précise qu’elle ne présentait pas « <em>de signe de trouble mental </em>». Elle s’est engagée avec d’autres familles endeuillées pour, notamment, « <em>sensibiliser</em> » les jeunes aux dangers des réseaux sociaux.</p> <h2>Mettre à genoux l'économie de la Cisjordanie</h2> <p>En Israël, le journal d’opposition <em>Haaretz</em> s’attaque une nouvelle fois à la politique du gouvernement envers la Cisjordanie. « <em>Il n’y a pas que la violence, Israël détruit aussi l’économie palestinienne </em>» titre <em>Haaretz</em> qui précise : « <em>Le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, (</em>ministre d’extrême droite<em>) mène discrètement une campagne visant à mettre à genoux l’Autorité palestinienne et l’économie de la Cisjordanie</em> ». </p> <p>Selon le quotidien israélien, « l<em>’objectif de Smotrich, avec le consentement tacite voire explicite du Premier ministre Benyamin Netanyahu, est de provoquer l’effondrement de l’économie de la Cisjordanie, en ruinant l’Autorité palestinienne. Face à des attaques violentes d’une part, et à la pauvreté et au désespoir de l’autre, le raisonnement est le suivant : les Palestiniens se soulèveront, Israël écrasera cette nouvelle intifada et de ses cendres renaîtra l’annexion</em> ».</p> <p>Pour provoquer « <em>cette ruine</em> », Bezalel Smotrich envisage notamment de rompre les liens entre les banques israéliennes et les banques palestiniennes, ce qui empêcherait les Palestiniens de « <em>commercer avec les clients et fournisseurs israéliens</em> ». Seraient visées, notamment, les transactions concernant « le paiement de l’eau, de l’électricité et du pétrole ». « <em>L’Autorité palestinienne, </em>poursuit<em> Haaretz, aurait alors des difficultés à importer des produits de première nécessité comme les médicaments </em>». «<em> En bref, conclut le quotidien israélien, l’activité économique de la Cisjordanie serait paralysée</em> ». </p> <h2>Animaux sauvages en danger</h2> <p>En France, après la canicule et les incendies qui ont ravagé des milliers d’hectares de forêt, se pose désormais la question de la chasse. C’est le quotidien <em>Libération</em> qui s’est penché sur cette question et nous explique « <em>qu’à quelques semaines de la réouverture de la saison, associations et citoyens réclament la suspension de la chasse dans les territoires concernés</em> ». En illustration, la photo d’un petit oiseau, posé sur une branche calcinée.</p> <p>« <em>Une pétition pour interdire la chasse dans les forêts où le feu a fait des ravages parmi la faune sauvage a recueilli 450 000 signatures en un mois </em>», précise <em>Libération</em>. Mais les chasseurs ne sont pas de cet avis. L’un d’eux assure «<em> qu’il n’ont à recevoir de consignes de personnes </em>». D’autres semblent plus compréhe
À la Une: Interrogations sur le retour d’Harry et Meghan au Royaume Uni
21 ago 2026, 9:42 · 3 min
<p>C'est une question hautement délicate et politique, à la Une du <em>Times.</em> Le vénérable quotidien britannique s’étonne que le roi Charles n’ait été informé du retour d’<a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20260820-royaume-uni-le-prince-harry-et-son-épouse-meghan-de-retour-à-londres-dans-les-prochaines-semaines"><strong>Harry</strong></a> au <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/royaume-uni/"><strong>Royaume-Uni</strong></a>, que dimanche, en même temps qu’il était « <em>informé de l’inscription des enfants d’Harry dans une école britannique</em> ». Mais surtout, le <em>Times</em> se pose des questions, notamment celle-ci : « <em>Pourquoi maintenant ?</em> »</p> <p>En préambule, le quotidien rappelle « <em>qu’Harry n’occupera aucun poste officiel au sein de la famille royale</em> », et qu’Harry et Meghan « <em>ne recevront aucun financement royal, qu’il soit public ou privé</em> ». Selon le <em>Times</em>, « <em>le retour d’Harry est plutôt perçu comme une décision prise par le jeune couple pour des raisons professionnelles et scolaires</em> ».</p> <p>Mais, pour le quotidien britannique, ce n’est pas aussi « <em>simple</em> ». Le retour d’Harry et Meghan « <em>exige une clarification de leur rôle</em> ». Et pour « <em>William, en particulier, ce retour complique les "</em>choses<em>"</em>. « <em>William et Kate voudront protéger leurs enfants à tout prix</em> », estime le <em>Times</em>. Il est vrai que les relations entre les deux frères sont plus que glaciales.</p> <h2>Mauvaises affaires</h2> <p>Le <em>Wall Street Journal</em> s’intéresse également au couple Harry-Meghan, mais plutôt sous l’angle du business. Aux<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/états-unis/"><strong> États-Unis</strong></a>, Harry et Meghan ont gagné beaucoup d’argent. « <em>Le couple a décroché un contrat de 100 millions de dollars avec Netflix et un autre d’environ 20 millions de dollars avec Spotify</em> ».</p> <p>Hormis ces contrats, liés à la mise en scène de leur vie privée, ils n’auraient pas réussi à accomplir « <em>les grandes ambitions qu’ils nourrissaient dans le divertissement</em> ». Selon le <em>Wall Street Journal,</em> la production « <em>d’une série documentaire sur le polo et d’un podcast sur les femmes entrepreneures ont suscité moins d’enthousiasme</em> ». Sous-entendu, il était peut-être temps pour le jeune couple de quitter les États-Unis. </p> <p>« <em>L’autre facteur déterminant et plus inavouable, </em>estime de son côté<em> le Parisien, est la santé du roi Charles.</em> » À 77 ans, il est « <em>atteint d’un cancer</em> ». Selon le journaliste Jérôme Carron, spécialiste de la couronne royale, « <em>Harry revient pour passer du temps avec son père. Cela aurait été problématique de le voir revenir pour le décès du roi, à côté d’un frère qu’il n’aurait pas vu depuis des années.</em> »</p> <h2>Après la canicule</h2> <p>C'est une question qui intéresse particulièrement les Français, mais qui n'est pas la seule : « <em>Après un long épisode de canicule… Peut-on vraiment savoir dès maintenant quel temps il fera cet automne</em> <em>?</em> » Question posée par le journal <a href="https://www.la-croix.com/"><strong><em>La Croix</em></strong></a>, qui s’interroge : « <em>La canicule à peine terminée, certains s’inquiètent déjà de températures automnales au-dessus des normales, quand d’autres évoquent de fortes pluies</em> ».</p> <p>Pour en savoir plus, <em>La Croix </em>nous invite à faire la différence entre les prévisions météorologiques « <em>qui pourront dire s’il y aura de la pluie ou du soleil le lendemain</em> ». « <em>Mais pour avoir une idée de l’automne à venir, </em>explique le quotidien français<em>, il faut plutôt s’intéresser aux prévisions saisonnières. Par exemple, les chercheurs suivent avec attention les épisodes du phénomène <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260727-climat-l-impact-du-phénomène-el-niño-sur-l-afrique-pourrait-se-chiffrer-à-20-milliards-de-dollars"><strong>El Niño</strong></a>, qui réchauffe la te
À la Une: la guerre des drones
20 ago 2026, 7:56 · 3 min
<p>De simples gadgets à armes fatales, les drones ont envahi les champs de bataille aux confins de l’Ukraine et de la Russie et leur rayon d’action n’a cessé de croître ces derniers mois pour atteindre parfois des milliers de kilomètres. Les drones, les Ukrainiens s’en sont fait une spécialité et ils sont désormais au cœur de leur stratégie de harcèlement.</p> <p>Ainsi, pointe <strong><em><a target="_blank" href="https://www.liberation.fr/international/europe/avec-le-drone-mich-2000-pompe-sur-les-chinois-les-ukrainiens-harcelent-lennemi-russe-20260820_CAT55CFFJBDVXLVWQCTT4FXCOA/">Libération</a></em></strong> à Paris, « <em>au cœur de l’été, les frappes ukrainiennes en profondeur se sont considérablement intensifiées sur le territoire russe, conformément à la doctrine de "</em>sanctions à longue portée"<em> mise en place par l’exécutif de Kiev. Outre les entrepôts de e-commerce de la société russe Wildberries, plusieurs cibles militaires et logistiques de premier plan ont été ciblées : raffineries, centrales électriques, infrastructures gazières, infrastructures de transport et de logistique, systèmes de défense aérienne et postes militaires de commandement. </em>»</p> <h2>Une inventivité permanente</h2> <p>Et les Ukrainiens ne manquent pas d’imagination et de créativité en matière de drones. Témoin, ce drone kamikaze, rapporte <em>Libération</em>, le MICH 2000, copie conforme d’un drone chinois, lui-même copié sur le Shahed iranien. « <em>Un appareil de 2 mètres 50 d’envergure, volant à 160 km/h et pouvant transporter jusqu’à 60 kilos d’explosifs, qui ne frappe plus seulement des coordonnées fixes, mais qui, piloté à distance, est capable de fondre comme un prédateur sur des cibles mobiles.</em> »</p> <p>Et puis « <em>toujours plus haut</em> », s’exclame <strong><em><a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/international/ukraine/guerre-en-ukraine-un-drone-sting-abat-un-appareil-russe-a-plus-de-7-400-m-daltitude-un-record-20-08-2026-L55F5DWMANAO3AF2APUGZW7LKM.php?ts=1787201731781">Le Parisien </a></em></strong>: « <em>des pilotes ukrainiens viennent de battre un nouveau record, selon les médias ukrainiens. Un équipage de la Garde nationale ukrainienne a réussi à détruire un appareil russe à 7 472 m d’altitude grâce à un drone intercepteur Sting </em>(la guêpe en anglais…)<em>. Ce drone, qui ressemble à une bouteille thermos volante, est dirigé par un pilote avec un casque de réalité virtuelle. Un autre opérateur radar est chargé d’identifier la position de l’appareil adverse. Ce drone Sting illustre parfaitement la méthode de fabrication ukrainienne, </em>note encore<em> Le Parisien : dépenser moins pour intercepter plus. Chaque appareil coûte environ 2 500 dollars, soit un peu plus de 2 100 euros.</em> »</p> <p>Ces derniers jours, relève le <strong><em><a target="_blank" href="https://www.washingtonpost.com/world/2026/08/18/russia-ukraine-war-drone-attack-moscow/4c4ab76a-9ae6-11f1-9cc4-2dc9b46e2d5c_story.html">Washington Post</a></em></strong>, « <em>les forces ukrainiennes ont lancé l’une de leurs plus importantes attaques de drones contre la Russie depuis le début de l’invasion, avec près de 800 tirs, dont 600 ont survolé la région de Moscou, 180 ont été abattus. </em>»</p> <p>Le <em>Post</em> qui constate également que «<em> l’Ukraine a conçu et déployé, au cours de l’année écoulée, des drones à longue portée de fabrication nationale pour des frappes en profondeur sur le territoire russe. Sa technologie en matière de drones a impressionné les gouvernements et les fabricants d’armements du monde entier.</em> »</p> <h2>Piqures de guêpes ?</h2> <p>Question : les vagues de drones ukrainiens vont-elles influencer le cours de la guerre ? Réponse du <strong><em><a target="_blank" href="https://www.sueddeutsche.de/meinung/ukraine-russland-angriffskrieg-drohnen-korruption-li.3533382">Süddeutsche Zeitung</a></em></strong> à Munich : pas vraiment. Certes, « <em>Kiev porte la guerre jusqu’à Moscou, mais rien de plus. (…) Parle
À la Une: l’Europe en panne sèche
19 ago 2026, 9:06 · 3 min
<p>« <em>La grande sécheresse ravage le cœur de l’Europe</em> » : c’est le grand titre d’<strong><em><a href="https://elpais.com/clima-y-medio-ambiente/2026-08-19/la-gran-sequia-devora-el-corazon-de-europa-cosechas-en-minimos-restricciones-historicas-y-la-economia-estancada.html">El Pais</a> </em></strong>à Madrid. «<em> La grande sécheresse européenne n'a pas seulement transformé une nature autrefois luxuriante en désert aride. Elle a déclenché une série complexe de crises aux multiples effets domino touchant d’innombrables secteurs, des prix alimentaires au transport de marchandises, en passant par la production d’énergie et les prévisions de croissance des principales économies, menaçant le PIB du continent : le choc économique à court terme, </em>estime le quotidien espagnol,<em> sera d’au moins 50 milliards d’euros </em>».</p> <p><em>El País</em> donne des exemples : « <em>l’Italie demande de l’eau à la Suisse afin de prévenir la destruction des rizières. La Hongrie a définitivement fermé sa seule centrale nucléaire qui était refroidie par les eaux désormais asséchées du Danube. Les péniches transportant des biens essentiels vers Rotterdam via le Rhin ne naviguent qu’à 30 % de leur capacité pour éviter de s’échouer. La production de blé au sein de l’Union européenne devrait chuter de 24 % cette année, ce qui représente un manque à gagner d’environ deux milliards d’euros pour les agriculteurs. </em>»</p> <h2>Les cours d’eau au plus bas…</h2> <p><strong><em><a href="https://www.letemps.ch/sciences/environnement/secheresse-des-cours-d-eau-la-carte-qui-montre-l-ampleur-historique-du-phenomene-en-europe-et-en-suisse">Le Temps</a></em></strong> à Genève publie une carte des cours d’eau en Europe. Tous les fleuves et rivières sont en rouge ou orange… Et le « <em>rouge foncé couvre une très large part du continent, </em>pointe le quotidien suisse,<em> de la Loire au Pô en passant par le Rhin et le Danube. Signe d’un étiage – le plus bas niveau atteint dans l’année – sans équivalent depuis au moins trois décennies.</em> »</p> <p><em>Le Temps</em> qui relève aussi que « <em>le château d’eau de l’Europe, la Suisse, est quasiment à sec, avec 83</em> <em>% du réseau hydrographique en sécheresse sévère ou extrême.</em> »</p> <p><strong><em><a href="https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/je-suis-a-100-de-pertes-en-bretagne-les-maraichers-frappes-de-plein-fouet-par-la-secheresse-20260815_SYVPBD4WVJFGZAB7FRRI4DCBB4/">Libération</a></em></strong> à Paris prend l’exemple des maraîchers bretons, « <em>frappés de plein fouet par la sécheresse </em>» : « <em>certains n’ont pas d’autre choix que d’abandonner certaines parcelles pour en favoriser d’autres.</em> » C’est le cas dans cette exploitation du Morbihan : « <em>Un verger planté en agroforesterie, où les pommiers alternent avec des rangées de légumes, n’a pas reçu une goutte d’eau depuis des semaines. Sur les 2</em> <em>000 salades que les maraîchers y avaient plantées, à peine 150 ont pu être sauvées. Le reste, invendable, est parti à la poubelle. Les autres légumes, courges, betteraves et carottes seront perdus.</em> »</p> <h2>Promesses gouvernementales</h2> <p>« <em>L’agriculture souffre et s’inquiète pour son avenir</em> », soupire <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/08/17/mise-a-mal-par-une-secheresse-historique-l-agriculture-francaise-souffre-et-s-inquiete-pour-son-avenir_6747960_3234.html">Le Monde</a></em></strong>.<strong> </strong>« <em>Chute de production pour les légumes et les grandes cultures céréalières, manque de fourrage pour le bétail… L’ensemble des filières agricoles traversent un été catastrophique, dont les conséquences pourraient être sans précédent. Face à leur désarroi, le gouvernement promet une réponse </em>"rapide et forte"<em>, (…) avec des </em>"enveloppes ciblées"<em> laissées </em>"à la main des préfets"<em> pour </em>"soutenir les trésoreries et la remise en production"<em>, des fonds pour le dispositif public d’i
À la Une: la colonisation israélienne s’intensifie en Cisjordanie
18 ago 2026, 9:37 · 4 min
<p>L’envoyée spéciale du quotidien italien <strong><em><a href="https://www.repubblica.it/esteri/2026/08/18/news/cisgiordania_reportage_qusra_case_assediate_coloni-425533708/">la Repubblica</a></em></strong> raconte les neuf jours de siège dans le village palestinien de <a href="https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260817-à-qusra-en-cisjordanie-occupée-les-colons-israéliens-veulent-un-état-d-apartheid"><strong>Qusra</strong></a> en <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/territoires-palestiniens/"><strong>Cisjordanie occupée</strong></a>. « <em>Le 9 août, il y a neuf jours donc, des colons israéliens sont descendus de Tel Talpiot, leur avant-poste situé à l’ouest du village, un avant-poste illégal même au regard du droit israélien</em> <em>:</em> <em>ils s’y étaient installés six mois auparavant en occupant cinq maisons palestiniennes inachevées, y apportant des tentes, des réservoirs d’eau et des troupeaux. (…) Le 9 août donc, ces colons ont dressé une tente, bloqué la route qui mène vers Qusra et ont coupé l’eau et l’électricité de trois maisons, </em>poursuit<em> la Repubblica. Depuis, les 15 membres des familles Hassan et Abu Rida sont coincés chez eux.</em> <em>»</em></p> <p><em>«</em> <em>Au début, les familles palestiniennes assiégées ont demandé la protection de l’armée israélienne. Les caméras de surveillance ont montré les soldats qui arrivaient, saluant familièrement les colons et se joignant à leurs prières. Finalement, la tente des colons a été démantelée, mais des échauffourées ont éclaté entre eux et les militaires israéliens et la zone a été bouclée par l’armée.</em> <em>»</em></p> <p>« <em>Depuis, </em>pointe encore le quotidien italien, <em>personne n’a pu atteindre les trois maisons de Qusra, ni les quitter.</em> <em>Le siège de neuf jours imposé par les colons s’est ainsi soldé par un nouveau blocus, cette fois-ci imposé par l’armée.</em> »</p> <h2>Vers une annexion ?</h2> <p>En fait, rapporte <strong><em><a href="https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/occupation-illegale-la-cisjordanie-se-disloque-sous-les-yeux-dune-communaute-internationale-atone-20260817_ON6M3ZQ66RGADIJYCBR6PPUCLE/">Libération</a></em> </strong>à Paris, « <em>les violences des colons se sont intensifiées de manière spectaculaire depuis le 7 octobre 2023 et le massacre commis par le Hamas en Israël. Depuis, des raids et des attaques sont menés quasi quotidiennement contre des villages palestiniens. Dans le même temps, </em>pointe le journal,<em> la colonisation s’est poursuivie à une allure inédite en Cisjordanie au cours des deux dernières années, jusqu’à atteindre 146 implantations illégales ainsi que près de 400 avant-postes </em>(des installations de taille réduite - NDLR)<em>, selon l’organisation israélienne la Paix maintenant. (…) Le<strong> </strong>“</em>soutien économique, administratif et militaire du gouvernement israélien aux colons<em>" a été souligné dans un rapport d’Amnesty International publié en juin dénonçant un “</em>nettoyage ethnique<em>" en Cisjordanie en vue de son annexion.</em> »</p> <p>Et dans son éditorial, <strong><em><a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/la-cisjordanie-livree-a-la-terreur-des-colons-israeliens-20260817_XD7NZ7LYINCMRM3EX3KHJXRGGE/">Libération</a></em></strong> s’insurge : « <em>Pendant combien de temps encore les Occidentaux et les pays arabes vont-ils abandonner la Cisjordanie à la terreur des colons</em> <em>? Car ce sont bien à des actes de terrorisme que se livrent les colons israéliens sur la population et les terres palestiniennes, sous le regard impavide, voire complice, de l’armée israélienne. (…) Qui aura le courage de bloquer ce projet mortifère qui contribue à déstabiliser le monde ? Pour l’heure, personne</em>.</p> <h2>L’armée israélienne passive et même complice ?</h2> <p><strong><em><a href="https://www.letemps.ch/monde/moyenorient/en-cisjordanie-la-transformation-de-l-etat-d-israel-en-grand-israel">Le Temps</a></em></strong> à Genève dénonce égal
À la Une: notre planète dans le rouge
17 ago 2026, 7:34 · 3 min
<p>« <em>La terre brûle de mille feux</em> », soupire <strong><em><a target="_blank" href="https://www.liberation.fr/environnement/de-lindonesie-a-leurope-et-jusquau-canada-plus-aucun-territoire-nest-a-labri-des-feux-ravageurs-20260816_QZHJRDKZUZANLN34COOKXCHQNQ/">Libération</a></em></strong> à Paris. « <em>Du rouge partout. En ouvrant la carte interactive du système Firms de la Nasa, qui détecte par satellite les incendies actifs à partir des anomalies thermiques qu’ils génèrent, le constat est accablant, </em>pointe le journal<em>. En France, mais aussi au Canada, aux É</em><em>tats-Unis, en Croatie, en Allemagne et même dans les forêts tropicales d’Indonésie, l’agence spatiale américaine donne à voir un monde en proie aux flammes. Depuis plusieurs semaines, les vagues de chaleur répétées et les épisodes de sécheresse extrême qui sévissent un peu partout sur la planète s’accompagnent, parfois, de feux ravageurs </em>».</p> <p>Et <em>Libération</em> de faire les comptes… 95 000 hectares brûlés en France, 82 000 hectares en Italie, 284 000 en Espagne… Et le reste de l’Europe n’est pas épargné : Grèce, Croatie, Serbie, Portugal, Royaume-Uni, et Belgique… « <em>Depuis vendredi, la Belgique lutte contre un brasier dans la réserve naturelle des Hautes Fagnes, à la frontière avec l’Allemagne, qui a déjà parcouru 3000 hectares – l’un des pires incendies de l’histoire du pays </em>».</p> <h2>« <em>Le climat change plus vite que notre organisation collective</em>… »</h2> <p><strong><em><a target="_blank" href="https://www.lesoir.be/765345/article/2026-08-17/incendie-dans-les-fagnes-ceci-nest-plus-un-avertissement">Le Soir</a></em></strong><em> </em>à Bruxelles dresse un triste constat<em> : </em>« <em>un espace naturel en feu, un paysage de désolation, des habitants évacués, des pompiers épuisés et obligés de s’organiser tant bien que mal, parfois avec l’aide bienveillante d’agriculteurs… Ces images, que l’on avait associées à la Gironde fin juillet, on les a désormais vues chez nous, </em>s’exclame le quotidien belge,<em> dans des proportions heureusement sans commune mesure. Le temps de quelques jours, les Fagnes sont devenues "notre Gironde". Cet incendie historique à l’échelle de la Belgique au sortir d’une troisième vague de chaleur, actée elle-même quasiment dans l’indifférence générale à la veille du 15 août, doit nous interpeller. Une évidence s’impose, </em>relève <em>Le Soir : le climat change plus vite que notre organisation collective. Et lorsque nos services de secours sont déjà sous tension au point de devoir recourir à des moyens de l’armée et étrangers, il est trop tard pour se rappeler qu’avoir des capacités de réaction suffisantes ne se décrète pas, mais se développe de manière proactive. Gouverner, c’est anticiper loin des sirènes, pas seulement lorsqu’elles retentissent </em>».</p> <h2>Inaction gouvernementale…</h2> <p><strong><em><a target="_blank" href="https://www.repubblica.it/commenti/2026/08/17/news/clima_enoi_che_stiamo_facendo_nulla-425532163/?ref=RHLF-BG-P2-S1-T1-s92671">La Repubblica</a></em></strong> à Rome hausse le ton : « <em>que faisons-nous pour le climat ? Rien. (…) La sous-estimation flagrante de la crise climatique par une grande partie de la classe dirigeante et par le grand public est manifeste. En effet, les experts alertent depuis longtemps sur le risque d’un été exceptionnellement chaud (…). Mais, préoccupés par d’autres crises et d’autres priorités (réelles ou supposées), nous avons préféré hausser les épaules, nous contentant de maudire la chaleur étouffante. (…) Ce qui est le plus désolant, </em>fulmine encore le quotidien italien, <em>plus encore que la gravité de la crise, c’est notre incapacité à sortir de notre torpeur </em>».</p> <p>« <em>Ne pas se préparer aux sécheresses nous coûtera cher</em> », renchérit le <strong><em><a target="_blank" href="https://www.thetimes.com/comment/the-times-view/article/failing-to-prepare-droughts-will-cost-us-dear-fjc9g80sx">Times</a></em> </strong>à
À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?
15 ago 2026, 8:01 · 3 min
<p>La rumeur court depuis plus d’une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal <em>Le Temps</em>, la mobilisation s’annonce plus « <em>dispersée</em> ».</p> <p>Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : «<em> Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq</em> » (à la frontière avec Ceuta), dit l’un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « <em>Je voudrais savoir s’il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu’on va entrer à Ceuta</em> ? «<em> Tout le monde va rentrer</em> », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp.</p> <p>Mais selon <em>Le Temps</em>, «<em> depuis que le Maroc et l’Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence </em>». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l’Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. «<em> Et sur les réseaux sociaux,</em> explique<em> Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague</em> ».</p> <h2>Interrogations après la mort d'un professeur</h2> <p>Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du <em>Times</em> et du <em>Guardian</em>. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « <em>professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort </em>», titre le <em>Guardian.</em></p> <p>Le quotidien britannique rappelle que l’homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l’Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l’ouverture d’une enquête interne « <em>suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques</em> ».</p> <p>Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s’est-il suicidé ? La police parle d’un « <em>décès inattendu, mais pas suspect</em> », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « <em>La campagne de désinformation, </em>dit-elle,<em> a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun</em> ».</p> <p>L’affaire intéresse aussi <em>le Wall Street Journa</em>l, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « <em>L’ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d’une chasse aux sorcières raciales ?</em> » </p> <h2>« Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar »</h2> <p>Cette phrase, c’est celle de Sonia, la mère d’Ibrahim. «<em> Ibrahim, 18 ans</em>, raconte le <em>Parisien,</em> <em>a été séduit par une annonce d’un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d’un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong </em>».</p> <p>C’est sur le chemin du retour, qu’Ibrahim, qui n’avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s’est fait prendre. Et il n’est pas le seul à être tombé dans le piège « <em>bon plan Thaïlande</em> ». « <em>À Hong Kong, </em>explique<em> Le Parisien, Ibrahim, </em>que sa mère présente comme<em> "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce </em>».</p> <p>Selon le journal, «<em> au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis
À la Une: de plus en plus de femmes engagées dans les missions humanitaires en Ukraine
14 ago 2026, 9:07 · 4 min
<p>Mission humanitaire ne veut pas dire sans danger, loin de là. C’est le <em>Kiev Post</em>, qui s’intéresse à ces femmes « <em>de plus en plus nombreuses à assumer des rôles humanitaires dangereux, comme la conduite de bus d’évacuation et la distribution d’aide dans les zones de front</em> ». Car, explique le journal ukrainien de langue anglaise, « <em>la guerre qui dure depuis quatre ans, réduit progressivement le nombre de volontaires masculins disponibles</em> ».</p> <p>Le <em>Kiev Post</em> a rencontré Alina Holovko, jeune femme souriante qui, pour la photo, pose devant un minibus affichant une croix. « <em>Avec d’autres volontaires, </em>nous dit le journal<em>, elle a fondé Dobra Sprava, une organisation humanitaire qui évacue les civils des zones frontalières </em>».</p> <p>« <em>Depuis un an</em>, explique Alina Holovko, <em>nous n’arrivons pas à recruter suffisamment d’hommes pour les opérations d’évacuation. Lors d’une évacuation, il est crucial de charger rapidement les affaires des personnes et d’aider celles à mobilité réduite à monter à bord. Ce type de travail physique dépasse souvent les capacités des femmes seules</em> ». </p> <p>Malgré tout, les femmes de Dobra Sprava, accomplissent leur mission, et tentent d’éviter les drones russes. Alina Holovko raconte qu’un jour elle a cru mourir, avec les passagers de son minibus rempli de civils visé par un drone. «<em> À bord, dit-elle nous avions tous l’impression que c’étaient nos derniers instants...</em> ». « <em>Le drone a finalement percuté un autre véhicule</em> » </p> <h2>Préparer la guerre...</h2> <p>Loin de l’Ukraine, mais néanmoins inquiète, la Belgique s’interroge sur la préparation de sa population à un éventuel conflit… C’est<em> Le Soir</em> qui se saisit de la question. « <em>Notre pays, </em>explique le quotidien belge<em>, investit massivement dans la Défense face à un contexte sécuritaire mondial dégradé. Mais qu’en est-il de sa population ?</em> interroge le journal<em>. Les autorités veulent développer une "culture du risque", quand d’autres É</em><em>tats européens ont déjà préparé leurs citoyens au pire</em> ».</p> <p><em>Le Soir</em> évoque ainsi « <em>la Suisse, et son armée fondée sur le principe du citoyen-soldat</em> », ou encore « <em>la Suède qui, en 2024, a envoyé à tous les ménages une édition de la brochure expliquant explicitement aux citoyens comment se préparer et agir en cas de crise ou de guerre</em> ». En Lettonie, poursuit <em>le Soir</em>, « <em>c’est une formation de défense obligatoire, qui a récemment été intégrée dans les écoles secondaires</em> ».</p> <p>Ceci étant, la Belgique n’est pas restée les bras croisés. Le quotidien belge explique ainsi qu’en avril dernier, «<em> le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, a dévoilé en grande pompe une opération intitulée "Prêts. Ensemble" </em>»<em>, qui invite les Belges à constituer un "kit d’urgence" leur permettant de vivre en autonomie pendant 72 heures</em> ». Mais ce n’est pas suffisant aux yeux du <em>Soir</em>, selon lequel « <em>derrière ces initiatives se cache un manque : celui d’une culture du risque encore fragile, voire en retard en Belgique</em> ». </p> <h2>Opérations secrètes</h2> <p>Le<em> Washington Post</em> fait des révélations sur « <em>un programme secret de la CIA</em> ». Un programme qui, selon le quotidien américain, «<em> serait à l’origine d’attaques mystérieuses contre des bateaux des Galapagos. Les données de vol, </em>explique<em> le Washington Post, montrent qu’un avion de surveillance a survolé des bateaux de pêche équatoriens, depuis le Salvador, avant une attaque de drones </em>».</p> <p>Il s’agit, nous dit-on, « <em>d’une opération secrète menée à l’étranger et approuvée par le président mais où le rôle du gouvernement américain n’est pas publiquement reconnu</em> ». Ces opérations, visant en principe les narco-trafiquants ont-elle atteint leurs cibles ? Pas sûr, si l’on en croit les survivants d’un bateau de pêche attaqué par des drones. Hu
À la Une: l’Europe suffoque à nouveau
13 ago 2026, 8:31 · 3 min
<p>Encore un nouvel épisode de chaleur intense à partir de ce jeudi, encore une canicule… C’est l’Europe entière qui est concernée. Le <strong><em><a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/12/europe-worlds-fastest-warming-continent-climate-crisis-explainer">Guardian</a></em></strong> à Londres s’interroge : « <em>L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement par rapport au reste du monde, pourquoi ?</em> (…) <em>Pourquoi l’Europe est-elle le continent le plus touché par le réchauffement climatique ? </em>»</p> <p>Il y a quatre explications, avance le quotidien britannique. Tout d’abord, la proximité avec l’Arctique : « <em>L’Arctique est la région du globe qui se réchauffe le plus rapidement, malgré l’absence de terres émergées. Ceci s’explique par la fonte rapide de la calotte glaciaire polaire, qui réfléchit normalement la majeure partie du rayonnement solaire vers l’espace. De ce fait, l’océan, plus sombre, absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère la fonte des glaces et crée un cercle vicieux. </em>» </p> <p>Autre explication, pointe le <em>Guardian</em> : en 20 ans, l’Europe a perdu un tiers de sa couverture neigeuse. Là aussi, comme au pôle Nord, toute cette neige réfléchissait la lumière du soleil et apportait de la fraîcheur.</p> <p>Il y a aussi la modification du courant-jet : cette bande de vents d’ouest puissants qui maintenait l’air frais maritime soufflant de l’Atlantique vers l’Europe. Ce courant-jet est moins régulier qu’auparavant, il se divise, avec des zones de vents faibles où la chaleur peut rester piégée pendant des jours.</p> <h2>Urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 !</h2> <p>Enfin, relève le quotidien britannique : la réduction de la pollution atmosphérique observée en Europe a favorisé le réchauffement… En effet, la limitation des émissions industrielles a certes amélioré la qualité de l'air pour les Européens, mais a également réduit la quantité de particules en suspension dans l’air. Or, ces particules peuvent réfléchir les rayons du soleil ou favoriser la formation de nuages. Donc la baisse de la pollution a accentué le réchauffement…</p> <p>En tout cas, conclut le <em>Guardian</em>, « <em>le réchauffement observé en Europe entraine une intensification des feux de forêt, des sécheresses, des tempêtes, des pluies torrentielles et des inondations. Tous ces phénomènes affectent profondément les vies et les moyens de subsistance sur le continent et continueront de s’aggraver jusqu’à ce que les émissions nettes atteignent la neutralité carbone. Il est urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 et de mettre en œuvre des mesures de protection des citoyens </em>».</p> <h2>Comment payer la facture ?</h2> <p>Sur le plan économique, ces canicules à répétition ont un impact certain. En France, « <em>la facture risque d’être salée : jusqu’à 15 milliards d’euros, selon Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique </em>». C’est ce que pointe <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/08/12/la-facture-des-canicules-risque-d-etre-salee-pour-l-economie-francaise-jusqu-a-15-milliards-d-euros-selon-la-ministre-de-la-transition-ecologique_6745102_3234.html">Le Monde</a></em></strong>. <em>Le Monde</em> qui cite aussi cette étude de la société d’investissement néerlandaise, Triodos Bank qui affirme que « <em>les températures extrêmes pourraient amputer de 1 point et demi la croissance du pays en 2026 et la faire basculer en territoire négatif, à − 0,7 % </em>».</p> <p>Attention, prévient pour sa part <strong><em><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/economie/l-editorial-de-gaetan-de-capele-face-a-la-lourde-facture-de-la-canicule-l-etat-est-nu-20260812">Le Figaro </a></em></strong>: « <em>Face à la lourde facture de la canicule, l’État est nu. (…) Endettée jusqu’au cou, croulant sous les déficits, incapable d’enrayer la fuite en avant de la dépense publique, la France n’a plus aucune ressource pour faire face aux circonstances exceptionnelle
À la Une: une actualité éclipsée
12 ago 2026, 9:05 · 4 min
<p>Relégués au second plan, la canicule, la sécheresse, le séisme en <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/colombie/" class="gtm-add-suggested-tag">Colombie</a></strong>, l’exfiltration rocambolesque de Trump, le procès de Meta aux <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/états-unis/" class="gtm-add-suggested-tag">États-Unis</a></strong>, ou encore l’abolition de la peine de mort au Liban… Non, ce qui fait la Une dans la presse européenne et parfois même au-delà, c’est l’éclipse solaire qui aura lieu mercredi 12 août au soir. Une éclipse visible sur une grande partie de l’Europe.</p> <p>Et c’est l’Espagne qui sera aux premières loges : « <em>L'attente est terminée, </em>s’exclame<em> <strong><a href="https://elpais.com/ciencia/2026-08-12/se-acabo-la-espera-espana-vivira-su-primer-eclipse-de-sol-total-en-mas-de-un-siglo.html">El Pais</a></strong> </em>à Madrid.<em> L’Espagne va connaître sa première éclipse solaire totale depuis plus d’un siècle. Des millions d’Espagnols et de touristes finalisent leurs préparatifs pour observer la lune recouvrir entièrement le soleil. Ce sera vers 20h30. La nuit tombera en plein jour, de la Galice aux îles Baléares. Ce phénomène sera pleinement visible sur une grande partie de la moitié nord de la péninsule</em>. »</p> <p><em>El País</em> qui relève également que « <em>les autorités centrales, régionales et municipales devront relever les défis logistiques posés par le déplacement simultané de millions de personnes vers un même objectif. Ce sera un véritable exode, concentré sur une seule journée et avec des rassemblements inattendus dans des lieux imprévus. Le gouvernement prévoit entre 400</em> <em>000 et 1 million et demi de déplacements supplémentaires par rapport à la normale. Au total, plus de 24 000 agents de la Garde civile et 9 400 policiers nationaux seront déployés pour assurer la sécurité</em>. »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20260811-deux-minutes-de-nuit-en-plein-jour-une-partie-de-l-europe-va-vivre-une-éclipse-solaire-totale" class="a-read-more__link">Deux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale</a></p> <h2>« <em>Renaissance céleste</em> »</h2> <p>À la Une de <strong><em><a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/eclipse-solaire-une-ferveur-populaire-une-polemique-et-des-mysteres-20260811_MGSPPV2FL5GURBVWM2SIJYJ7VQ/">Libération</a></em></strong> à Paris : une photo et aucun texte, pas besoin de légende. Cette photo, c’est celle d’une éclipse solaire totale : on y voit le disque sombre de la lune qui masque le soleil, révélant le halo circulaire de sa couronne. « <em>Un instant suspendu, </em>commente le journal<em>. L’espace d’une heure hors du temps, tout semble s’arrêter. Nous levons la tête de nos téléphones et de nos soucis quotidiens pour nous rappeler que nous vivons sur un astre flottant dans l’univers.</em> »</p> <p>Le <strong><em><a href="https://www.nytimes.com/2026/08/11/world/total-eclipse-trump-secret-escape.html">New York Times</a></em></strong> se fait lyrique également : une éclipse « <em>nous rappelle avec force que nous sommes sur un astre qui tourne autour d’une étoile, au sein d’un système planétaire dans une galaxie elle-même incluse dans un univers infini. Mais plus encore, elle nous offre un sentiment primordial de ce que signifie être humain, à travers le désespoir et la joie partagés lors d’une renaissance céleste. Nous sommes tous tellement absorbés par nos problèmes terrestres. Parfois, nous avons besoin d’une raison pour lever les yeux au ciel</em>. »</p> <h2>Pas rares mais pas toujours visibles</h2> <p>« <em>Est-ce que les éclipses sont rares ?</em> », s’interroge <strong><em><a href="https://www.lesoir.be/763805/article/2026-08-07/eclipse-du-12-aout-que-va-t-il-se-passer-dans-le-ciel-belge">Le Soir</a></em></strong><em> </em>à Bruxelles. Pas vraiment… « <em>Il s’en est produit 228 au XXe siè
À la Une: ruines et désolation en Colombie
11 ago 2026, 10:20 · 3 min
<p>Comme des scènes de guerre : maisons et immeubles écroulés, éventrés, béton et tôles enchevêtrés, rues envahies de gravats, impraticables, sauveteurs et rescapés qui tentent de déblayer les décombres, parfois à main nue… Les images terribles se succèdent sur le site du quotidien colombien <strong><a href="https://www.elespectador.com/colombia/cali/cali-entre-los-escombros-las-horas-despues-del-terremoto/">El Espectador</a></strong>.</p> <p>L’un des envoyés spéciaux du journal raconte : « <em>"Silence !", crient les sauveteurs. Ils sont sur un bâtiment effondré dans le quartier de Tequendama à Cali. Les vêtements recouverts de poussière, sous le soleil brûlant. Autour d’eux, des centaines de personnes rassemblées devant un bâtiment qui, quelques heures plus tôt, abritait des boutiques et des maisons. Au rez-de-chaussée, il y avait, entre autres, une pharmacie. À l’étage, il y avait des appartements. Maintenant, tout n’est que décombres et poussière. </em>"Silence."<em> Tout le monde lève les bras en l’air. Tout le monde attend un signe de vie. </em>"Là, un appel"<em>, crie alors quelqu’un. Des cris de joie, car évidemment c’est un signe de vie, mais le silence revient. Plus rien… Plusieurs heures passent et plus un bruit… </em>»</p> <h2><em>« On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison »</em></h2> <p><strong><em><a href="https://www.elmundo.es/internacional/2026/08/10/6a79f7b2fc6c839e488b4593.html">El Mundo</a></em></strong> à Madrid a pu joindre des rescapés à Manizales, l’une des villes les plus touchées par le séisme, avec Cali et Pereira. <strong>« </strong><em>Horrible, horrible</em>, raconte Estefanía<em>.</em> <em>On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison. Le bruit était assourdissant. Les fenêtres vibraient. Et même l’eau jaillissait des tuyaux d’évacuation de la salle de bain</em>. » « <em>C’était très fort, vraiment très fort</em> »<em>, </em>renchérit Milton César. <em>Des objets tombaient du sol, tout tremblait, tout grondait, mais mon immeuble a résisté</em>. »</p> <p>Témoignage poignant également de Juan José, professeur de gymnastique à Cali, recueilli par <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/11/apres-un-puissant-seisme-en-colombie-la-recherche-de-survivants-et-le-decompte-des-victimes_6743758_3244.html">Le Monde</a></em></strong> à Paris : « <em>Je donnais un cours collectif dans une salle du deuxième étage quand ça a commencé à trembler »</em>, raconte-t-il au téléphone. <em>Les miroirs de la salle bougeaient, j’ai cru que le toit allait tomber, nous sommes sortis mais c’était impossible d’aller vite tant ça tanguait dans tous les sens. (…) J’ai vu des choses terribles, de la poussière partout, des bâtiments sur le point de tomber, des gravats, un immeuble totalement effondré près de l’autoroute, ce n’est que là que j’ai réalisé la magnitude du séisme. Je n’ose pas imaginer combien de personnes sont encore là-dessous. </em>»</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/amériques/20260810-séisme-de-magnitude-7-4-en-colombie-des-dégâts-importants-en-cours-d-évaluation" class="a-read-more__link">Séisme de magnitude 7,4 en Colombie, le gouvernement décrète l'état d'urgence</a></p> <h2>Des répliques violentes ?</h2> <p>Le dernier bilan donné par la presse colombienne est de 132 morts et 570 blessés. Mais combien de disparus ? D’autant que c’est sans doute loin d’être terminé. « <em>Il y aura des répliques, le public doit être préparé</em> », affirme en effet dans les colonnes d’<strong><em><a href="https://elpais.com/america-colombia/2026-08-10/rodrigo-leon-geologo-colombiano-experto-en-terremotos-habra-replicas-la-ciudadania-tiene-que-prepararse.html">El Pais</a> </em></strong>à Madrid Rodrigo León, géologue colombien. « <em>Après un séisme de cette magnitude, on peut s’attendre à une série de répliques assez longue, </em>dit-il,<em> même pendant les six mois suivants. Ces rép
À la Une: la chaleur et la sécheresse gagnent tout le continent européen
10 ago 2026, 9:19 · 3 min
<p>« <em>Un peu partout en Europe</em>, constate<em> <strong><a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/10/en-europe-occidentale-une-secheresse-exceptionnelle-qui-pese-sur-les-activites-humaines-et-les-ecosystemes_6743010_3244.html">Le Monde</a></strong> </em>à Paris<em>, et d’autant plus à l’ouest du continent, des prairies et des champs desséchés témoignent de l’étendue et de l’intensité d’ores et déjà historiques de la sécheresse de l’année 2026. De nombreux fleuves et rivières sont dans une situation très critique, jamais observée jusqu’alors. La situation hydrologique inquiète de plus en plus de pays. Dans un bilan publié ce lundi, le service européen de surveillance Copernicus alerte : malgré les pluies et les inondations survenues cet hiver, les niveaux d’humidité des sols enregistrés en juillet dans l’ouest du continent sont désormais </em>"nettement inférieurs à ceux de juillet 2022, dernier été marqué par une grave sécheresse dans toute l’Europe occidentale". »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260808-sécheresse-ce-n-est-pas-en-allant-creuser-des-rivières-qu-on-va-inventer-de-l-eau" class="a-read-more__link">Sécheresse: «Ce n’est pas en allant creuser des rivières qu’on va inventer de l’eau»</a></p> <h2>Le Danube à sec</h2> <p>Exemple : le Danube, avec ce reportage d’<strong><em><a href="https://elpais.com/clima-y-medio-ambiente/2026-08-10/viaje-por-el-lecho-de-un-danubio-desnudo-por-la-sequia-cada-ano-la-situacion-es-peor.html">El Pais</a> </em></strong>à Madrid, qui nous emmène à Budapest en Hongrie : le deuxième fleuve le plus long d’Europe s’étend sur 2 870 kilomètres et traverse dix pays. Et, à Budapest, le niveau du fleuve n’atteint plus qu’une trentaine de centimètres. </p> <p>« <em>Là où coulait autrefois l’eau, il ne reste que de vastes bancs de sable</em>, relève<em> El País, que beaucoup ont transformés en plages improvisées. Vendredi dernier, alors que la chaleur étouffante de 37°C commençait à décliner, des dizaines de personnes se sont retrouvées, avec bières et en-cas, prêtes pour un pique-nique improvisé. L’atmosphère était détendue et joyeuse, </em>note le journal. <em>Mais à y regarder de plus près, une certaine inquiétude se faisait jour. </em>"Je ne crois pas que nous n’ayons jamais connu une sécheresse pareille"<em>, confie Mike, un ouvrier du bâtiment de 45 ans venu passer l’après-midi avec deux amis du quartier. Une impression partagée par Diana, professeure de climatologie à l'université de Budapest : </em>"Le Danube a toujours été un fleuve très stable. Il y a eu des crues et des sécheresses, certes, mais une situation aussi extrême est sans précédent<em>, affirme-t-elle</em>.<em> </em>Normalement, lorsqu’il ne pleut pas à un endroit, il pleut ailleurs, ou la neige des Alpes compense. Mais, cet été, la sécheresse a été généralisée". »</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260731-danube-à-sec-l-europe-centrale-et-les-balkans-face-à-une-catastrophe-écologique" class="a-read-more__link">Le Danube à sec: l’Europe centrale et les Balkans face à une catastrophe écologique</a></p> <h2>De même que le Pô ou encore le Rhin</h2> <p>Même cause, mêmes effets pour le Pô qui traverse Turin. Le plus long fleuve italien est presque à sec. « <em>Le Pô est réduit à une simple flaque d’eau, </em>soupire <strong><em><a href="https://torino.repubblica.it/cronaca/2026/08/10/news/po_torino_alghe_siccita-425520817/?ref=RHLF-BG-P6-S1-T1-r35678">la Repubblica</a></em></strong><em>, recouverte d’algues vertes et de déchets.</em> (…) <em>Le courant est à l’arrêt : le Pô ne coule plus, il ressemble à une grande flaque immobile, étouffée par une eau vert bouteille</em>. »</p> <p>En <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/allemagne/" class="gtm-add-suggested-tag">Allemagne</a></strong>, « <em>spectacle désolant : le niveau du Rhin<
À la Une: la santé, parent pauvre des politiques publiques
8 ago 2026, 9:54 · 4 min
<p>C’est un témoignage qui a fait vendredi 7 août les gros titres des journaux télé en France : une dame de 85 ans, « <em>hospitalisée six jours sur un brancard aux urgences d’Orléans, et qui dénonce </em>"un enfer" », explique <em>Libération</em>. Elle s’appelle Nino-Anne Dupieux, retraitée, ex-adjointe au maire d’Orléans (dans le centre de la <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a></strong>), et a été hospitalisée le 18 juillet dernier pour une hémorragie.</p> <p>Elle a donc passé six jours sur un brancard : « <em>Voici un hôpital sans chambre pour moi, sans lit, sans possibilité d’anesthésie pour des examens douloureux, et d'ailleurs</em>, ajoute-t-elle, <em>sans possibilité d’anesthésie dans son service des urgences où atterrissent des traumatisés de toutes sortes</em>. » Nino-Anne Dupieux « <em>apprendra par la suite que des chambres étaient disponibles, mais fermées à cause d’un manque de personnel</em> », précise <em>Libération</em>. Elle remercie toutefois tout le personnel soignant : Ils ont « <em>agi comme des "anges", lors de son séjour infernal</em> », dit-elle.</p> <p>Finalement, la vieille dame «<em> a mis fin à son hospitalisation contre l’avis défavorable des médecins, après avoir signé une décharge pour retourner à son domicile</em> ». Le syndicat CGT parle de « <em>situation catastrophique dans tous les services de l'établissement</em> ». Pour sa défense, la direction de l’hôpital annonce « <em>la réouverture de 42 lits, entre septembre et novembre prochain</em> ». </p> <h2>Du wifi mais pas de télé dans les hôpitaux québécois</h2> <p>Au <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/québec/" class="gtm-add-suggested-tag">Québec</a></strong>, c’est une mesure d’économie contestée que rapporte le journal <em>Le Devoir. </em>Il s’agit de la disparition des téléviseurs dans les chambres de certains hôpitaux, où la connexion wifi remplace désormais la télé. Une décision que « <em>dénoncent les comités d’usagers</em> », explique <em>Le Devoir</em>. Selon eux, « <em>cette situation pénalise surtout les aînés et les personnes vulnérables qui ne possèdent ni téléphone intelligent ni tablette</em> ».</p> <p>Pierre Hurteau, le président de l’un de ces comités d'usagers, s’exclame ainsi : « <em>Si vous n’avez pas de télévision, qu’est-ce que vous faites ? Vous regardez les murs et vous pensez à vos bobos. Et il y a des gens qui n’ont presque jamais de visite</em>. » Certains hôpitaux font toutefois des efforts, « <em>prêtent des tablettes</em> » et d’autres signalent que « <em>des téléviseurs demeurent accessibles dans les espaces communs</em> ».</p> <p>Mais Santé Québec, le service public de la santé, ne semble pas très sensible aux arguments des usagers mécontents. « <em>Nous sommes conscients, </em>explique ce service,<em> que l’accès à des divertissements peut rendre le séjour plus confortable et agréable. Toutefois notre mission première est d’assurer des soins de santé de qualité et sécuritaires</em> ».</p> <h2>Menace sur la santé mentale </h2> <p>En Angleterre, ce sont des coupes budgétaires dans le domaine de la santé mentale qui font réagir. « <em>Des millions d’adultes et d’enfants en Angleterre risquent d’être contraints d’attendre plus longtemps pour obtenir des soins de santé mentale</em>, lit-on dans le <em>Guardian</em>. <em>Car plus des deux tiers des prestataires du NHS </em>(le service de santé publique britannique)<em> prévoient de réduire leurs services et la moitié devraient supprimer des emplois.</em> »</p> <p>Le quotidien britannique<em> </em>détaille les services qui seront directement touchés : «<em> Les soins de santé mentale pour enfants et adolescents, les thérapies par la parole, le soutien aux toxicomanes, l’aide aux adultes en situation de crise ou encore les programmes destinés aux minorités ethniques et aux groupes à faibles revenus.</em> »</p> <p>Certes, le nouveau Premier ministre <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/andy-burnham/"
À la Une: le calvaire des Afghanes sous le régime des talibans
7 ago 2026, 9:10 · 4 min
<p>Bientôt cinq ans : c'est un triste anniversaire que l'on s'apprête à marquer : celui du retour des talibans au pouvoir, le 15 août 2021. Un retour qui a signé la fin de toute liberté pour les femmes afghanes, et parfois, leur mort. Le <em>Guardian</em> publie aujourd’hui une enquête sur 231 cas de féminicides en Afghanistan où, selon le quotidien britannique, « <em>les hommes sont autorisés à tuer en toute impunité, leurs crimes étant étouffés par l’É</em><em>tat </em>».</p> <p>Le <em>Guardian </em>nous raconte notamment l’histoire de Liza Shams, 33 ans, qui a expliqué dans un enregistrement «<em> comment son mari, Hasibullah Sarwari, l’a battue lorsqu’elle était enceinte, puis l’a séquestrée pendant des jours, blessée au point de ne plus pouvoir manger ni parler </em>».</p> <p>Le 1er février dernier, Liza a réussi à appeler son père, elle a été emmenée à l’hôpital de Kaboul par ses sœurs, mais elle est décédée peu de temps après. Le scanner réalisé à l’hôpital révèle de multiples fractures des pommettes et des sinus, des blessures et de gonflements importants sur tout le visage et le corps. « <em>Malgré l’étendue des lésions,</em> poursuit le<em> Guardian, le rapport médico-légal indique que la cause probable du décès est l’ingestion de mort aux rats</em> ».</p> <p>La famille de son mari affirme que Liza « <em>s’est suicidée</em> », mais son père est « <em>convaincu qu’il s’agit d’un meurtre</em> ». « <em>En Afghanistan, </em>explique<em> le Guardian</em>, «<em> le suicide est fréquemment reconnu comme cause de décès, lorsqu’une femme meurt dans des circonstances violentes. Ce qui signifie généralement que personne ne sera tenu pour responsable de sa mort</em> ».</p> <h2>Des photos d'enfants morts</h2> <p>En Israël, le quotidien d’opposition <em>Haaretz</em> publie le témoignage d’une ancienne combattante à Gaza. Elle s’appelle Yaël et elle a 22 ans. «<em> Après avoir participé à la direction de tirs d’artillerie qui ont coûté la vie à des civils à Gaza, </em>explique<em> Haaretz, cette ancienne infirmière de combat souffre de traumatisme et de profonds remords </em>». « <em>Son rôle, </em>raconte<em> Yaël, consistait à calculer les données de tirs, à préparer les cibles et à les transmettre aux soldats</em> ».</p> <p>Puis elle a quitté l’armée. « <em>J’ai vu, </em>raconte<em> Yaël, le nombre d’enfants tués. J’étais sous le choc. J’ai commencé à chercher frénétiquement des informations en ligne. Je cherchais les quartiers, les villages que nous avons attaqués. J’ai vu que beaucoup d’innocents avaient été tués, j’ai vu des photos d’enfants morts. Dans l’armée, on nous disait qu’on ne tuait que des terroristes, mais c’est un mensonge </em>».</p> <p>Des images qui reviendront sans cesse hanter Yaël. Selon <em>Haaretz</em>, l’armée israélienne tarde à prendre en charge les anciens combattants traumatisés. « <em>La reconnaissance de son stress post-traumatique est restée bloquée durant de nombreux mois. Mais elle a finalement été acceptée, </em>selon le quotidien israélien<em>, quelques heures seulement après qu’Haaretz se soit renseigné auprès de l’armée et du ministère</em> ». </p> <h2>Adaptation au climat</h2> <p>«<em> L’espèce humaine peut-elle s’adapter à des étés caniculaires ?</em> » Question que le quotidien italien <em>Corriere Della Serra</em> a posée au géologue Mario Tozzi, qui répond sans détour : «<em> Les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites, sinon nous ne survivrons pas </em>». Interrogé sur une solution éventuelle fournie par l’intelligence artificielle, le géologue ajoute : « <em>Le problème, c’est que nous continuons de miser sur l’idée d’une technologie miraculeuse qui n’existe pas et que nous imaginons même gratuite. Or rien n’est gratuit sur terre : l’environnement, les autres êtres humains et les autres êtres vivants en paient le prix </em>».</p> <p>Alors que faut-il faire ? Le géologue recommande « <em>une véritable stratégie d’adaptation, qui doit commencer par la transformation des v
À la Une: l’Ukraine sans défense face aux missiles balistiques russes
6 ago 2026, 8:08 · 3 min
<p>Dans cette même revue de presse avant-hier, nous évoquions les frappes de drones ukrainiens en territoire russe ainsi qu’en Crimée occupée. Un pilonnage constant pour semer le doute dans l’esprit des Russes. La réplique de Moscou ne s’est pas fait attendre et s’est même intensifiée, et les Ukrainiens n’ont rien pu faire.</p> <p>C’est ce que constate notamment <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/06/guerre-en-ukraine-prive-de-bouclier-face-aux-missiles-balistiques-russes-kiev-cherche-la-parade_6739636_3210.html">Le Monde</a></em></strong> à Paris : « <em>dans la nuit de mardi à mercredi, la défense anti-aérienne ukrainienne n’est parvenue à abattre aucun des 28 missiles russes tirés sur Kiev et sa région. Pour cette attaque concentrée sur la capitale, l’armée russe a sélectionné les missiles les plus difficiles et les plus coûteux à intercepter de son arsenal. En l’occurrence 24 missiles balistiques (principalement des Iskander-M) et quatre missiles hypersoniques de croisière Tsirkon. L’armée russe a également tiré 115 drones d’attaques à long rayon d’action</em> ».</p> <p>Principales cibles : des entrepôts, des gares, des centres de tri, des centres de distribution. Bilan : 17 morts et au moins 44 blessés. « <em>De telles frappes contre les infrastructures et les entreprises civiles ukrainiennes ne sont pas nouvelles depuis le début de l’invasion du pays, en février 2022, </em>relève<em> Le Monde, mais leur intensité coïncide avec les récentes attaques ukrainiennes contre les raffineries de pétrole en Russie et les entrepôts de Wildberries, le géant russe du commerce en ligne</em> ».</p> <h2>Des stocks mondiaux au plus bas…</h2> <p>Face à ces attaques, l’Ukraine est donc démunie. « <em>L’Ukraine n’a pas et n’aura pas assez de missiles antibalistiques </em>», pointe <strong><em><a href="https://www.liberation.fr/international/europe/pourquoi-lukraine-na-pas-et-naura-pas-assez-de-missiles-antibalistiques-20260805_B3XW76BDN5EHLCKFOIWVVNWSAU/">Libération</a></em></strong>. « <em>Le seul moyen de stopper les engins russes, </em>explique le journal,<em> est d’envoyer un missile de défense aérienne, comme on arrêterait une balle de revolver en la frappant avec une autre</em> », en l’occurrence, des missiles américains Patriot ou des SAMP/T franco-italiens.</p> <p>Seulement voilà, « <em>les stocks mondiaux de missiles antibalistiques sont au plus bas, </em>constate <em>Libération. En premier lieu ceux des Patriot, siphonnés par la guerre lancée par les É</em><em>tats-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février. Selon les analystes américains, le Pentagone aurait tiré plus de 1200 missiles antibalistiques Patriot depuis le début de l’année, et en aurait moins d’un millier en stock. Or, seuls 20 seraient livrés par le constructeur chaque mois, un chiffre ridicule au regard de la cadence russe, sachant qu’il faut en général tirer deux intercepteurs pour chaque interception, et que le coût de chacun d’eux est estimé à 3 millions et demi d’euros</em> ».</p> <h2>Les atermoiements de Trump…</h2> <p>Qui plus est, comme à son habitude, Donald Trump dit tout et son contraire. Lors du sommet de l’Otan, en juillet, à Ankara, rapporte le <strong><em><a href="https://www.wsj.com/opinion/will-trump-leave-ukraine-without-patriots-e60b223f?mod=hp_opin_pos_2">Wall Street Journal</a></em></strong>, le président américain « <em>avait évoqué la possibilité d’autoriser l’Ukraine à construire ses propres missile Patriot sous licence. Mais Donald Trump a ensuite laissé entendre qu’il pourrait finalement ne pas accorder de licence à l’Ukraine</em> ». </p> <p>Pourtant, s’insurge le <em>Wall Street Journal</em>, « <em>la survie de l'Ukraine est dans l’intérêt de l’Amérique. Il y va de la stabilité et de la liberté sur le continent européen. Certes, Donald Trump est focalisé ailleurs </em>(sur l’Iran)<em>, mais la guerre menée par la Russie se poursuit et il devra assumer la responsabilité des événements survenus durant son
À la Une: Trump de plus en plus déconsidéré
5 ago 2026, 7:59 · 3 min
<p>C’était en avril de l’année dernière, rappelle le <strong><em><a href="https://www.washingtonpost.com/world/2026/08/04/trump-keeps-making-threats-washington-world-have-stopped-flinching/">Washington Post </a></em></strong>: « <em>lorsque Donald Trump a fait son entrée dans la roseraie de la Maison Blanche en brandissant des panneaux annonçant des hausses de tarifs douaniers, le monde entier a sursauté comme si l’alarme incendie s’était déclenchée. Les marchés ont perdu des milliers de milliards de dollars, des émissaires se sont précipités à Washington, tous les pays concernés se sont empressés d’aller négocier. (…) Seize mois plus tard, </em>constate le<em> Post, le même Donald Trump continue de proférer des menaces ahurissantes : instrumentaliser le commerce, annexer le Canada, s’emparer du Groenland, quitter l’Otan, anéantir l’Iran – mais cette fois l’alarme est restée muette. Les dirigeants mondiaux hésitent à réagir, car ils voient le président américain entravé par les tribunaux, désavoué par le Congrès, manipulé par Téhéran – ses ultimatums s’évaporent et sa popularité s’effondre</em> ».</p> <h2>Dépassé par les Iraniens…</h2> <p>L’exemple le plus frappant de cette déconsidération réside dans les relations avec l’Iran… C’est ce qu’analyse le <strong><em><a href="https://www.nytimes.com/2026/08/04/us/politics/trump-iran.html">New York Times </a></em></strong>: «<em> Les propos virulents tenus lundi par le président Trump, selon lesquels l’Iran fait preuve d’une "duplicité incroyable", ces propos ne sont que le dernier signe en date de sa difficulté à comprendre les dirigeants iraniens. Donald Trump se considère comme un maître dans l’art du deal, d’évaluer et d’exploiter ses adversaires. Mais les dirigeants iraniens le déconcertent et même le surpassent… "Ils ne font que me mettre en colère", a-t-il déclaré aux journalistes la semaine dernière </em>». Auparavant, rappelle le quotidien américain, « <em>Donald Trump les avait qualifiés successivement de "fous", de "raisonnables", de "salauds cinglés", de "très intelligents" et de "complètement dingues" </em>».</p> <p>Et le <em>New York Times</em> de prévenir : « <em>Le président américain pourrait bien connaître de nouvelles frustrations. Selon son administration, un nouvel accord pour la réouverture du détroit d’Ormuz serait imminent, mais l’Iran persiste à exiger des droits de passage… </em>»</p> <p>L’affaire est loin d’être close. Témoin cette petite phrase, citée par le journal, de Dennis Ross, un vétéran de la diplomatie au Moyen-Orient qui a servi des présidents des deux partis : « <em>Nous, Américains, semblons toujours pressés d’en finir. Eux, iraniens, partent du principe que le temps sert davantage leurs intérêts que les nôtres</em> ».</p> <p>Et pour l’instant, avantage à l’Iran… « <em>Trump menace déjà de reprendre les hostilités… mais avec quelles armes ?</em> », s’interroge dans les colonnes de <strong><em><a href="https://www.repubblica.it/esteri/2026/08/05/news/intervista_landis_accordo_usa_iran_trump_cede_hormuz-425512199/?ref=RHLF-BG-P6-S3-T1-s2033">la Repubblica</a></em></strong> à Rome, Joshua Landis, analyste principal au Centre d’études du Moyen-Orient de l’Université de l’Oklahoma : « <em>Nous n’avons pas assez de missiles ; nos stocks de munitions sont épuisés, </em>affirme-t-il<em>. Washington n’est plus en mesure de gagner cette guerre, et de toute façon, il n’y a même pas de plan pour y parvenir. (…) Trump doit se libérer du fardeau économique de la guerre : ses alliés du Golfe, les Européens, et même la majorité des Américains le lui demandent </em>».</p> <h2>Ceuta : l’Europe change de ton</h2> <p>À la Une également : la crise de Ceuta. « <em>Après les piques, l’apaisement européen </em>», constate <strong><em><a href="https://www.lesoir.be/763224/article/2026-08-04/crise-de-ceuta-apres-les-piques-lapaisement-europeen">Le Soir</a></em></strong> à Bruxelles. « <em>Réunis en urgence après l’entrée inédite de dizaines de milliers de personnes dans
À la Une: Israël maintient la pression sur Gaza
4 ago 2026, 7:54 · 4 min
<p>« <em>L’armée israélienne a multiplié ces derniers jours les raids aériens meurtriers visant des Palestiniens dans la bande de Gaza</em> », constate <strong><em><a href="https://www.lefigaro.fr/international/la-preuve-que-netanyahou-ne-veut-pas-la-paix-israel-continue-de-frapper-gaza-malgre-un-accord-parraine-par-trump-20260803">Le Figaro</a></em></strong> à Paris, et ce « <em>en dépit d’un accord-cadre conclu sur le désarmement du Hamas patronné par Donald Trump.</em> […] <em>En l’espace de trois jours, quinze Palestiniens, dont plusieurs enfants, ont été tués lors "d’éliminations ciblées" visant des responsables islamistes, selon un bilan du ministère de la Santé du Hamas </em>».</p> <p>Israël maintient donc la pression sur Gaza. En fait, explique <em>Le Figaro</em>, « <em>sur le front intérieur, Benyamin Netanyahu peut difficilement faire preuve de la moindre "souplesse" à moins de trois mois des élections législatives. Il n’a cessé, en effet, de faire miroiter aux Israéliens une "victoire totale" sur le Hamas, ainsi qu’une complète démilitarisation de la bande de Gaza. Or, ces promesses sont encore très loin d’être tenues, </em>pointe le journal,<em> ce qui se reflète notamment dans les sondages avec la majorité sortante actuelle, qui a tendance à perdre pied face une opposition centriste divisée, mais qui a le vent en poupe. Benyamin Netanyahu se retrouve ainsi tiré à hue et dia par Donald Trump et ses plus proches alliés politiques. Il va lui falloir faire appel à tous ses talents de tacticien, qui lui ont permis jusqu’à présent de se maintenir au pouvoir, avec quelques interruptions, pendant 18 ans</em> ».</p> <h2>Un « <em>statu quo inacceptable</em> »</h2> <p><strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/03/sortir-de-l-impasse-a-gaza-apres-l-accord-sur-le-desarment-du-hamas_6737351_3232.html">Le Monde</a></em></strong><em> </em>résume ainsi la situation : « <em>Tout progrès à Gaza reste tributaire des autorités israéliennes,<strong> </strong>et la campagne électorale pour les élections législatives du 27 octobre est plutôt propice à une détestable surenchère. Il a fallu attendre trois jours pour obtenir une réaction officielle de l’État hébreu à l’annonce du président des États-Unis sur un accord de désarmement du Hamas et, sans surprise, cette réponse est négative. Certes, l’accord annoncé par Donald Trump manque de précision, notamment sur les modalités de la collecte des armes. Il est dépourvu de calendrier et ne détaille pas comment ses deux objectifs principaux, le désarmement et le retrait de l’armée israélienne, doivent s’orchestrer. Mais, </em>déplore<em> Le Monde, la coalition que dirige Benyamin Netanyahu n’offre aucune alternative à un statu quo inacceptable</em> ».</p> <h2>De l’eau dans le gaz entre Donald et Bibi</h2> <p>« <em>De fait, ce n’est plus un secret pour personne, ni aux États-Unis ni en Israël,</em> relève<em> <strong><a href="https://www.letemps.ch/monde/moyenorient/benyamin-netanyahou-un-allie-de-plus-en-plus-encombrant-pour-donald-trump">Le Temps</a></strong> </em>à Genève<em>. La lune de miel entre les deux dirigeants s’est considérablement assombrie. Un sondage commandité par The Economist montre que près de la moitié des Américains estiment que Benyamin Netanyahu aurait dû être arrêté pour crimes de guerre lors de son </em>(récent)<em> passage aux États-Unis. Le camp MAGA, sur lequel s’appuie Donald Trump, est divisé comme jamais à propos des relations avec Israël. Les plus proches conseillers du président – et le président lui-même en fonction des personnes à qui il s’adresse – considèrent que Washington s’est laissé entraîner dans une guerre qui ne concernait pas les intérêts de l’Amérique </em>».</p> <h2>L’Ukraine vise la Crimée</h2> <p>À la Une également, la guerre en Ukraine, ou plutôt la guerre qui se déplace en territoire russe et sur la province annexée de Crimée. « <em>Zelensky prend Poutine par la Crimée</em> », titre <strong><em><a href="https://www.libera
À la Une: la crise de Ceuta, instrumentalisation et divisions
3 ago 2026, 7:56 · 3 min
<p>« <em>Des scènes de chaos, au moins 72 morts et des dizaines de disparus. Ce qui s’est passé ces derniers jours à Ceuta, enclave espagnole bordant le Maroc, est révoltant à plus d’un titre, </em>s’exclame <strong><em><a target="_blank" href="https://www.letemps.ch/opinions/editoriaux/ceuta-le-grand-detournement">Le Temps</a></em></strong><em> </em>à Genève<em>. L’afflux de dizaines de milliers de migrants, en quelques heures, a provoqué interrogations et inquiétudes. Il a surtout déclenché une surenchère politique, nourrie de récupérations, de fake news véhiculées par les réseaux sociaux et de mauvaise foi. Une fois encore, les migrants se retrouvent instrumentalisés et réduits au rang d’arme politique et de moyen de pression diplomatique.</em> »</p> <p>Une surenchère alimentée par « <em>la droite dure européenne, </em>pointe le quotidien suisse, <em>qui a aussitôt agité le spectre d’une "invasion". L’Italie de Meloni s’est empressée de réclamer l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen, imitée par d’autres responsables politiques. La France a aussi donné dans le registre de la peur, en renforçant ses contrôles aux frontières.</em> »</p> <h2>Désespoir… Indignité…</h2> <p>« <em>Les partis de droite et d’extrême droite européens n’attendaient que ça, </em>fulmine<em> <strong><a target="_blank" href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/la-crise-de-ceuta-merite-mieux-que-les-crises-dhysterie-de-la-droite-et-de-lextreme-droite-20260802_BBQJRSY34BFG7OBFLCIHWXNOSY/">Libération</a></strong> à Paris : on les a vus arriver avec leurs gros sabots, s’emparant des images d’afflux de migrants à Ceuta jeudi et vendredi, et les instrumentalisant avant que quiconque n’ait eu le temps d’analyser ce qui se passait. En France, le patron du RN, Jordan Bardella, a évoqué "une submersion sans précédent" quand la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, réclamait des "mesures extraordinaires" pour défendre les frontières de l’Europe. Si la situation n’était aussi tragique, cela prêterait à sourire, </em>soupire<em> Libération, d’autant que ces migrants sont tous repartis ou presque quand ils ont compris qu’ils avaient été manipulés. Mais personne n’a envie de sourire devant le désespoir de ces jeunes Marocains, devant la centaine de corps rejetés par la mer, et devant l’indignité de ces dirigeants européens qui ont réagi de manière populiste et électoraliste et non humaine et solidaire. Leur premier réflexe, </em>dénonce encore<em> Libération, aurait dû être de voler au secours de l’Espagne ou de s’apitoyer sur la mort de ces exilés volontaires, ados pour beaucoup, qui cherchaient à gagner ce qu’ils croyaient être le paradis.</em> »</p> <p>« <em>La crise de Ceuta a ainsi été le révélateur d’un réflexe d’instrumentalisation et de division, </em>résume <strong><em><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/01/l-exploitation-ehontee-de-la-crise-de-ceuta_6737204_3232.html">Le Monde</a></em></strong><em>, là où la gravité et la réalité de la question de l’immigration exigeraient au contraire solidarité et unité.</em> »</p> <h2>« <em>Quelque chose a été cassé </em>»</h2> <p>En tout cas, cette « <em>crise de Ceuta révèle une fracture européenne</em> », relève <strong><em><a target="_blank" href="https://www.lesoir.be/762779/article/2026-08-02/la-crise-de-ceuta-revele-une-fracture-europeenne">Le Soir</a> </em></strong>à Bruxelles. Et « <em>devrait laisser des séquelles importantes, notamment vis-à-vis de la confiance que se portent les États membres de l’Union européenne. Quelque chose a été cassé, à en croire la lettre envoyée par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Il y exprime sa "profonde inquiétude" au vu des réactions de ses homologues. Dans ce courrier diffusé samedi, le socialiste dénonce le "très faible soutien" de la part des États membres ainsi que les attaques qu’a essuyées l’Espagne et les appels pour son exclusion temporaire de l
À la Une: nombreuses questions après l'afflux de migrants à Ceuta
1 ago 2026, 9:17 · 4 min
<p>Au moins 57 morts, c’est le lourd bilan de ces derniers jours, lorsque plusieurs dizaines de milliers de migrants, entre 50 et 60 000, marocains pour la plupart, ont pénétré à Ceuta, la petite enclave espagnole au nord du Maroc et du continent africain, principalement par la mer.</p> <p>Ce matin, <strong><a href="https://elpais.com/espana/2026-08-01/el-gobierno-admite-que-no-vio-venir-la-crisis-de-ceuta-si-hubieramos-tenido-informacion-no-habrian-entrado-50000-en-24-horas.html"><em>El Païs</em></a></strong> explique que « <em>le gouvernement espagnol n’a pas vu venir la crise à Ceuta</em> ». « <em>Si nous avions eu des informations, </em>déclare un haut responsable<em>, 50 000 personnes ne seraient pas entrées en 24 heures </em>». Le gouvernement espagnol était semble-t-il concentré sur les immenses incendies qui faisaient rage notamment dans la région de Madrid.</p> <p>Ce n’est toutefois pas l’argument utilisé par Pedro Sanchez, cité par le journal <em><a href="https://www.lesoir.be/762477/article/2026-07-31/pedro-sanchez-denonce-une-violation-de-lintegrite-territoriale-de-lespagne-ceuta"><strong>Le Soir</strong></a>,</em> à Bruxelles. <em>Le Soir</em> explique que le Premier ministre espagnol «<em> accuse les "mafias" d’une interprétation malhonnête d’une récente décision de justice, interprétation propagée sur les réseaux sociaux</em> ». « <em>Selon cet arrêt de la Cour suprême espagnole, il ne serait "pas possible de reconduire à la frontière les personnes qui seraient arrivées en Espagne par la mer" </em>».</p> <p>Le quotidien suisse <a href="https://www.letemps.ch/monde/europe/a-ceuta-le-chaos-des-images-inacceptables-de-migrants-qui-affluent-et-beaucoup-d-instrumentalisation"><strong><em>Le Temps</em></strong></a> précise d'ailleurs que « <em>les migrants se sont précipités vers Ceuta, en raison de rumeurs qui se sont répandues par le bouche à oreille et sur les réseaux sociaux </em>», selon lesquelles : « "L<em>es frontières avec l’Espagne seraient ouvertes"</em> ».</p> <h2>Que s'est-il passé à la frontière de Ceuta ?</h2> <p>Différents médias présentent une autre analyse, selon laquelle le Maroc serait derrière cet afflux de migrants à Ceuta. Ainsi <em><a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/310726/les-migrants-marocains-de-ceuta-victimes-des-politiques-migratoires-europeennes?destination_url=https://www.mediapart.fr/login/callback?target=https://www.mediapart.fr/journal/international/310726/les-migrants-marocains-de-ceuta-victimes-des-politiques-migratoires-europeennes?userid=9485a65c-fa7e-47cc-8a72-7e5e89ad8650&error=invalid_credentials&username=mailto:redac.multimedia.rfi@globalnum.com"><strong>Mediapart</strong></a></em>, le journal en ligne français, assure que « <em>plusieurs observateurs et observatrices accusent le pays, en pleine célébration du 27ème anniversaire de l’intronisation de Mohamed VI, d’avoir sciemment réduit les effectifs au niveau de la frontière avec Ceuta, en réponse à la visite du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez en Algérie, le 20 juillet.</em> » L’Algérie, ennemi juré du Maroc, en raison notamment de la question du Sahara occidental.</p> <p>Plus prudent,<em> <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/01/afflux-de-migrants-a-ceuta-l-espagne-sous-le-feu-de-la-droite-reactionnaire-mondiale_6737180_3210.html"><strong>Le Monde</strong></a></em> estime «<em> qu’on ignore, pour l’instant, ce qui a poussé le Maroc, qui contrôle habituellement ses frontières étroitement, à laisser passer des dizaines de milliers de migrants</em> ». Mais en Espagne, précise le quotidien français, « <em>certains voient la main de Donald Trump dans cette affaire qui tombe à point nommé pour tous les dirigeants en inimitié avec Pedro Sanchez, l’un des derniers chefs de gouvernement de gauche en Europe, du fait de ses prises de positions (…) ou ses déclarations en faveur de la Palestine.</em> » </p> <h2>Une jeunesse désespérée</h2> <p>Qu’en dit la presse marocaine ? La presse
À la Une: un afflux de migrants sans précédent à Ceuta, petite enclave espagnole au nord du Maroc
31 jul 2026, 9:24 · 4 min
<p>La presse marocaine évoque ce matin cet afflux de migrants considérable à Ceuta, mais elle n'est pas la seule. Cet afflux est aussi à la Une de la presse internationale, tant les photos et les vidéos de ces milliers d’arrivées sont spectaculaires. Le <em>Wall Street Journal</em> décrit ainsi ces images : « <em>Une foule importante, composée principalement de jeunes hommes, nageant autour des digues et escaladant les clôtures pour rejoindre Ceuta, la plupart ne portant guère plus que le short et les tongs qu’ils avaient sur eux</em> ».</p> <p>Certains d’entre eux crient et sautent de joie, ils lèvent les bras en l’air en signe de victoire. Leur objectif désormais : gagner le continent européen. Toutefois, certains ont péri en route : au moins 18 migrants se sont noyés selon les autorités espagnoles.</p> <p>En Espagne, <strong><a href="https://elpais.com/espana/2026-07-30/otra-manana-de-centenares-de-entradas-de-inmigrantes-a-ceuta-pone-en-jaque-a-la-ciudad-autonoma.html"><em>El Pa</em></a></strong><a href="https://elpais.com/espana/2026-07-30/otra-manana-de-centenares-de-entradas-de-inmigrantes-a-ceuta-pone-en-jaque-a-la-ciudad-autonoma.html"><strong><em>í</em></strong></a><strong><a href="https://elpais.com/espana/2026-07-30/otra-manana-de-centenares-de-entradas-de-inmigrantes-a-ceuta-pone-en-jaque-a-la-ciudad-autonoma.html"><em>s</em></a></strong> parle «<em> d’effondrement à la frontière de Ceuta</em> » et précise que « l<em>a Garde civile et les services d’urgence, débordés, ne s’occupent que des blessés</em> ». <em>El Païs</em> ajoute que « <em>l’affluence est telle qu’il est impossible d’organiser l’accueil : les pieds et les genoux ensanglantés à force de heurter les rochers, les garçons, pour la plupart de jeunes hommes, poursuivent leur chemin pieds nus. Ils sont arrivés </em>».</p> <h2>« Immigration incontrôlée »</h2> <p>Les réactions politiques s’enchaînent. Le <a href="https://www.wsj.com/world/europe/thousands-of-migrants-pour-across-border-into-a-tiny-spanish-territory-0af0d1a3"><strong><em>Wall Street Journal</em></strong></a> parle de «<em> scènes chaotiques qui constituent un casse-tête politique pour le premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui s’est montré relativement indulgent envers l’immigration clandestine</em> ».</p> <p>Ce qui n’est visiblement pas du goût de Giorgia Meloni, la Première ministre d’extrême droite en Italie. C’est ce que nous explique<em> <a href="https://www.repubblica.it/esteri/2026/07/31/news/ceuta_migranti_assalto_spagna_esercito-425503346/?ref=RHLF-BG-P2-S1-F-s3992"><strong>La Repubblica</strong></a>.</em> « <em>Le gouvernement italien envisage la fermeture de l’espace Schengen avec l’Espagne</em> », assure le journal. Dans un message sur Facebook, Giorgia Meloni a notamment déclaré : «<em> Nous ne cèderons pas d’un pouce sur l’immigration : défendre nos frontières et assurer les rapatriements, telle est la ligne de ce gouvernement</em> ». La Première ministre italienne parle aussi « <em>d’images choquantes</em> » et ajoute que « <em>l’immigration incontrôlée représente une menace pour la sécurité européenne</em> ».</p> <p>À Paris, <a href="https://www.liberation.fr/international/europe/au-moins-neuf-morts-dans-lentree-de-migrants-a-ceuta-un-morceau-deurope-enclave-au-maroc-20260730_6EYSCVGVGZBINDZGBF4IMQAMDA/?poppConnect=true&redirected=3657"><strong><em>Libération</em></strong></a> précise que l’Espagne et le Maroc «<em> vont mettre en œuvre "des mesures pour le transfert, dès que possible, de toutes les personnes entrées illégalement à Ceuta"</em> ». Le quotidien français remarque toutefois que «<em> cette procédure d’expulsions à chaud, (appelée push back en anglais) contrevient au droit humanitaire, qui précise que tout étranger arrivé dans un pays de l’Union européenne, doit pouvoir déposer un dossier d’asile. Dans le cas des mineurs, </em>ajoute<em> Libération, le pays d’accueil a, envers eux, une obligation de protection et d’éducation</em> ». </p> <h2>Mineur
À la Une: l’Ukraine est-elle en train de prendre le dessus face à la Russie?
30 jul 2026, 7:49 · 4 min
<p> </p> <p>Pour <strong><em><a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/international/poutine-subit-probablement-la-plus-forte-pression-depuis-le-debut-de-la-guerre-apres-ses-reculs-du-printemps-l-armee-russe-pietine-sur-le-front-20260729">Le Figaro</a></em></strong> à Paris, la réponse est… oui. «<em> Pour la première fois depuis l’été 2024</em>, affirme le journal,<em> la dynamique est en faveur de Kiev, qui a repris quelque 400 kilomètres carrés au printemps et étrangle la Crimée, pendant que Moscou s’épuise dans le Donbass pour des gains minimes. </em>»<em> Le Figaro </em>qui s’appuie sur des données fournies par le CSIS, le Centre d’études stratégiques et internationales et l’ISW, l’Institut pour l’étude des guerres<em>.</em></p> <p>Commentaire du<em> <strong><a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/l-editorial-de-patrick-saint-paul-en-ukraine-le-vent-de-la-guerre-a-tourne-20260729">Figaro</a></strong> : </em>«<em> En Ukraine, le vent de la guerre a tourné. (…) La situation a radicalement changé sur le terrain depuis le mois de janvier. L’Ukraine a porté la guerre sur le territoire russe, frappant les raffineries et les entrepôts, à Moscou, à Saint-Pétersbourg et jusque dans l’Oural. Sur le front, </em>poursuit le journal,<em> les forces du Kremlin grignotent bien quelques kilomètres et mènent des infiltrations dans le Donbass, mais au prix de pertes colossales (le ratio est d’un pour huit en faveur des Ukrainiens). Poutine perd plus de soldats en Ukraine qu’il ne parvient à en recruter. Et, pour la première fois depuis le début de la guerre, l’offensive de printemps du </em><em>"tsar"</em><em> se solde par un gain net de territoire pour l’Ukraine. </em>»</p> <p>Toutefois, tempère<em> Le Figaro, </em>«<em> la guerre n’est pas gagnée pour autant pour Kiev. Loin de là, même si certains commencent à entrevoir la possibilité d’une victoire. Mais le vent a bel et bien tourné. Et il souffle en pleine face contre Poutine, qui poursuit sa fuite en avant, envers et contre tout (…). Alors que l’Ukraine est devenue le rempart d’une Europe qui se réarme, il est de plus en plus évident que son aveuglement mènera le maître du Kremlin dans le mur. </em>»</p> <h2>Prudence…</h2> <p><strong><em><a target="_blank" href="https://www.lesoir.be/762119/article/2026-07-29/poutine-na-plus-linitiative-en-ukraine-la-version-de-zelensky-nuancee-par-des">Le Soir</a></em></strong> à Bruxelles est beaucoup moins optimiste… Le Soir qui cite Viktor Kevliouk<em>, </em>expert au Centre pour les stratégies de défense, un laboratoire d’idées basé à Kiev : «<em> C’est toujours la Russie qui détermine où, quand et dans quel format les affrontements vont se dérouler, </em>affirme-t-il,<em> et l’Ukraine ne fait que réagir. Les dernières opérations ukrainiennes d’ampleur sur le front s’apparentaient à des contre-attaques pour endiguer des progressions, et non à des offensives à proprement parler. Le niveau des pertes russes (tués, blessés et prisonniers cumulés) ne doit pas être considéré comme le signe d’un tournant dans la guerre, </em>ajoute Viktor Kevliouk<em>. Ces pertes ne dépassent que légèrement le recrutement mensuel. </em>»</p> <p>Autre analyste cité par<em> Le Soir : </em>le chercheur ukrainien Mykola Bielieskov. D’après lui, si « <em>l’Ukraine multiplie les frappes sur le territoire russe pour affaiblir l’économie, en visant d’abord le secteur pétrolier et commercial, ces opérations ne produisent pas encore d’effet sur le front. </em>»</p> <h2>La propagandiste russe Xenia Fedorova indésirable en France</h2> <p>À la Une également, l’arrêté d’expulsion contre la propagandiste russe Xenia Fedorova… Décision des autorités françaises.</p> <p>« <em>Comment et pourquoi un tel dénouement, après des mois d’atermoiements ?</em> », s’interroge <strong><em><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2026/07/29/comment-la-france-en-est-venue-a-prendre-un-arrete-d-expulsion-contre-la-propagandiste-russe-xenia-fed
À la Une: deux Z dans les journaux, Zelensky et Zidane
29 jul 2026, 7:50 · 4 min
<p>On commence par le premier… Quelle est loin l’humiliation subie par le président ukrainien dans le bureau ovale en février de l’année dernière… Mardi 28 juillet, à Washington, relève <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/29/a-washington-volodymyr-zelensky-soigne-sa-nouvelle-relation-avec-donald-trump-et-decroche-une-victoire-au-senat-americain_6735906_3210.html">Le Monde</a></em></strong> à Paris, « <em>Volodymyr Zelensky a soigné sa nouvelle relation avec Donald Trump et a décroché une victoire au Sénat américain </em>»<em>, </em>avec le vote pour l’extension des sanctions contre la Russie.</p> <p>En effet, pointe le journal,<strong> </strong>«<strong> </strong><em>le ton a radicalement changé. Donald Trump lui-même s’en étonne. "On a vraiment une bonne relation. Difficile à croire, non ?", commentait-il, début juillet, depuis le sommet de l’Otan, à Ankara, où les deux hommes ont été vus riant ensemble </em>».</p> <p>Et<em> Le Monde </em>de s’interroger : «<em> Est-ce le penchant naturel de l’Américain à mépriser les "losers" (les perdants) et à admirer les "winners" (les gagnants) qui l’a obligé à regarder Kiev différemment ? Est-ce l’admiration pour les prouesses technologiques de l’armée ukrainienne, devenue une référence dans la fabrication de drones tueurs ? Ou est-ce l’agacement de constater que Vladimir Poutine n’a aucune volonté réelle de négocier la paix qu’espère tant le président des É</em><em>tats-Unis ? </em>».</p> <p>En tout cas, poursuit le journal, « ce<em>s derniers mois, alors que l’Ukraine reprenait l’ascendant psychologique, résistant sur le champ de bataille, torpillant les infrastructures pétrolières russes et encerclant la Crimée, Donald Trump a cessé de voir en Volodymyr Zelensky un "dictateur" ayant réussi à embobiner son prédécesseur, Joe Biden, pour obtenir du matériel militaire. Le milliardaire loue désormais "le boulot incroyable" que le président ukrainien accomplit et promet de l’aider </em>».</p> <h2>En position de force</h2> <p>Le <strong><em><a href="https://www.washingtonpost.com/politics/2026/07/28/zelensky-pitches-anti-drone-technology-trump-seeks-patriots/">Washington Post</a></em></strong> renchérit : « <em>Cette fois-ci, Zelensky est arrivé à Washington en position de force. Le Sénat s’est mobilisé pour faire adopter de nouvelles sanctions contre la Russie. Laura Loomer, blogueuse pro-Trump influente qui, la semaine dernière, avait renié des années de critiques lors d’un long séjour à Kiev, a publiquement apporté son soutien à l’Ukraine. (…) "Je me sens vraiment mal d’avoir minimisé les souffrances des Ukrainiens ces cinq dernières années", a-t-elle affirmé avant de poursuivre : "nous avons été tellement manipulés par la propagande russe sans même nous en rendre compte" </em>».</p> <p>Enfin, croit savoir le<em> Washington Post, </em>« <em>les envoyés spéciaux de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, pourraient bientôt effectuer leur premier voyage à Kiev </em>».</p> <h2>La consécration pour Zinédine Zidane</h2> <p>Un certain Zinedine Zidane également à la Une… « <em>Une passion française</em> », s’extasie <strong><em><a href="https://kiosque.lequipe.fr/data/1817/reader/reader.html#!1817">L’Equipe</a></em></strong> en première page avec cette photo du nouveau sélectionneur de l’équipe de France de football, tout sourire. Lui qui habituellement a l’air « <em>renfrogné</em> », estime pour sa part le <strong><em><a href="https://www.wsj.com/sports/soccer/zinedine-zidane-france-national-team-675afaa1?mod=hp_listc_pos2">Wall Street Journal</a></em></strong>. Non, hier, pour Zidane, c’était la consécration : « <em>Zinédine Zidane à la tête des Bleus, une évidence enfin concrétisée</em> », relève <strong><em><a href="https://www.letemps.ch/sport/football/zinedine-zidane-a-la-tete-des-bleus-une-evidence-longue-a-se-concretiser">Le Temps</a></em></strong> à Genève : « <em>Ils étaient faits l’un pour l’autre mais ont mis vingt ans à se retrouver. Hier, l’anc
À la Une: la guerre du feu n’est pas terminée
28 jul 2026, 8:28 · 3 min
<p>Après des jours et des jours de combat contre les mégafeux qui frappent la France et l’Espagne, la bataille est loin d’être gagnée, même si on observe quelques répits ici ou là.</p> <p>C’est désormais, « <em>la course contre la montre</em> », dans les deux pays, relève le <a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/world/2026/jul/27/france-and-spain-race-to-contain-huge-wildfires-before-fresh-heatwave-begins"><strong><em>Guardian</em></strong></a> à Londres : « <em>en France et en Espagne, les pompiers s’efforcent de maîtriser les immenses feux de forêt avant une nouvelle vague de chaleur qui devrait débuter ce mardi, qui compliquera encore davantage les efforts déployés pour dompter les flammes. (…) Pour leur part, </em>pointe encore le quotidien britannique,<em> des responsables de l’Union européenne ont affirmé que les feux de forêt pourraient se poursuivre jusqu’à début novembre, au cours de ce qui menace d’être une année record en termes de superficie détruite </em>».</p> <p>« <em>C’est la course contre la montre</em> », s’exclame également <a target="_blank" href="https://elpais.com/espana/2026-07-27/los-incendios-de-madrid-avila-y-toledo-afectan-ya-a-77000-hectareas-y-obligan-a-evacuar-o-confinar-a-90000-personas.html"><strong><em>El Pais</em></strong></a> à Madrid. « <em>Les prochaines 24 heures sont critiques avant la vague de chaleur qui devrait durer jusqu’à dimanche.</em> <em>(…) Le Premier ministre, Pedro Sánchez, a averti : "des heures difficiles nous attendent". (…) D’ores et déjà, les incendies à Madrid, Ávila et Tolède ont contraint plus de 90 000 personnes à quitter leur maison ou à se confiner </em>».</p> <h2>Quand la politique s’en mêle…</h2> <p>En France, le débat sur les incendies prend une tournure politique…</p> <p>Avec <a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/l-editorial-de-jacques-olivier-martin-personne-n-eteint-un-incendie-depuis-la-capitale-20260727"><strong><em>Le Figaro</em></strong></a> qui dénonce les injonctions de l’État et qui en appelle à la responsabilité individuelle : « <em>trop souvent, </em>affirme le quotidien de droite,<em> les pouvoirs publics et les législateurs découragent ceux qu’ils devraient soutenir à coups d’interdits, de règles et de normes, jusqu’à produire des injonctions contradictoires : ici, il faudrait débroussailler pour prévenir les incendies</em><em> ; l</em><em>à, une autre r</em><em>ègle vient interdire ce m</em><em>ême d</em><em>ébroussaillage au nom de la biodiversit</em><em>é… </em><em>À force de vouloir tout contr</em><em>ôler, de ne jurer que par l</em><em>’assistanat, on finit par d</em><em>écourager ceux qui veulent agir.</em><em> N</em><em>’est-il pas temps d</em><em>’inverser cette logique</em><em> ? </em>»<em>, </em>s’exclame <em>Le Figaro. </em>« <em>De faire confiance avant de contraindre, d’encourager avant d’assister, de responsabiliser plutôt que de tenir chacun par la main ? </em>» </p> <h2>Effort national et européen ?</h2> <p>Autre point de vue pour <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/27/incendies-une-indispensable-reponse-nationale-et-europeenne_6733977_3232.html"><strong><em>Le Monde</em></strong></a> qui estime qu’une « <em>réponse nationale et européenne</em> » est « <em>indispensable.</em> (…) <em>Les événements climatiques extrêmes qui se répètent à un rythme de plus en plus soutenu obligent à une adaptation accélérée des politiques publiques, </em>affirme<em> Le Monde. Ces dernières doivent porter leurs efforts sur la planification écologique. (…) Créer, par exemple, une structure capable de gérer l’ensemble d’une crise, y compris ses conséquences sanitaires, et inciter l’industrie aérienne européenne à produire ses propres avions bombardiers d’eau. Car tous les scientifiques l’affirment : les catastrophes qui scandent l’été 2026 sont amenées à se répéter et à s’intensifier </em>».</p> <h2>Repenser…</h2> <p>Pour <a target="_blank" href="https://www.liberation.fr/environnemen
À la Une: comment lutter contre les méga-feux?
27 jul 2026, 8:35 · 3 min
<p>Forêts en flammes, ruines noircies, pompiers en action, habitants hagards… Les photos se suivent et se ressemblent ce matin dans la presse européenne.</p> <p>C’est « <em>le plus grand incendie de notre histoire</em> », s’exclame <strong><em><a href="https://elpais.com/espana/2026-07-26/los-incendios-de-madrid-y-avila-obligan-a-evacuar-o-confinar-a-mas-de-100000-personas.html">El Pais</a></em></strong> à Madrid, et « <em>il continue de faire rage.</em> » Le feu qui embrase la province d’Avila aux portes de la capitale espagnole a déjà ravagé 50 000 hectares.</p> <p>En France, relève <strong><em><a href="https://www.leparisien.fr/meteo/direct-incendies-situation-globalement-stable-au-cours-de-la-nuit-en-gironde-une-cellule-de-crise-interministerielle-a-10h-27-07-2026-NOTF25HB5ZBI3I2AGWBTAR7C6Y.php">Le Parisien</a></em></strong>, « <em>plusieurs incendies massifs sont toujours en cours dans le sud : dans les Landes, le Var et surtout en Gironde où le feu continue de se diriger vers Bordeaux. Plus de 250 000 personnes ont, pour l’heure, été évacuées dans l’Hexagone</em> ».</p> <h2>Impuissants ?</h2> <p>Alors, « <em>le feu fascine et terrorise, </em>pointe <strong><em><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/l-editorial-d-etienne-de-montety-avec-les-incendies-une-saison-en-enfer-20260726">Le Figaro</a></em></strong><em>. Devant le spectacle des flammes immenses qui forment une danse macabre entre les arbres, chacun se sent tout petit et hypnotisé à la fois. L’homme a conquis l’espace, vaincu bien des maladies, il a créé une intelligence plus efficace que la sienne. Mais devant cet élément, le feu, comme devant l’eau (les inondations), ou la terre (les séismes), il est soudain ramené à sa simple mesure : que pèse-t-il devant la nature déchaînée ? Il n’est pas de taille, au moins à court terme. Alors sommes-nous impuissants ? </em>»,<em> </em>s’interroge<em> Le Figaro. </em>«<em> Les incendies de l’été ont de quoi faire réfléchir : 90</em><em> % des d</em><em>éparts de feu sont d</em><em>’origine humaine</em><em> : imprudence, incons</em><em>équence et, h</em><em>élas, aussi parfois acte volontaire d</em><em>’un pyromane. Les cons</em><em>équences </em><em>écologiques, </em><em>économiques, humaines sont dramatiques. Tous les coupe-feu et tous les acc</em><em>ès </em><em>à l</em><em>’eau resteront d</em><em>érisoires si chacun ne prend pas conscience d</em><em>’une chose</em><em> : la beaut</em><em>é et la richesse des r</em><em>égions fran</em><em>çaises sont entre nos mains. Pas seulement celles des pouvoirs publics</em><em> : les n</em><em>ôtres </em>».</p> <h2>Pessimisme ?</h2> <p>« <em>Que se passera-t-il après ? </em>», s’interroge justement<em> <strong><a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/incendies-en-gironde-et-dans-les-landes-un-evenement-dont-il-faudra-prendre-la-mesure-20260726_J43BQDUNMRFCHCWQV3ZPJBRU6U/">Libération</a></strong>. Saurons-nous prendre la mesure de cet événement estival 2026 ? Ou est-ce que le chœur qui entonnera comme d’habitude un "plus jamais ça" sera vite étouffé par les chants des sirènes qui préféreront repartir comme en 40. (…) L’humeur politique n’incite pas à être optimiste sur la capacité de nos dirigeants à penser les évolutions rendues nécessaires par un tel événement, </em>soupire le journal<em>. L’humeur est plutôt à la conservation, voire à la réaction et au repli. Pas top pour penser un avenir différent</em> ».<em> Et une </em>« <em>deuxième question enfonce ce clou un brin pessimiste</em>, poursuit<em> Libération : elle concerne justement ce savoir-faire français quand il s’agit de gérer l’urgence. Cette même machine administrative, ce même appareil d’État, si efficaces depuis quatre jours dans la gestion de l’urgence, seront-ils aussi précieux quand il faudra penser le changement ?</em> »</p> <h2>Refondation ?</h2> <p>Un changement qui est absolument nécessaire, vital, même, estiment dans les colonnes du <strong><em><a href="https://www.lemonde.fr/idees/artic
À la Une: la France et l’Espagne frappées par des feux gigantesques
25 jul 2026, 8:54 · 4 min
<p>Quasiment toute la presse européenne se fait l’écho de ces incendies hors de contrôle. «<em> Plus de 200 000 personnes fuient ou se confinent face aux incendies qui ravagent la <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/france/" class="gtm-add-suggested-tag">France</a> </strong>et l’Espagne </em>», titre le<em> Guardian</em>. Le quotidien britannique souligne que «<em> les deux pays ont sollicité l’aide de l’Union européenne </em>»<em>. </em><em>Le Soir</em>, à Bruxelles, explique « <em>que le sud de l’Europe se bat contre des méga-feux et que les autorités locales et les pompiers semblent débordés par l’ampleur de ces incendies liés à la sécheresse et aux fortes chaleurs</em> ».</p> <p>En<strong> <a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/espagne/" class="gtm-add-suggested-tag">Espagne</a></strong>, <em>El País </em>a suivi un couple de personnes âgées, Mohamed Chara et Asia Bakuri. Ils ont attendu «<em> la dernière minute</em> » pour quitter leur maison, à Chapineria, car ils ne trouvaient pas leur chat pour l’emmener avec eux. Ils ont pourtant reçu un message d’alerte sur leur téléphone : «<em> En raison des incendies de forêts qui ravagent la Communauté de Madrid, tous les habitants de Chapineria doivent évacuer la commune</em> ». Mohamed Chara et Asia Bakuri sont finalement les derniers à quitter leur village, non sans avoir rempli une gamelle d’eau et laissé de la nourriture pour le chat.</p> <p>En France, <em>Libération</em> a rencontré Nathalie, une jeune femme évacuée du Cap Ferret par bateau, qui «<em> serre fort son bébé contre elle </em>». «<em> Émue</em>, raconte le journal<em>, elle promet que si ses enfants vont bien, le pire sera évité </em>». Mais elle ajoute : « <em>Je pense aussi à la nature et à tous ces animaux qui vont périr dans les flammes </em>».</p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20260723-france-du-var-à-la-gironde-les-pompiers-se-battent-contre-deux-incendies-d-ampleur" class="a-read-more__link">Incendies en France: Emmanuel Macron demande l'activation du mécanisme de protection civile de l'UE</a></p> <h2>«<em> Situation cataclysmique</em> »</h2> <p>L’inquiétude est montée d’un cran ces dernières heures en France. « <em>Les flammes s’approchent de Bordeaux </em>[grande ville du sud-ouest du pays]<em>, de nouvelles évacuations sont ordonnées dans des communes proches </em>», titre <em>le Monde</em>. « <em>Il aura suffi que le vent tourne pour faire basculer la crise</em>, explique le quotidien français.<em> L’incendie a commencé à progresser vers Bordeaux. Une vingtaine de kilomètres et plusieurs communes le séparent encore de la métropole et ses plus de 850 000 habitants</em> », un pompier parle de «<em> situation cataclysmique </em>». </p> <p>Emmanuel Macron a annoncé le renfort de deux Canadairs croates et de deux Air Tractor portugais. Qu’en est-il des moyens français ? <em>Le Monde </em>révèle que « <em>selon un document de la sécurité civile qu’il a pu consulter, faisant la synthèse de la lutte contre les incendies sur le territoire, au matin de vendredi, seuls cinq des douze Canadairs de la flotte française étaient opérationnels pour la journée</em> ».</p> <p>Quant aux prévisions des spécialistes, elles ne rendent pas optimiste. <em>Libération</em> a interrogé Julien Ruffault, chercheur à l’INRAE, institut de recherche sur l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Il nous explique que «<em> 2026 nous fait rentrer dans un nouveau référentiel face aux incendies. Il est tout à fait possible, </em>dit-il,<em> que les conditions exceptionnelles de 2022 et 2026 ne soient rien par rapport à ce qui nous attend en 2050</em> ». </p> <p class="a-read-more"><span class="a-read-more__label">À lire aussi</span><a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20260724-espagne-les-incendies-de-avila-et-madrid-menace-de-fusionner" class="a-read-more__link">En Espagne, les incendies de Madrid et d’Avila toujours hors de contrôle</a></p>
À la Une: la guerre continue à Gaza, malgré le cessez-le-feu
24 jul 2026, 10:12 · 4 min
<p>La guerre continue à Gaza, mais elle ne fait plus les gros titres de la presse internationale. Alors des Palestiniens se mobilisent : «<em> Ils lancent une campagne en ligne pour rappeler au monde que le cessez-le-feu à Gaza est une illusion</em> », titre <a href="https://www.haaretz.com/gaza/2026-07-23/ty-article-magazine/.premium/palestinians-use-digital-campaign-to-remind-world-gaza-cease-fire-is-illusion/0000019f-7ad8-d723-af9f-fbfa82520000"><strong><em>Haaretz</em></strong></a>. Le journal d’opposition israélien rappelle ainsi que « <em>depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre dernier, environ 1</em> <em>127 personnes ont été tuées</em> ».</p> <p>Des journalistes et des militants palestiniens ont donc lancé une campagne intitulée « <em>Ils vous ont menti </em>», « <em>apparue pour la première fois sur les réseaux sociaux en anglais et en arabe, le 16 juillet</em> ». Depuis, précise <em>Haaretz</em>, «<em> des milliers de publications ont inondé les réseaux sociaux, notamment des vidéos et des témoignages de journalistes, de travailleurs humanitaires, de créateurs de contenu et d’habitants de Gaza </em>».</p> <p>Parmi ces témoignages, celui de Renad Attalah, une fillette de 12 ans, qui lance un appel sur Instagram : «<em> La Coupe du Monde est terminée. Il y a de la place pour parler des choses importantes</em> ». Autre témoignage, celui de Sujood, une mère de quatre enfants, âgée de 32 ans qui, le 14 juillet dernier, se trouvait « <em>dans la tente familiale </em>(près de Rafah<em>) lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu sur les tentes voisines</em> ».</p> <p>« <em>Nous avons entendu des coups de feu, </em>raconte-t-elle.<em> J’ai serré mes enfants contre moi et les gens ont commencé à crier et à chercher un endroit où se cacher </em>». Ce jour-là, <em>précise Haaretz</em>, « <em>quatre Palestiniens ont été tués, dont Mu’taz Abou Sha’ar, un garçon âgé de dix ans, abattu dans la tente de déplacés de sa famille. Son père et son frère avaient déjà été tués, la mère est endeuillée par la perte d’un autre membre de sa famille</em> ». </p> <h2>Donald Trump perd patience</h2> <p>C’est à la Une du <a href="https://www.wsj.com/politics/policy/trump-is-losing-patience-over-an-iran-war-with-no-clear-end-in-sight-c411d3cd?mod=hp_lead_pos2"><strong><em>Wall Street Journal</em></strong></a> : « <em>Trump perd patience face à la guerre contre l’Iran, une guerre sans perspective de fin </em>». « <em>Le président, </em>explique le quotidien américain<em>, est devenu sceptique à l’égard de la diplomatie. Il est en mode "vengeance" contre Téhéran </em>». C’est en tout cas ce qu’affirme un haut responsable de l’administration américaine. </p> <p>« <em>Donald Trump était tellement "enthousiaste", le mois dernier, à l’idée de signer un accord avec Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, qu’il a balayé d’un revers de main les arguments de ses alliés républicains qui affirmaient que les Iraniens ne respecteraient jamais cet accord</em> », dit encore un haut responsable de l’administration.</p> <p>Résultat, remarque le <em>Wall Street Journal,</em> « <em>le président est de plus en plus frustré, alors que la guerre entre dans son cinquième mois, et qu’il pensait la terminer en quelques semaines</em> ». Et son entourage « <em>craint que la guerre en Iran – qui a entraîné une hausse des prix, une baisse de sa popularité et la mort de plus d’une douzaine de soldats américains, n’accapare sa présidence, et ne compromette les perspectives déjà sombres des Républicains lors des prochaines élections de mi-mandat </em>». </p> <h2>Le cauchemar recommence</h2> <p>En France, la presse est sous le choc, alors que des incendies gigantesques se multiplient dans le sud-ouest du pays. À la Une de <em>Libération </em>: une photo pleine page d’arbres qui semblent bien fragiles, dévorés par les flammes. « <em>Ça fait peur</em> », titre le quotidien français. Il rappelle qu’il y a quatre ans, le Bassin d’Arcachon avait déjà été d
